Comme plusieurs, j’ai parfois tenté d’imaginer l’importance qu’a pu avoir le Saint-Laurent pour les peuples amérindiens vivant ici avant l’arrivée des premiers Européens ainsi que pour ses derniers par la suite ; j’ai tenté d’imaginer l’abondance et la diversité que la nature avait alors à offrir.

Malgré tous les obstacles, nos ancêtres tenaces sont parvenus à s’implanter graduellement sur un endroit particulier près du fleuve et à créer un établissement permanent, qui est devenu la ville moderne que nous connaissons aujourd’hui. Quatre cents ans plus tard, le Saint-Laurent est toujours là, tout comme la ville de Québec, même si, indéniablement, il est plus âgé, traversant d’est en ouest le territoire du Québec pour pénétrer à l’intérieur du continent, longeant l’État de New York et traversant la frontière de l’Ontario jusqu’aux Grands Lacs.

Car bien que le Saint-Laurent ait été et demeure un élément géographique spécifique du territoire québécois, il y reste, à mon sens, orphelin de cœur et de pensée.

Ayant côtoyé ce majestueux cours d’eau à plusieurs reprises dans ma vie, c’est avec plaisir que je saisis l’occasion qui m’est offerte, pour le 400e anniversaire de la Ville de Québec, de me faire le promoteur de sa protection, de sa mise en valeur et de son développement viable. Car bien que le Saint-Laurent ait été et demeure un élément géographique spécifique du territoire québécois, il y reste, à mon sens, orphelin de cœur et de pensée.

Les Québécois n’ont souvent qu’une perception limitée du Saint-Laurent, ne considérant que l’utilisation qu’ils en font, l’accès qu’il leur procure, les inconvénients ou les bienfaits que le fleuve leur apporte. Mais la question est bien plus complexe, et les principaux usages que nous en faisons (navigation commerciale, production hydroélectrique, eau potable, pêche, écosystèmes, récréotourisme, etc.), qui représentent des milliards de dollars en retombées économiques annuelles, appellent une approche plus globale, à plusieurs niveaux.

En dépit des progrès réalisés au cours des dernières années, le Saint-Laurent souffre encore de nombreux problèmes. À l’heure du réchauffement climatique, il est devenu impératif de mettre en place une nouvelle gouvernance de l’eau, qui fera une large place aux questions proprement locales, mais également aux enjeux transfrontaliers en lien avec la région des Grands Lacs.

Même si le Saint-Laurent demeure bien vivant, continue de servir à une multitude d’usages et de présenter une vaste biodiversité, le fleuve et ses rives ont beaucoup changé au fil des siècles, conséquence du développement économique et des activités récréotouristiques.

Le creusage de la Voie maritime, les barrages hydroélectriques, la régulation des eaux, les aménagements portuaires, l’ère industrielle avec ses rejets toxiques, l’érosion des berges et des îles, le rejet d’eaux usées non traitées, l’empiètement dans la plaine inondable, l’enrochement des rives à maints endroits, le développement d’une activité agricole intense à proximité de ses tributaires, toutes ces interventions s’accomplirent sur une longue période et selon les lois du temps — et bien souvent, sans grande attention aux impacts environnementaux pour le fleuve et ses habitants.

Il aura fallu que les poissons commencent à flotter à l’envers, que la couleur et l’odeur de l’eau répugnent et que les groupes environnementaux sonnent la fin de la récréation pour que les gouvernements, les villes et les municipalités, l’industrie et les citoyens prennent conscience collectivement des conséquences quasi irréversibles pour le fleuve s’ils ne changeaient pas leurs façons de faire.

S’ensuivirent, au début des années 1990, des lois et des règlements plus stricts, des changements de comportement et d’attitude, des plans d’action, de la concertation, des programmes d’assainissement, de l’éducation, de la recherche pour en arriver à restaurer le fleuve, à le réhabiliter et à le mettre en valeur tout en continuant de l’utiliser et de permettre davantage de développement économique.

