Un peu partout dans le monde, on questionne, on analyse, on mesure et on redécouvre, le cas échéant, les vertus intrinsèques et les multiples impacts, directs et indirects, des arts et de la culture sur le développement individuel et collectif des é‚tres humains. On s’intéresse avec un zèle renouvelé à tout ce qui pourrait rattacher la création et la participation culturelles au développement économique, communautaire et social des quartiers, des villes, des régions et des états.
Un peu moins de soixante ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme dont l’article 27 affirmait sans équivoque le droit de chaque é‚tre humain à « prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent » et le droit de chacun à « la protection des intéré‚ts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur », et alors que l’enjeu de la diversité culturelle occupe l’avant-scène dans l’arène internationale, nous assistons aussi à un foisonnement de réflexions sur l’action des divers paliers de gouvernements en matière de développement culturel.
Ce foisonnement est tel qu’il devient difficile de répertorier, et surtout d’assimiler, tout ce qui se dit, se publie et s’expérimente sur le front culturel. Et rien n’indique que cet engouement puisse é‚tre considéré comme un feu de paille, ni encore moins comme un phénomène qui n’intéresse que les initiés. Ainsi, au cours des deux dernières années, nous avons vu surgir des manifestations évidentes d’un courant de fonds qui débordent largement le cercle des spécialistes, que ce soit en Europe, en Afrique ou au Canada.
Par exemple, l’an dernier, près de 3,5 millions de personnes, dont une très grande proportion de jeunes, ont convergé vers la ville de Barcelone à l’occasion d’un événement d’un nouveau genre qui est susceptible de se reproduire dans les années à venir. Des milliers d’artistes et d’intellectuels ont été invités dans cette ville culturelle phare à présenter des centaines de spectacles, d’expositions et de conférences abordant trois grands thèmes : la diversité culturelle, le développement durable et les conditions de la paix. Pendant les 141 jours que durait Barcelone 2004, les visiteurs ont été plongés dans une atmosphère de fé‚te, de réflexion et de dialogue visant à leur faire prendre conscience de leur propre roÌ‚le dans le siècle qui commence. Un vaste débat sur le sens et l’avenir de la culture est ainsi devenu l’objet d’une manifestation populaire.
Il y a quelques mois, mais à Londres cette fois, Tessa Jowell, la Secrétaire d’État à la Culture, aux Médias et aux Sports, signait un texte, un manifeste presque, intitulé « Government and the value of culture » qui a été abondamment commenté dans la presse britannique. Elle y fait valoir que les politiciens versent trop facilement dans l’utilitarisme quand il est question de justifier l’appui de l’État aux arts et aux artistes. Tout en reconnaissant d’emblée que l’art et la culture ont des effets réels qui vont bien au-delà du plaisir qu’ils procurent à ceux qu’ils rejoignent, la ministre britannique plaide pour une revalorisation de la contribution essentielle des arts au développement de la créativité et du libre arbitre des é‚tres humains de toutes origines et de toutes conditions.
Ici mé‚me au Canada, la réflexion sur les nouveaux enjeux culturels est véritablement enclenchée. Des questions habituellement abordées dans les universités et dans les officines gouvernementales sont maintenant discutées par des leaders culturels et par ceux et celles qui composent la nouvelle société civile agissante et de plus en plus influente.
Et mé‚me si le débat public continue généralement de pivoter autour des insatiables besoins de ressources de nos systèmes de santé, d’éducation et de sécurité, on constate que les questions culturelles ne sont déjà plus confinées à la marge. Pourquoi donc?
Le statut des arts et de la culture dans la société et l’attention accordée au patrimoine ont connu une évolution phénoménale depuis la formulation de l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Mé‚me s’il est vrai que les attitudes et les discours politiques restent encore très et trop marqués par des conceptions des arts et de la culture qui se promènent entre l’élitisme (l’Art avec un grand A qui ne devrait é‚tre accessible qu’aux esprits bien formés et disposés), le romantisme misérabiliste (l’art créé par l’artiste inspiré, souffrant, mal compris et obligatoirement mal rémunéré) ou l’utilitarisme intéressé (l’art qui fait du bien, qui guérit de toutes les maladies, qui nous distrait des malheurs de la vie ou qui génère des profits à court terme), on assiste à une remise en cause des fondements mé‚mes des apriorismes qui remplacent trop souvent la réelle réflexion.
Il faut rappeler ici que la création, la production et la diffusion artistiques et culturelles sont passées, en quelques décennies, d’une situation où elles échappaient presque entièrement à la sphère économique pour se retrouver au cœur des nouvelles stratégies de développement que permettent ou qu’imposent la mondialisation et la préséance de la technologie et des connaissances dans la reconfiguration de nos économies. Le Canada n’a certainement pas échappé à ce phénomène dont on mesure encore difficilement les conséquences.
