C’est non sans difficulté que les gouvernements fédéral et provinciaux avaient défini le cadre de réglementation du domaine complexe, sur le plan éthique et scientifique, des techniques de reproduction. Et après l’invalidation partielle de la Loi sur la procréation assistée de 2004, Ottawa tente aujourd’hui de l’actualiser en y intégrant des dispositions sur certaines pratiques comme le don de sperme et d’ovules ou la rémunération des donneurs et des mères porteuses. De grands spécialistes canadiens examinent dans ce dossier les éléments d’une politique sur la procréation assistée de reproduction qui demandent une attention et une humanité particulières, notamment le stockage d’embryons congelés, les tests génétiques et la modification génique, ou encore les problèmes transnationaux posés par les donneurs et les enfants de mères porteuses. Ils plaident aussi pour la participation des citoyens au processus décisionnel.

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