À la veille du scrutin de 2008, Stephen Harper est allé à Québec en vue de rallier sa base électorale qui se tournait vers le Bloc québécois.

Notre pays a été fondé il y a 400 ans, en français, ici. En 2006, on a écrit une page, on a mis fin à la corruption des libéraux, ici. J’ai commencé cette campagne, le 7 septembre dernier, ici. Et cette belle foule ici démontre que le 14 octobre prochain, les Québécois et les Québécoises vont finalement quitter les banquettes de l’opposition et jouer un plein rôle dans le gouvernement du pays qu’ils ont fondé.

On traverse en ce moment une période d’instabilité économique mondiale, surtout aux États-Unis. Lorsque cette crise a commencé en août 2007, on a immédiatement agi, même avant les Américains. À l’automne 2007, on a donné aux familles, aux consommateurs, aux entreprises pour plus de 60 milliards de dollars en allégements fiscaux ! C’est une des raisons pour laquelle notre situation économique, ici, est très différente de celle aux ÉtatsUnis. Parce que nous, en tant que Canadiens, on a fait des choix très différents. Et nous en sommes très fiers. Les Américains font des déficits. Nous, on fait des surplus ! Les Américains s’endettent. Nous, on rembourse la dette ! Les institutions financières américaines sont en crise. Nos institutions, elles, sont fortes et stables.

Les institutions financières américaines sont en crise. Nos institutions, elles, sont fortes et stables.

Le Forum économique mondial affirme même que le Canada a le meilleur système bancaire au monde ! Les États-Unis sont forcés d’acheter les mauvaises créances des banques. Nous, on fait des investissements ciblés pour créer des emplois durables. Le Fonds monétaire international prédit que le Canada va avoir la meilleure performance économique du monde industrialisé l’an prochain !

Et c’est facile à comprendre.

Juste le mois dernier, notre économie a créé plus de 100 000 nouveaux emplois ! On a le plus bas taux de chômage en 30 ans. On a les plus bas taux de taxation et d’impôt en près de 40 ans. On a non seulement un budget équilibré, mais on paie aussi la dette nationale. On a payé, en moins de trois ans, près de 40 milliards de dollars pour réduire le solde de la carte de crédit du gouvernement du Canada !

On a un plan clair, réaliste, et on agit. On a promis de baisser les taxes et les impôts, et on a tenu parole. On a baissé la TPS, trois ans plus tôt que prévu, de 7 à 6 et puis à 5 p. 100 ! Depuis qu’on forme le gouvernement, une famille moyenne économise, en taxes et en impôts fédéraux, plus de 3 000 dollars par année !

Et dès janvier prochain, vous allez économiser encore plus avec le compte d’épargne libre d’impôt. Vous allez pouvoir mettre vos économies dans ce nouveau compte, et vos épargnes ne seront plus imposées par le gouvernement fédéral, plus jamais ! On va aussi :

● aider les jeunes familles à acheter leur première maison ;

● baisser la taxe sur le diésel ;

● baisser encore le fardeau fiscal des familles, des entreprises et des personnes âgées.

Parce ce que nous, les conservateurs, on pense que ce n’est pas le gouvernement qui a besoin de plus d’argent. On pense que c’est vous qui avez besoin de plus d’argent. Depuis qu’on forme le gouvernement, on a aussi permis le partage du revenu des retraités. Notre régime fiscal reconnaît enfin les efforts de nos personnes âgées.

Cette fois pour les parents qui doivent rester à la maison pour s’occuper d’un enfant qui a une déficience. C’est avec des gens comme eux qu’on construit un Canada plus fort. On a promis d’aider directement les parents pour la garde d’enfants. Et on a tenu parole. On verse une prestation de 100 dollars par mois, 1 200 dollars par année, à chaque famille pour chaque enfant d’âge préscolaire.

On va non seulement indexer, à chaque année, cette prestation au taux de l’inflation, mais on va aussi la rendre libre d’impôt pour les familles monoparentales. On va aussi donner accès aux prestations de maternité et parentales aux travailleurs et travailleuses autonomes.

On a promis de faire le ménage dans le financement des partis politiques fédéraux. Et on a tenu parole.

On a promis de faire le ménage dans le financement des partis politiques fédéraux. Et on a tenu parole. Rappelez-vous, mes amis, les libéraux ont créé le déséquilibre fiscal et, ensuite, ils ont nié son existence et, comme d’habitude, le Bloc ne pouvait rien faire pour le régler. On l’a réglé parce que nous, les conservateurs, on pratique un fédéralisme d’ouverture, pas le fédéralisme centralisateur de Stéphane Dion.

Notre fédéralisme d’ouverture ne date pas d’hier. Il date de près d’un siècle et demi, lorsque George-Étienne Cartier et ses collègues conservateurs ont créé notre fédération, en s’assurant que les provinces aient des compétences exclusives. Notre philosophie du fédéralisme respecte la division des pouvoirs inscrite dans la Constitution. Et moi, Stephen Harper, je suis dans cette lignée de chefs conservateurs qui renforce la place de la nation québécoise au sein du Canada !

