Il y a plusieurs raisons qui justifient une contribution généreuse du gouvernement fédéral au 400 anniversaire de Québec. La principale, selon moi, est le fait que l’anniversaire de Québec est un anniversaire qui concerne tous les Canadiens. La fondation de Québec, c’est aussi la naissance de l’État qui est devenu le Canada.
Nous ne devons jamais oublier que le Canada a été fondé à Québec, par des francophones. Voilà pourquoi je dis que le Québec est le cœur du Canada, et que la langue française est un élément indéniable de l’identité de tous les Canadiens, mé‚me si certains d’entre nous ne le parlons pas aussi bien que nous le devrions. (…)
Québec, c’est aussi le berceau politique du Canada. Et c’est normal que ce soit ici que commence le grand changement qui est nécessaire pour rétablir l’intégrité au gouvernement et le respect du véritable esprit de la fédération canadienne. Les citoyens de Québec ont souvent donné le signal du changement, du renouveau. Le 23 janvier, Québec pourra é‚tre à l’avantgarde d’un vrai changement.
Changeons pour vrai » est le nom de notre plate-forme et c’est ce « que nous allons faire. Un gouvernement conservateur va mettre fin aux scandales libéraux, des scandales qui ont sali la réputation du fédéralisme au Québec et permis à des profiteurs de s’enrichir aux dépens des contribuables.
C’est, nous le savons tous, le véritable contexte de ces élections. Je n’ai pas à le rappeler aux Québécois, mais tous les Canadiens doivent comprendre que quand Paul Martin parle d’une campagne référendaire, d’une lutte contre les Américains, de mon attaque contre la question du mariage, ou de son amour soudain pour le drapeau canadien, il ne cherche qu’à faire oublier les scandales. (…)
C’est pour cela que ma première priorité comme premier ministre sera d’adopter une loi sur l’imputabilité fédérale. C’est la seule façon de faire le vrai ménage. Je vais faire toutes les réformes nécessaires pour établir la mé‚me confiance politique à Ottawa qui existe depuis longtemps à Québec.
Nous allons revoir et resserrer toutes les procédures d’octroi de contrats et d’utilisation des fonds publics. Nous allons donner une plus grande indépendance au commissaire à l’éthique et au directeur des lobbyistes, et plus de pouvoirs à la vérificatrice générale et au commissaire à l’information. Nous allons mettre fin à la culture du « tout m’est duÌ‚ ». Nous allons empé‚cher les anciens ministres, leur personnel, et les hauts fonctionnaires de devenir lobbyistes pendant cinq ans. Nous allons établir un bureau indépendant et objectif des prévisions budgétaires. Nous allons nous assurer que toutes les institutions gouvernementales dotées de budgets importants— y compris les fondations— soient soumises à une vérification complète de la vérificatrice générale. Et nous allons réformer le mode de financement des partis politiques fédéraux selon le modèle instauré par René Lévesque au Québec.
Faire le ménage à Ottawa n’est que le premier élément de nos réformes visant à rétablir le fédéralisme dans cette province. Nous savons tous que les libéraux fédéraux seront sévèrement punis par les Québécois le 23 janvier. Ils seront punis pour un scandale qui a révélé la culture du « tout m’est duÌ‚ » et de corruption qui mine leur parti, et leur attitude arrogante et condescendante envers les contribuables canadiens, en particulier les Québécois. Bien que nous sachions que cela bénéficie au Bloc, les conservateurs ne pensent pas que l’unité nationale et le fédéralisme devraient é‚tre punis en raison des agissements d’un seul parti. Un gouvernement conservateur offrira une toute nouvelle approche, complètement différente de celle des libéraux fédéraux et du Bloc québécois.
Au lieu de la vieille attitude paternaliste et arrogante pratiquée par les libéraux fédéraux et de l’obstruction aveugle et stérile du Bloc québécois, un gouvernement conservateur pratiquera un nouveau fédéralisme d’ouverture. Nous reconnaiÌ‚trons l’autonomie des provinces et les responsabilités culturelles et institutionnelles spéciales du gouvernement du Québec. Nous respecterons les compétences fédérales et provinciales telles que définies dans la Constitution canadienne. Et nous élaborerons des mécanismes qui donneront aux provinces un plus grand roÌ‚le dans leurs propres champs de compétence sur des questions internationales. Je sais, par exemple, que le gouvernement Charest aimerait un plus grand roÌ‚le pour le Québec en ce qui concerne ces compétences à l’UNESCO. Selon le modèle du Sommet de la francophonie, un nouveau gouvernement conservateur va inviter le Québec à participer à l’UNESCO !