Nous pouvons dire qu’il y a, aujourd’hui, une certaine prise en charge des activités qui touchent le Saint-Laurent. À titre d’exemple : la voie navigable n’a pas été agrandie depuis le projet de dragage des hauts-fonds du port de Montréal en 1997 ; on n’y effectue que du dragage d’entretien afin de retirer du chenal de navigation et de certains ports les sédiments qu’apportent au fleuve le lac Ontario et les tributaires. La gestion de ces sédiments s’est améliorée.

Cette prise en charge s’exerce à différents niveaux. Le gouvernement fédéral, par une bonne douzaine de ministères, « gère » et « entretient », entre autres, la colonne d’eau, alors que le gouvernement du Québec, par presque autant de ministères, s’occupe du fond marin jusqu’à la ligne des hautes eaux. La gestion est partagée aussi en ce qui concerne les ressources en poisson, le fédéral s’occupant des pêches, et Québec des frayères. N’étant plus autorisées à rejeter l’eau polluée dans le fleuve, les industries également ont commencé à changer leurs façons de faire, ou ont déménagé ou choisi de fermer leurs portes.

Malgré tout, d’importants problèmes demeurent. Par exemple, bien que moins nombreuses que dans les Grands Lacs, des espèces exotiques envahissantes se sont établies chez nous, et des efforts sont faits depuis afin de minimiser les risques d’introduction. Les municipalités, bien que dotées d’usines de traitement d’eau, ne peuvent pas toujours traiter efficacement les nouvelles sources de pollution. Pour ce qui est du traitement adéquat des eaux usées municipales, plusieurs installations accusent des problèmes de débordement lors de fortes pluies, et la désinfection fait souvent défaut.

Les municipalités, bien que dotées d’usines de traitement d’eau, ne peuvent pas toujours traiter efficacement les nouvelles sources de pollution.

En ce qui concerne la pollution diffuse agricole, les agriculteurs ne ménagent pas leurs efforts pour s’ajuster aux nouvelles lois, malgré des coûts substantiels. Entre autres, ils installent des systèmes de rétention et de traitement de l’eau, mais la coupe à blanc des arbres en bordure des rivières sur les terres agricoles facilite la migration de la pollution des eaux souterraines et de surface, qui contiennent encore des quantités importantes de pesticides et d’engrais et sont transportées dans les tributaires alimentant le Saint-Laurent. De plus, l’érosion des berges et des îles continue de faire des ravages. Et que dire des « squelettes orphelins » qui dorment hors de vue dans les sédiments au fond du Saint-Laurent québécois sinon que le temps seul ne résoudra rien.

C’est par complaisance collective, statistiques historiques à l’appui, que nous avons laissé le Saint-Laurent à lui-même pendant longtemps. Tout le travail de réflexion et de mise en œuvre autour du Saint-Laurent s’est effectué dans un contexte bien particulier : celui du mythe tenace de l’abondance de l’eau.

Or, les variations climatiques changent la donne en ce qui concerne la quantité et la qualité de l’eau du fleuve. En effet, en période hivernale, la disparition graduelle du couvert de glace fera en sorte d’accroître l’évaporation et donc la perte d’eau. De plus, la température de l’eau stagnante ou s’écoulant lentement augmentera en été, et son taux d’oxygénation diminuera, ce qui aura des répercussions sur toute la vie aquatique. Lorsque les apports d’eau de l’amont diminueront pour de très longues périodes, la qualité de l’eau, inévitablement, se détériorera, et les usines de traitement qui ne pourront s’y ajuster produiront une eau d’une odeur et d’un goût inhabituels.

Ces conséquences sont importantes, et nous devrons donc : 1) surveiller la disponibilité, la conservation et la répartition de l’eau des Grands Lacs et du bassin du Saint-Laurent ; 2) suivre étroitement la quantité, la qualité et la disponibilité de l’eau à différents endroits du bassin du Saint-Laurent ; 3) nous tenir informés des besoins en eau grandissants de la population du Midwest, qui n’hésite pas à lorgner vers les Grands Lacs pour son approvisionnement.