On soutient aussi le développement économique partout au Québec. On va augmenter à 50 millions de dollars par année le financement des programmes visant à aider les travailleurs âgés à retourner sur le marché du travail. On a investi un milliard de dollars pour aider les secteurs manufacturiers et forestiers, et accordé des milliards de dollars de plus en allégements et incitatifs fiscaux.

Et, la prochaine étape, on va abolir les droits sur des machineries et des équipements importés. Le secteur manufacturier va ainsi faire des économies de près de 350 millions de dollars !

Ici, à Québec, on vous a aidé à faire des fêtes du 400un événement qui nous a tous rendus très fiers, on a investi plus de 100 millions de dollars pour faire connaître votre belle ville partout dans le monde !

Les libéraux vous donnent une taxe sur le carbone. Le Bloc ne vous donne que des critiques des autres partis. Nous, on va investir des milliards de dollars pour stimuler les secteurs clés de l’économie du Québec et du Canada.

Nous, on va investir des milliards de dollars pour stimuler les secteurs clés de l’économie du Québec et du Canada.

Certains groupes ont fait beaucoup de bruit au cours de cette campagne au sujet de la culture… tellement de bruit que les Québécois et les Québécoises ont eu de la difficulté à entendre notre message. Donc j’en profite pour le redire, devant vous aujourd’hui. Notre gouvernement a augmenté le financement dans le domaine de la culture de 8 p. 100 par rapport à 2005.

On a versé plus de 33 millions de dollars pour l’agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec. On a donné plus d’argent au Conseil des arts du Canada, plus d’argent aux festivals. Et notre gouvernement va continuer de soutenir la culture avec des actions concrètes. On va faire en sorte que le CRTC, dorénavant, reflète la réalité francophone et québécoise. On va augmenter notre financement pour le réseau TV5, qui diffuse notre culture partout dans le monde !

On a promis de rendre nos communautés plus sécuritaires. Et on a tenu parole. On a aussi proposé des changements à la Loi sur les jeunes contrevenants. Et comprenez-moi bien, ces changements visent les crimes très violents, commis par des récidivistes. Le président du syndicat des policiers nous a appuyés. Les victimes aussi. Parce qu’on croit, nous, qu’on doit avoir autant de compassion pour les victimes que pour les criminels ! On croit aussi qu’il faut aider les jeunes à ne pas sombrer dans la violence des gangs de rue. Qu’il faut empêcher le phénomène de s’étendre aux régions. Si on est réélu, on va donc verser aux groupes communautaires 10 millions de dollars par année pour aider les jeunes qui sont à risque !

Notre programme met l’accent sur le bien-être des familles, qui travaillent fort pour payer leur hypothèque, pour gagner leur vie et élever leurs enfants en sécurité. Permettez-moi maintenant de vous parler un peu du Bloc. Le Bloc dit qu’il s’oppose au Parti conservateur, mais il ne vous dit pas honnêtement pourquoi. Ce n’est pas à cause de notre programme. Le Bloc nous a appuyés souvent dans le passé, même le passé récent. La vérité est que le Bloc critiquerait n’importe quel gouvernement fédéral. Parce que le Bloc est un parti souverainiste, qui veut la séparation. Le Bloc ne veut plus vous en parler.

Mais sa seule raison d’être encore, c’est de séparer les Québécois du pouvoir à Ottawa. Nous, au Parti conservateur, on veut que les Québécois aient plus de pouvoir à Ottawa.

Pas moins de pouvoir. Nous, on veut que le Québec prenne des forces. C’est pourquoi, depuis qu’on forme le gouvernement, on fait preuve d’ouverture envers le Québec.

Plusieurs s’en sont rendu compte lorsque j’ai pris la parole à la Chambre des communes, le mercredi 22 novembre 2006, pour reconnaître que les Québécois et les Québécoises forment une nation au sein d’un Canada uni ! Quelle a été la réaction du Bloc ? Le Bloc a parlé d’un mercredi noir.

Parce que le chef du Bloc se fâche encore plus quand il a en face de lui un gouvernement comme le nôtre, qui fait preuve d’ouverture envers le Québec et qui respecte les champs de compétence des provinces. Un gouvernement qui a réglé le déséquilibre fiscal, reconnu la nation québécoise et donné une place au Québec à l’UNESCO. Ce n’est pas le Bloc, ce sont vos députés conservateurs qui défendent les intérêts du Québec, c’est nous qui avons réalisé des choses pour les Québécois, pour vrai !

L’économie mondiale traverse une période très difficile. Vous êtes préoccupés et je vous comprends. Vous êtes inquiets pour l’avenir de vos emplois, de vos revenus, de vos épargnes. Et c’est normal.