Nous travaillerons à éliminer le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces. Les libéraux ne le veulent pas, les bloquistes ne le peuvent pas, seuls les conservateurs vont le régler. Nous allons encadrer le pouvoir fédéral de dépenser, dont ont tellement abusé les libéraux fédéraux. Ce pouvoir de dépenser exorbitant a donné naissance à un fédéralisme dominateur, un fédéralisme paternaliste, qui est une menace sérieuse pour l’avenir de notre fédération.
Le déséquilibre fiscal n’est pas seulement un problème budgétaire, une question de gros sous. C’est le fonctionnement et l’esprit mé‚me de la fédération canadienne qui est en cause. Nous allons collaborer avec le Conseil de la fédération pour améliorer le fonctionnement de notre régime fédéral et adopter une Charte du fédéralisme d’ouverture pour concrétiser notre engagement envers une fédération plus efficace et mieux équilibrée. Et nous maintiendrons une attitude d’ouverture envers des discussions générales visant à renforcer la fédération canadienne et intégrer le Québec dans la famille constitutionnelle quand les circonstances y seront favorables. (…)
Un gouvernement conservateur respectera également un ensemble de priorités économiques et sociales. Nous voulons faire en sorte que les gros surplus à Ottawa profitent aux travailleurs et à leurs familles, pas aux amis du gouvernement.
Un gouvernement conservateur tournera la page et remettra plus d’argent dans les poches de ceux et celles qui l’ont gagné. Nous réduirons sensiblement le fardeau fiscal de tous les Québécois et Québécoises. Nous allons réduire la TPS de 7 à 6, puis à 5 p. 100.
Un nouveau gouvernement conservateur va aider les étudiants postsecondaires avec les couÌ‚ts en matière d’éducation. Nous aiderons les étudiants universitaires avec l’achat de leurs livres ainsi que les apprentis et les gens de métier avec le couÌ‚t de leurs outils.
Nous adopterons, avec les provinces, une stratégie de développement régional et agricole fondée sur l’innovation, le développement de nouveaux marchés et la gestion des approvisionnements. En consultation avec les provinces, nous allons fournir aux municipalités, grandes et petites, des sources de revenus prévisibles et adéquates pour les aider à financer le renouvellement des infrastructures, la construction de logements abordables, la protection de l’environnement et nous allons aider directement chacun et chacune qui utilisent le transport en commun.
Nous allons assurer un accès plus rapide à des soins de santé de qualité, par un financement à long terme, stable et prévisible, et collaborer avec le gouvernement du Québec pour garantir que les patients reçoivent les soins essentiels dans des délais d’attente cliniquement acceptables.
Nous allons aussi accorder le financement et les moyens juridiques nécessaires à la lutte contre le crime organisé et les gangs de rue, et à la protection de nos communautés et de nos familles. Nous encouragerons financièrement les parents de jeunes participant à des activités sportives. Nous allons fournir une aide financière directe aux parents pour la garde de leurs enfants et protéger les acquis durement gagnés des aiÌ‚nés québécois.
Je crois au Canada mais, plus important encore, je crois aux Canadiens et aux Canadiennes. Je sais que vous savez gérer votre propre argent. Je sais que vous savez prendre les meilleures décisions pour votre famille.
Et je veux offrir un régime politique plus démocratique, où tout le monde— et non pas seulement les privilégiés— prend des décisions.
Au cours de cette élection, le Parti conservateur est le seul qui a proposé des mesures concrètes, réalistes, pour rétablir l’intégrité et l’imputabilité politique à Ottawa, pour réformer le fédéralisme et pour aider les contribuables. Nous sommes le seul parti qui propose une voie qui respecte notre passé et qui va nous permettre de réussir l’avenir.
Mais, j’ai besoin de vous tous. J’ai besoin d’avoir à coÌ‚té de moi, au sein de mon cabinet, des hommes et des femmes pleins d’énergie, d’intégrité et de détermination ; des gens qui s’inspirent de Champlain ; qui veulent défendre les intéré‚ts de cette belle région et participer afin de baÌ‚tir un Québec plus fort au sein d’un Canada meilleur. Ensemble, nous pouvons faire un vrai changement pour Québec, pour le Québec et pour le Canada !