Si nous ne faisons pas nos devoirs, les conséquences risquent d’être graves au niveau social, environnemental et économique pour la majorité de la population du Québec, qui, pour près de 75 p. 100, vit le long des rives du système Saint-Laurent/Grands Lacs. Et la seule manière de se prémunir de façon équitable, raisonnable et efficace est d’agir avec diligence, comme nos voisins en amont.

Cela signifie d’accorder la priorité, à très court terme, au Saint-Laurent afin de minimiser les impacts négatifs cumulatifs sur les usages qu’il supporte. Bien entendu, le développement économique dans la région des Grands Lacs et du Midwest ne s’est pas fait sans conséquences négatives. Toutes proportions gardées, c’est le même scénario qui s’est produit chez nous à l’ère du développement industriel. Cependant, en 2008, l’implication de la collectivité québécoise devient cruciale afin de compenser le poids politique du Québec, qui se trouve face à huit États américains des Grands Lacs et à l’Ontario.

Parce que nous ne sommes qu’un habitant contre 6,5, nous devons faire la démonstration tangible et permanente que l’eau est une ressource précieuse, fragile, que nous protégeons, conservons et utilisons avec sagesse. Nous devons montrer que nous appuyons résolument les représentants du gouvernement du Québec à faire valoir les points de vue essentiels et les aspirations raisonnables du Québec, dans un climat de respect mutuel et d’équité, tout au long du difficile processus d’adaptation qui nous attend.

Historiquement, plusieurs initiatives ont été prises et des programmes adoptés pour tenir compte de l’aspect environnemental et de la dimension participative du public sur les usages de l’eau. On peut penser au Plan Saint-Laurent, mis en place dès le début des années 1990, et l’ajout du programme de zones d’intervention prioritaire, à l’Accord Canada-Ontario dans les années 1990 et les « areas of prime concern », à l’Accord relatif à la qualité de l’eau des Grands Lacs, conclu depuis 1978, ou encore aux Plans sur les Océans et son programme de zones de protection marines. Ces quelques initiatives éparses, sans interdépendance, de même que plusieurs autres, répondaient à des besoins régionaux dans le contexte climatique de l’époque.

La nouvelle « gouvernance de l’eau » devra examiner le Plan Saint-Laurent, l’approche par bassin versant, la gestion intégrée du Saint-Laurent et les initiatives en amont comme autant d’éléments clés pour nous permettre de développer une vision et des actions concertées efficaces, assorties d’une capacité d’ajustement et d’interaction. Les scénarios possibles découlant du réchauffement (tels de très bas ou de très hauts niveaux d’eau, de fortes pluies en hiver, pour des périodes prolongées) exigent que nous réexaminions nos façons de faire désuètes, que nous développions une vision partagée et des méthodes de travail actualisées, et que nous tissions des liens étroits avec toutes les parties concernées afin d’informer et de collaborer efficacement avec les autorités et les populations d’ici et de l’amont.

Ainsi, la façon de travailler de plusieurs directions régionales du gouvernement fédéral devra être revue, même si elle a beaucoup évolué et que les responsabilités des diverses instances sont maintenant très différentes de ce qu’elles étaient il y a 10 ou 15 ans. À mon avis, le gouvernement fédéral, de manière très discrète, centralise beaucoup trop les pouvoirs décisionnels, l’expertise, les communications et la prise de décision à Ottawa et en Ontario. Et cela ne concerne pas que le Québec, mais toutes les provinces.

Historiquement, les directions régionales fédérales d’ici étaient d’ardents défenseurs des intérêts locaux et régionaux, et revendiquaient beaucoup d’Ottawa pour subvenir aux besoins spécifiques du Saint-Laurent (partie marine et fluviale). Maintenant, les décisions concernant le fleuve sont prises à Burlington, en Ontario. De plus, les responsabilités des dirigeants dans ces ministères chez nous ne se limitent plus aux besoins d’ici, mais leurs fonctions sont horizontales, c’est-à-dire que ces personnes sont maintenant responsables de l’ensemble des régions du Canada.

