Ce cinquième sondage annuel sur l’humeur du Canada a trouvé les Canadiens dans de bien meilleures dispositions qu’il y un an : près des deux tiers croient que leur pays est engagé dans la bonne direction, près de la moitié pensent que sa réputation internationale s’est améliorée.

Les Canadiens sont bien plus satisfaits qu’à pareille date l’an dernier de la situation intérieure de leur pays et de sa position internationale. Pas moins de 63,5 p. 100 jugent ainsi que le Canada progresse dans la bonne direction, contre 52 p. 100 en 2010. Et près de la moitié (48,7 p. 100) estiment que sa réputation s’est améliorée à l’échelle mondiale : une hausse de 20 points en un an. Voilà qui a toutes les allures d’un « printemps canadien ».

Telles sont les principales conclusions du cinquième sondage annuel sur l’humeur du Canada, réalisé pour Options politiques par Nanos Research du 20 au 24 octobre auprès de 1 202 Canadiens. La marge d’erreur de ce sondage téléphonique par échantillons aléatoires est de plus ou moins 2,8 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Il s’agit là d’excellents résultats pour Stephen Harper et son nouveau gouvernement conservateur majoritaire, dont le taux d’approbation a aussi progressé : 40,2 p. 100 des Canadiens jugent très bonnes ou bonnes sa performance et celle de son gouvernement, une hausse de 10 points par rapport à 2010. Seulement 24,3 p. 100 estiment leurs résultats faibles ou très faibles, soit quatre points de moins que l’an dernier (question 1).

Même sur l’épineuse question des relations fédérales-provinciales, 18 p. 100 parlent d’amélioration, contre 12p.100 il y a un an, alors que 30p.100 au lieu de 36 p. 100 ne voient aucune amélioration (question 3).

Mais les Canadiens sont surtout plus nombreux à approuver la direction empruntée par leur pays et à penser que sa réputation dans le monde s’est améliorée.

Depuis maintenant cinq ans que nous évaluons l’humeur du Canada pour Options politiques, le pourcentage de Canadiens estimant que leur pays est engagé sur la bonne voie atteint cette année son plus haut niveau avec 63,5 p. 100, contre 52,2 p. 100 en 2010 (question 2). L’élection d’un « gouvernement conservateur majoritaire fort et stable », pour reprendre le souhait formulé en campagne par le premier ministre, y est sans doute pour quelque chose. Il semble aussi que la population ait pris bonne note du fait qu’au sortir de la récession, le Canada affiche une meilleure performance économique que tout autre pays du G7.

Ces bons résultats économiques ne sont vraisemblablement pas étrangers à ce « printemps canadien », qui comporte de multiples facettes. Face aux turbulences qui agitent le monde, les Canadiens jugent favorablement la situation de leur pays sur l’échiquier international, entre autres par rapport à ce que vivent nos voisins du Sud et l’Europe.

En matière de défense et de diplomatie, ils sentent visiblement que les choses se sont aussi améliorées avec la fin de notre mission de combat en Afghanistan et notre participation à la mission de l’OTAN en Libye, qui a permis d’expulser Kadhafi du pouvoir après plus de 40 ans de dictature. Rappelons que les avions canadiens ont fait plus de 10 p. 100 des 6 000 sorties qui ont aidé les rebelles à s’affranchir de leur tyran.

Si la politique étrangère n’est pas un enjeu prioritaire et rarement une question électorale décisive, la proportion de Canadiens estimant que la réputation internationale de leur pays s’est « améliorée ou plutôt améliorée » a ainsi bondi de 28,7 p. 100 l’an dernier à 48,7 p. 100 cette année (question 4).

Tout comme les Canadiens approuvent fortement la voie qu’emprunte leur pays, depuis le lancement de ce sondage il y a cinq ans, ils n’ont jamais été aussi nombreux à percevoir favorablement sa réputation internationale.

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