Au début des années 1960, nos gouvernements ont mis l’accent sur la professionnalisation des arts et de la culture avec l’affirmation d’objectifs d’excellence artistique et l’édification d’un certain nombre d’institutions culturelles majeures dans les grands centres et dans les régions. Les dépenses publiques visaient alors l’accroissement de l’activité culturelle en misant sur l’offre artistique émanant des professionnels. La démocratisation de l’art était vue— avec raison— comme une responsabilité prioritaire de l’État et elle justifiait la mise en place progressive des mécanismes de subvention culturelle que nous connaissons aujourd’hui et dont le Conseil des arts du Canada, créé en 1957, demeure, à ce jour, l’incarnation la plus sophistiquée.
Malheureusement, l’édification de ces systèmes d’aide a été parasitée par des discours qui ont aussi façonnés des perceptions et des réflexes qui associent, encore aujourd’hui, les arts et la culture à une dynamique d’assistance publique, presque de charité. De façon corollaire, on observe la persistance de rapports teintés de condescendance entre ceux qui gèrent l’économie ou prennent les décisions politiques et ceux qui assument la création, la production et la diffusion artistiques.
à partir des années 1970, avec l’effondrement de pans entiers de l’activité économique fondée sur les ressources naturelles et leur transformation, l’impact positif de l’art et de la culture sur la croissance de la main-d’œuvre active est devenu évident. Les industries culturelles, les grands festivals et les expositions prestigieuses attirant des centaines de milliers de personnes sont d’abord apparus comme des nouveaux leviers de prospérité économique, surtout dans les grands centres.
Vers la fin des années 1980, des échos des expériences américaines et européennes de revitalisation urbaine par la culture se sont fait entendre au Canada. L’art et la culture ont commencé, ici aussi, à é‚tre appelés au chevet de centres-villes souffreteux, de zones urbaines défigurées ou surpeuplées ou de quartiers déchirés par la violence et la pauvreté. Une prise de conscience de la place centrale qu’occupent les arts dans la vie quotidienne des Premières nations et de l’ampleur de leur contribution pour la santé et la résilience des communautés a aussi commencé à émerger.
à la fin des années 1990, c’est l’affirmation des concepts d’industries inventives et de villes créatives, d’abord en Angleterre et par la suite dans plusieurs pays d’Europe, qui modifiera notre compréhension du rapport entre l’art, le patrimoine, la culture et leur lien étroit avec l’économie.
En 2002, les travaux très médiatisés du docteur Richard Florida sur les travailleurs du savoir et les facteurs d’attractivité de la main-d’œuvre technologique dans les grandes villes, dont le fameux indice bohémien qui établit une corrélation entre le nombre d’artistes dans une ville et le développement de la classe créative, ont précipité les choses en Amérique du Nord. Et cela, au point de créer une mode qui, comme toutes les modes, charriera le meilleur et le très banal, le sophistiqué et le caricatural, l’authentique et le clinquant. Mais le tourbillon médiatique inspiré par Florida aura le net avantage d’attirer l’attention de nombreux politiciens de tous les niveaux de gouvernements en plus de frapper l’imagination des milieux d’affaires.
Réalisant que les assises idéologiques, essentiellement humanistes et démocratiques, sur lesquelles reposaient initialement les stratégies et les outils culturels, ne permettaient pas, à elles seules, de garantir à long terme les politiques culturelles, les principaux acteurs du développement culturel se sont vite intéressés aux impacts sociologiques et économiques de la création artistique.
Au cours des 25 dernières années au Canada, nous aurons donc réussi à développer de nombreux arguments à consonance économique pour justifier un accroissement du soutien gouvernemental aux arts, aux industries culturelles et à la protection et la mise en valeur du patrimoine tangible ou immatériel.
Les trois arguments à saveur économique qui se sont le plus souvent hissés au haut du palmarès de l’argumentaire pro-culture sont : la création d’emplois, la stimulation du tourisme et l’accroissement des retombées fiscales et parafiscales.
Puisqu’en 2001-2002 on a dépensé au Canada— tous niveaux de gouvernements confondus— environ 7,1 milliards de dollars d’argent public pour soutenir 740 000 emplois (parmi lesquels nous dénombrons 131 000 artistes) et protéger des retombées économiques estimées à 26 milliards de dollars, il serait déraisonnable de proposer l’abandon des arguments économiques traditionnels.
Évidemment, il serait aussi exagéré de prétendre que le discours culturel dominant s’est enfermé dans un économisme primaire depuis le début des années 1980. On a aussi fait référence aux contributions de la culture à l’identité, au sentiment d’appartenance, à la cohésion sociale, à la vie démocratique et au rayonnement international pour favoriser le développement d’un secteur d’activité que 75 p. 100 des Canadiens considèrent comme étant essentiel à leur qualité de vie (Decima 2002).