Maintenant, les décisions concernant le fleuve sont prises à Burlington, en Ontario.

Plus spécifiquement, pour faire face aux défis qui nous attendent, le gouvernement fédéral devrait : a) financer davantage la recherche et le développement en science de l’eau et sur l’état de situation ; b) accroître les effectifs en place afin de mieux répondre aux problèmes croissants ; c) augmenter, dans la région des Grands Lacs, la participation des scientifiques québécois qui consacrent leurs recherches aux enjeux de l’eau d’ici et en lien avec les Grands Lacs ; d) valider les changements effectués aux pouvoirs et responsabilités des directions régionales en termes d’efficacité pour le Saint-Laurent ; e) laisser les scientifiques libres de s’exprimer publiquement en tout temps ; et f) mettre de l’avant les besoins régionaux au moins autant que les priorités canadiennes.

De son côté, le gouvernement du Québec devrait faire davantage et augmenter les budgets des ministères qui travaillent sur l’eau et sur le Saint-Laurent. Cela servirait à assurer qu’il y a suffisamment de personnel technique sur le terrain (il en manque présentement) pour veiller à ce que les lois soient appliquées, pour effectuer le suivi et participer aux enjeux qui requièrent leur présence à long terme. Je pense à la régulation des eaux et leur impact sur les usages, aux cas de pollution, où les connaissances et l’expertise des ministères sont importantes pour atténuer les impacts et informer les citoyens en continu, etc.

Nous avons besoin : a) d’augmenter le nombre de scientifiques dans plusieurs domaines pointus, notamment en hydraulicité, en modélisation, en biodiversité, en urbanisme, en sécurité civile, en études d’impact du déplacement des populations. Dans cette perspective, il est impératif de développer de façon beaucoup plus stratégique nos connaissances de ce qui se passe dans la région des Grands Lacs, de nous tenir au courant des études effectuées sur les impacts des changements climatiques et des réflexions en cours sur la gouvernance de l’eau ; b) de mieux intégrer tous les ministères concernés de près ou de loin par le Saint-Laurent et ses tributaires ; c) d’accroître le nombre de représentants bilingues « fonctionnels » dans les différents ministères du gouvernement du Québec traitant les dossiers de l’eau du Saint-Laurent et des Grands Lacs ; d) d’augmenter l’enseignement au collégial et à l’université sur le cheminement et l’hydraulicité de la voie Saint-Laurent/Grands Lacs, et sur ses liens intrinsèques avec notre économie et notre qualité de vie durable ; e) d’impliquer davantage la société civile.

Tout comme Québec et Ottawa, les élus des villes riveraines du Saint-Laurent, et plus particulièrement de Montréal et de Québec, doivent inscrire cette question à l’agenda politique. Cela afin ; a) de mieux comprendre et suivre de près les enjeux transfrontaliers ; b) d’informer les municipalités riveraines sur l’évolution des problèmes communs et prendre note de leurs avis afin d’en tenir compte dans les questions concernant les Grands Lacs ; c) de développer les relations stratégiques avec les villes sises près des Grands Lacs ; d) de prévoir les ressources humaines et financières nécessaires afin de participer à l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, et aux forums et ateliers de travail pertinents.

En fait, les villes riveraines du Québec devraient s’unir et créer une force de représentation sur le long terme dans la région des Grands Lacs afin de, en parallèle aux efforts du gouvernement du Québec et des ONG environnementales, mieux faire comprendre leurs besoins et stimuler des partenariats indispensables pour maintenir un partage égal de l’eau des Grands Lacs.

Même si la Ville de Québec se trouve en dehors de la zone officielle d’influence de la régulation des eaux du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent, cette régulation risque d’avoir des conséquences négatives pour la ville quadricentenaire et ses environs.