Ce qui n’est pas normal, mes amis, c’est le Bloc, qui a une majorité de sièges à Ottawa depuis maintenant 18 ans et qui ne propose rien pour protéger l’économie du Québec. Rien du tout. Le Bloc n’a aucun plan pour traverser cette période d’instabilité mondiale. Le seul plan qu’il a, c’est de dire aux Québécois et aux Québécoises, c’est de vous dire que vous ne devriez jamais faire partie du gouvernement. Mais le Bloc oublie que les Québécois et les Québécoises se sont toujours retroussés les manches dans les périodes difficiles.

Les candidats du Bloc demandent un mandat de grève. Nos candidats conservateurs, eux, veulent un mandat de travail. Moi, je veux que vous soyez assis à la table où se prennent les décisions. Le chef du Bloc, lui, veut que les Québécois restent avec lui dans les corridors, les bras croisés. Pensez-y mardi avant de voter !

La décision que vous allez prendre va influencer votre avenir pour plusieurs années. Voter pour un candidat du Bloc, c’est envoyer à Ottawa un député qui ne sera jamais au gouvernement, qui sera toujours dans l’opposition, qui sera toujours isolé dans l’opposition. Voter pour un candidat conservateur, c’est envoyer à Ottawa un député qui va pouvoir améliorer votre situation économique, qui va défendre vos valeurs et qui va vous aider à réaliser vos projets ! Alors, c’est le temps de vous poser deux questions bien simples.

Voter pour un candidat conservateur, c’est envoyer à Ottawa un député qui va pouvoir améliorer votre situation économique, qui va défendre vos valeurs et qui va vous aider à réaliser vos projets !

Dans cette période d’instabilité économique, voulez-vous être représentés à la table où se prennent les décisions ? Oui ou non ? Dans cette période d’instabilité économique, voulez-vous à Ottawa un gouvernement qui va empêcher l’imposition d’une nouvelle taxe libérale sur le carbone ? Oui ou non ?

Permettez-moi maintenant de défaire des mythes véhiculés par le Bloc. Notre programme n’est pas un programme de droite. Notre programme est un programme axé sur les familles et les contribuables qui travaillent fort pour réussir, un programme axé sur le développement économique, un programme axé sur la stabilité au moment où l’économie mondiale est incertaine. Durant cette campagne, le chef du Bloc m’a traité de tous les noms. Il a littéralement passé à travers le dictionnaire. Pas le Petit Robert, le Grand Robert… pour le chef du Bloc, je suis 0un diable, un diable qui porte un chapeau de cowboy, un diable qui va vous amener droit en enfer.

Mais les Québécois et les Québécoises savent faire la part des choses. Ils savent que le vrai Stephen Harper n’est pas celui que le chef du Bloc a décrit au cours des 30 derniers jours. Ils savent que c’est plutôt celui qui a gouverné le pays au cours des 30 derniers mois ! Et mardi prochain, les Québécois vont envoyer un message clair au chef du Bloc.

Ils vont lui dire : « Monsieur Duceppe, on est tannés des attaques personnelles, on est tannés d’être exclus du gouvernement, on veut protéger nos épargnes, nos emplois, notre avenir. Donc, on vote conservateur ! »

Mardi prochain, vous avez le pouvoir de faire en sorte d’être représentés par des députés conservateurs qui vont agir. Pas par des députés du Bloc, qui, depuis 18 ans à Ottawa, ne font que réagir. Le Bloc vous enferme dans l’opposition. Nous, on va vous faire participer aux décisions ! Je veux plein de membres de la nation québécoise dans mon équipe. Des nationalistes provenant de toutes les régions.

Je veux plein de membres de la nation québécoise dans mon équipe.

J’ai besoin de vous, citoyens et citoyennes de toutes les régions du Québec, pour bien comprendre vos enjeux. Pour qu’on réalise ensemble les projets qui sont importants pour le Québec. Je suis tanné que beaucoup de régions du Québec soient isolées dans l’opposition. Vous avez de bonnes idées, c’est le temps de les réaliser. On est rendus à la croisée des chemins. Cette élection est très serrée. Le prochain gouvernement sera probablement minoritaire, soit conservateur, soit libéral. Si c’est un gouvernement conservateur, on va baisser les taxes et les impôts, maintenir l’équilibre budgétaire et suivre un plan économique réaliste. Si c’est un gouvernement libéral, il va imposer une nouvelle taxe sur le carbone, retourner en arrière, à l’époque des déficits, et nous plonger en récession. Mais que le gouvernement soit formé par les conservateurs ou les libéraux, au lendemain de l’élection, les députés du Bloc, eux, seront, comme toujours, dans l’opposition. Ils seront des critiques vigoureux, mais ils ne seront que des spectateurs, que des gérants d’estrade.

Je l’ai dit à plusieurs reprises depuis que je suis en politique. J’aime le Québec. Et ma façon de vous le démontrer, c’est en étant franc avec vous, en faisant des efforts pour apprendre votre langue, en pratiquant un fédéralisme d’ouverture. En protégeant votre économie.

Aidez-moi ! J’ai besoin de vous à Ottawa !