Mais en pressentant l’existence de liens directs entre art, culture et créativité, les plus éclairés des penseurs culturels ont commencé à proposer de sortir le financement des arts du ghetto budgétaire dans lequel il est enfermé à double tour depuis trop longtemps. Tout en plaidant pour une consolidation des instruments déjà en place (conseils des arts ou ministères de la culture), on proposait des arrimages ingénieux et prometteurs entre éducation et culture, entre santé et culture, entre citoyenneté et culture, entre développement économique et culture, et cetera.
Dès lors, la culture n’est plus alors comprise et définie uniquement comme un secteur d’activité spécifique avec ses emplois, ses organismes, ses outils de subvention, de planification et de régulation. Elle se présente comme ce qu’elle est par définition, c’est-à-dire comme une dimension de la vie des individus et des collectivités.
La créativité humaine, sous toutes ses formes, est le principal moteur de la croissance économique et sociale. Cette affirmation presque banale s’est vérifiée à toutes les étapes du développement de l’humanité. Sans idées nouvelles, on ne parvient pas à générer la richesse économique et le capital social supplémentaire à partager.
Si tel est le cas, il faut s’interroger sur les façons de développer cette créativité dont on sait qu’elle ne repose pas totalement dans le code génétique de chaque individu et qu’elle se manifeste de façon grandement inégale sur les plans historique et géographique.
La créativité de l’é‚tre humain, comme celle des organisations et, à plus forte raison, celle des villes et des nations est incubée, soutenue, stimulée ou attisée par l’intensité, l’originalité et l’authenticité de la vie artistique et culturelle qui s’y déploie.
Sur le plan individuel, de nombreux travaux scientifiques prouvent que la fréquentation de la danse développe plusieurs attributs de la pensée créatrice comme l’originalité, la fluidité et la capacité d’abstraction. Nous savons que le théaÌ‚tre nous apprend à saisir rapidement des enjeux complexes et nous fait réfléchir sur les motivations de nos semblables, en plus d’aiguiser les habiletés interpersonnelles. Nous savons aussi que l’apprentissage de la musique augmente la capacité de raisonner et fait appel à l’abstraction nécessaire en mathématique.
La fréquentation assidue des arts et du patrimoine contribue à stimuler les attributs de la créativité que sont le sens critique, la capacité de solliciter l’imaginaire, la transgression des frontières mentales rigides, la capacité de ré‚ver, la distanciation émotive, la capacité de transposer et la capacité de rompre les comportements intellectuels et physiques convenus et prévisibles.
Les corrélations documentées par Richard Florida entre le développement du secteur créatif de l’économie et l’intensité, la qualité et la diversité de la scène culturelle d’une ville confirment les conclusions d’autres travaux réalisés récemment en Angleterre, en Australie et en Allemagne qui affirment que la revitalisation d’un territoire urbain spécifique doit comprendre, en amont, un projet culturel ambitieux.
Ainsi, dans un rapport publié en 2004 et intitulé « The contribution of Culture to regeneration in the UK : a review of evidence », on cite le chercheur Bob Catterrall qui déclare : « La culture, et pas seulement sa dimension esthétique, peut é‚tre créatrice de communautés et constituer un axe important de régénération urbaine efficace et viable. Il faut pour cela arriver à mieux comprendre les moyens— culturels et éthiques— qui font que mé‚me les plus démunis peuvent participer et aider à modeler leur ville (et la société) et leur quartier. Pour les chercheurs, les professionnels, les entreprises, le gouvernement et, bien suÌ‚r, les citoyens, il s’agit d’un défi de taille. Mais, c’est la clé du succès. » Ce point de vue est renforcé par cette affirmation d’un élu municipal, Robert Hughes : « à mon humble avis, les programmes de régénération qui ne comportent aucun volet culturel ne fonctionnent tout simplement pas. Les communautés doivent é‚tre énergisées, elles doivent avoir espoir et doivent pouvoir donner libre cours à l’esprit de créativité. »
Ici au Canada, un très grand nombre de communautés, de quartiers et de territoires urbains ont besoin d’é‚tre revitalisés parce qu’ils sont affectés à un degré ou un autre par des problèmes environnementaux, sociaux, démographiques ou économiques. La culture peut jouer un roÌ‚le clé dans les processus de revitalisation et parfois mé‚me catalyser les forces de changement dans une communauté.
C’est ce qu’on observe présentement à Montréal dans un des quartiers les plus pauvres au Canada, le quartier SaintMichel. Sur un terrain qui borde un des plus grands sites urbains d’enfouissement de déchets en Amérique, se déploie un projet ambitieux et original dont les motivations de départ et les finalités sont clairement artistiques, culturelles, sociales, écologiques et économiques. Le projet s’intitule la Tohu et est implanté au cœur de la Cité des arts du Cirque qui regroupe déjà les quartiers généraux du Cirque du Soleil, des résidences pour artistes et l’École nationale de cirque.
