De son livre Lettres à un jeune politicien
Septembre 2012

Il n’y a pas lieu pour autant d’accepter le statu quo qui nous fait tourner en rond. L’obligation de remettre le Québec sur les rails s’impose à tous les protagonistes, qu’ils soient souverainistes, fédéralistes ou qu’ils tentent de se réfugier dans les limbes constitutionnels. Car nous avons rendez-vous avec des problèmes terriblement pressants : l’essoufflement de l’État, le taux d’endettement, le fardeau fiscal, le sous-financement des programmes d’éducation et de la santé, le renouvellement des infrastructures, l’harmonisation des exigences environnementales avec le nécessaire développement de nos ressources naturelles, et combien d’autres enjeux primordiaux.

Note bien, en plus, que nous n’avons pas l’excuse d’un manque de compétence constitutionnelle pour justifier l’immobilisme. Ce qu’il faut se demander, c’est d’où viendront les forces vitales capables de briser cette stagnation étouffante et d’opérer le renouvellement attendu? Qui pourrait insuffler aux partis existants l’énergie et l’imagination capables de forcer les remises en question qui se font attendre?

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