Même si la Ville de Québec se trouve en dehors de la zone officielle d’influence de la régulation des eaux du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent, cette régulation risque d’avoir des conséquences négatives pour la ville quadricentenaire et ses environs. Ainsi, le gonflement du niveau de l’Atlantique pourrait provoquer, entre autres, le mouvement vers l’amont de « la ligne » des eaux salées, située maintenant à l’Île d’Orléans. Si ce rehaussement se produit en même temps que de faibles apports d’eau douce du lac Ontario, la « ligne » risque fort de migrer davantage et de contaminer les prises d’eau de municipalités comme Lévis, Ste-Foy, Cap-Rouge, etc. Il faut donc que les élus intègrent la nouvelle donne à leur échiquier politique et à leur plan d’action afin de se préparer le mieux possible aux changements qui risquent de se produire. Pour ce faire, des liens de travail étroits avec nos experts québécois, comme ceux d’Ouranos, qui sont des sources majeures d’information en temps réel, peuvent leur permettre d’ajuster leur réflexion et valider dans le temps les déductions comme celles énoncées dans ce texte.

En ce qui concerne l’usage économique le plus important du système Saint-Laurent/Grands Lacs, la navigation commerciale, il y a une réflexion et un travail collectif à effectuer pour raffiner la stratégie en termes de développement durable de ce secteur d’activité. L’industrie, et c’est tout à son honneur, s’attèle à la tâche, en collaboration avec les différents ordres de gouvernement, afin de tenter de se prémunir le plus possible contre les impacts négatifs des variations climatiques. Mais la réflexion sur les meilleures façons de gérer les volumes d’eau disponibles du Saint-Laurent est dorénavant l’affaire de tous.

À titre d’exemple, dans le but d’établir une toute nouvelle base de départ, dans un contexte de développement durable, pour le transport des marchandises dans le réseau Saint-Laurent/Grands Lacs, l’industrie maritime ” forte de l’appui de la population du bassin Saint-Laurent, de l’Ontario et des États de l’amont ” pourrait examiner la faisabilité d’établir un réseau de transport maritime sans voie navigable (fin du dragage d’entretien), qui utiliserait des infrastructures portuaires ciblées (ports naturels en eau profonde) pour amener les plus gros navires jusque dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent et, pour la suite, ferait appel à un réseau de plus petits navires, ou de barges conçues spécifiquement pour le transport de marchandises en conteneurs, dans la partie fluviale du fleuve et en amont sur les Grands Lacs.

Un tel exercice, réalisé dans la plus grande transparence, amènerait l’industrie et la population à faire des choix éclairés et à décider conjointement comment nous voulons, comme société moderne, tenir compte de nos besoins croissants tout en protégeant un plan d’eau vital et vivant.

Il faut rappeler que, si le niveau de l’eau des Grands Lacs s’abaisse irrémédiablement avec le réchauffement du climat, les pressions politiques des populations autour des Grands Lacs pour garder l’eau pour elles deviendront intenables. Dans ce contexte, si l’industrie maritime au Québec et sa composante internationale, dont les navires transitent par le Saint-Laurent, insistent pour toujours utiliser les plus gros navires possibles, elles risquent de perdre face à ces pressions, car l’eau sera destinée en priorité aux citoyens. Par contre, si la stratégie de développement mise sur des technologies « douces » d’adaptation (barges et petits navires) et affecte les plus gros navires aux ports naturels en eau profonde, le Saint-Laurent et sa partie fluviale sauront soutenir l’industrie au mieux avec l’eau disponible.

La prise de conscience des problèmes actuels liés à cette ressource rare, l’anticipation des impacts du réchauffement de la planète et l’inquiétude à propos des différents usages de l’eau feront naître de nouvelles façons de faire, et la population doit se les approprier. Il faut aller ensemble vers la gestion intégrée, l’interdépendance, le partage équitable, et investir massivement dans la R-D et l’éducation.

Le 400e anniversaire de la création de la Ville de Québec est peut-être l’événement qui suscitera un éveil collectif de tous les Québécois, de leurs gouvernements et de leurs élus, et de tous les secteurs d’activité. Souhaitons que cette période de rétrospective soit l’occasion de confirmer que l’importance et l’influence « magique » que revêtait le Saint- Laurent aux yeux de nos ancêtres ont survécu aux 400 dernières années.

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