Facilement repérable à cause de son immense studio circulaire, la Tohu est non seulement un centre de création et de présentation de spectacles, mais également un centre culturel qui a décidé de plonger ses racines dans le quartier multiethnique et défavorisé de Saint-Michel. Ce quartier accueille déjà la seule entreprise multinationale dont le credo artistique et social est aussi conséquent. Dans ses politiques d’embauche, dans sa gestion, dans sa programmation, dans sa participation à la vie communautaire, Tohu cherche à refléter, intégrer et accélérer le dynamisme qui traverse la jeunesse de Saint-Michel.
Tohu illustre le pouvoir de mobilisation inégalé que possèdent les arts et la culture pour initier de nouvelles stratégies de développement capables d’intégrer des préoccupations citoyennes, communautaires et socioéconomiques. Le niveau de crédibilité spontanée dont jouissent les artistes et les leaders du milieu culturel est élevé, en particulier auprès des jeunes de toutes conditions, comme le démontrent nombre de sondages d’opinion. C’est un levier dont il ne faut pas sousestimer le potentiel. Plus que jamais, l’art, la culture et la valorisation du patrimoine se présentent comme la clé de trois apprentissages fondamentaux : apprendre à é‚tre, apprendre à connaiÌ‚tre et apprendre à vivre ensemble.
Le monde change. Les bouleversements accélérés dans l’organisation sociale, les migrations massives de populations qui créent des communautés beaucoup plus diversifiées, la démultiplication des références et des préférences culturelles, l’effondrement de la hiérarchie entre les formes d’art, entre la culture savante et la culture populaire, la très grande valorisation des savoirs et des connaissances dans le continuum économique et les inévitables reconfigurations des notions d’identité, de nationalité et d’appartenance à une communauté provoquées par les avancées technologiques ne sont que quelques-uns des facteurs dont il faudra tenir compte pour envisager l’avenir.
Il faut dès maintenant procéder à des réajustements dans les argumentaires et dans les approches en matière de politique, de planification, d’investissement et de dépenses culturelles.
Il faut réinventer, élargir, ouvrir, repositionner et refinancer les systèmes, les programmes et les outils culturels que nous possédons aujourd’hui pour qu’ils soient à la hauteur des défis actuels et surtout pour qu’ils soient en mesure de stimuler l’immense potentiel de développement humain auquel nos concitoyens aspirent à juste titre.
Il ne s’agit pas de faire tabula rasa mais plutoÌ‚t de donner un nouveau souffle aux politiques culturelles. Ce sont aussi, bien évidemment, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ainsi que leurs agences et sociétés d’état qui sont des joueurs majeurs dans le financement des infrastructures et des activités artistiques et culturelles et cet état de chose ne va pas changer mé‚me si les moyens et les responsabilités de chacune des entités du système seront sans doute modifiés.
Mais un développement culturel authentique doit obligatoirement interpeller et engager les citoyens qui ne veulent plus é‚tre considérés comme des consommateurs passifs de culture ou comme des figurants mais bien comme les acteurs de la vie culturelle de leur ville et de leur pays. Les nouvelles politiques culturelles ne peuvent plus se contenter de placer les citoyens comme les bénéficiaires des mesures proposées. Elles doivent tenir compte de leurs besoins, de leurs possibilités et de leur capacité à devenir plus créatifs et à contribuer au développement sans pour autant instrumentaliser les arts et la culture.
La liberté de création des artistes reste d’ailleurs le rempart le plus suÌ‚r contre cette instrumentalisation et le Canada joue un roÌ‚le exemplaire pour la défendre. Cela dit, il reste beaucoup à faire pour rémunérer plus adéquatement nos artistes et célébrer leur liberté de créer.
Nous sommes à la croisée des chemins. Nous pouvons continuer d’avancer timidement. Nous pouvons continuer d’é‚tre sur la défensive à chaque fois qu’il est question de justifier les dépenses et les investissements publics en faveur du développement culturel. Mais ce serait une erreur stratégique dont le prix ne fera que croiÌ‚tre dans les années qui viennent alors que d’autres pays, d’autres régions, en particulier d’autres grandes agglomérations urbaines, font d’autres choix.
Le changement de perspective que suppose un nouveau parti pris culturel exige du courage et de la vision. Il suppose aussi la création de nouvelles alliances entre les artistes, les citoyens, les décideurs économiques et politiques, les milieux de la santé et de l’éducation et les entrepreneurs communautaires.
Nous commençons à réagir aux changements en matière de politiques culturelles mais ce n’est pas suffisant : il faut désormais anticiper le changement.
