Les jeunes Canadiens n’ont aucun problème d’apathie, affirme le premier ministre Justin Trudeau, qui souhaite mobiliser leur sens de l’engagement civique et du service public.

Il y a quelques semaines, le Canada a accueilli avec succès la cinquième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Pour clore la conférence, j’ai rejoint des jeunes sur la scène et annoncé le montant total promis par les donateurs.

Les quelque 13 milliards de dollars américains recueillis seront très utiles pour combattre le sida, la tuberculose et le paludisme. Et les jeunes gens, qui étaient à mes côtés sur la scène, font partie de la première génération qui peut en finir pour de bon avec ces maladies. Cette tâche leur revient maintenant et je ne suis pas trop inquiet. En fait, je trouve que notre avenir ne saurait être en de meilleures mains.

La génération actuelle des jeunes Canadiens est la plus instruite, la plus branchée et la plus diversifiée de toute l’histoire de notre pays. Ces jeunes façonnent nos communautés à un point que nous n’aurions pu imaginer, même il y a 20 ans. Pourtant, je sais que beaucoup de jeunes Canadiens peuvent – et veulent – en faire davantage.

Notre gouvernement étend son horizon à 40 ans, il ne limite pas son regard aux 4 prochaines années. Nos jeunes contribueront à la réalisation de sa vision. Les jeunes ont la capacité de se projeter des dizaines d’années dans l’avenir et ils ne craignent pas de remettre en question le statu quo.

Si nous leur offrons l’occasion et si nous les soutenons, nous pouvons donner à un plus grand nombre de jeunes le pouvoir d’occuper la scène. Où que ce soit – assemblées locales ou conférences internationales, au Canada ou ailleurs dans le monde –, notre gouvernement veut les aider.

C’est pourquoi nous avons pris plusieurs engagements envers les jeunes dans le budget 2016, dont la création du Conseil jeunesse du premier ministre, pour écouter – aux plus hauts échelons du gouvernement – ce que les jeunes ont à dire. Nous avons aussi affecté 105 millions de dollars sur 5 ans à une initiative afin de permettre aux jeunes d’acquérir une précieuse expérience de travail et de vie tout en soutenant des communautés partout au Canada.

Le 19 juillet, nous avons lancé un appel pour trouver les 15 premiers membres du Conseil. Dans les semaines qui ont suivi, nous avons reçu plus de 13 000 demandes de la part de jeunes Canadiens, de 16 à 24 ans, des quatre coins du pays.

Au début de l’an prochain, 15 autres jeunes se joindront au Conseil. Ensemble, ces 30 jeunes Canadiens formeront un groupe paritaire et représentatif de la diversité du Canada : les 10 provinces et les 3 territoires, les grandes et les petites villes, ainsi que de nombreuses langues, ethnicités et cultures.

Le Conseil ne sera pas regardé de haut, comme une « table d’enfants ». Les jeunes Canadiens auront la juste place qui leur revient aux plus hauts échelons du gouvernement et ils auront l’occasion de me faire directement part de leur avis sur nos politiques.

J’ai rencontré récemment le Conseil pour la première fois. Je m’attends à ce que nous ayons des discussions importantes et difficiles sur l’emploi et l’égalité des sexes. Je m’attends à être mis au courant de nombreux nouveaux dossiers grâce au regard direct et diversifié des membres du Conseil. Je ne doute pas que de nos discussions émergeront de nouvelles questions, qui conduiront à des solutions novatrices à des problèmes socio-économiques qui persistent au pays.

La portée de ces discussions ne se limitera pas à cette rencontre, à Ottawa, ni aux jeunes Canadiens qui y participeront. Plus de 140 collègues parlementaires – et d’autres s’y ajouteront – se sont engagés à constituer des conseils jeunesse dans leurs communautés. Donc, des centaines de jeunes de partout au Canada auront l’occasion de rencontrer leurs députés plusieurs fois par année, de façon à pouvoir partager leurs points de vue, dans une optique plus locale.

Il y a quelques années, à titre de porte-parole du Parti libéral pour la jeunesse, j’ai présenté à la Chambre des communes une motion visant l’élaboration d’une politique nationale de service national pour les jeunes Canadiens. Aujourd’hui, je suis fier de dire que notre gouvernement travaille à une initiative nationale qui permettra d’aider les jeunes à servir la communauté.

La philosophie à l’origine de cette initiative est simple : les jeunes qui veulent servir leur communauté devraient avoir la possibilité de le faire. Nous devrions pouvoir orienter les jeunes vers des organisations qui veulent être en lien avec eux. Et nous devrions en faire davantage pour les jeunes qui veulent faire plus que ce qu’ils font déjà.

C’est le manque d’information sur les possibilités de servir leur communauté – et non l’apathie – qui empêche beaucoup de jeunes de donner de leur temps. Certains jeunes veulent le faire, mais on ne leur a jamais offert l’occasion. Au même moment, beaucoup d’organismes de services pour les jeunes veulent faire appel à davantage de jeunes, mais ils n’ont ni la capacité ni les ressources pour le faire.

Avec l’initiative que nous mettrons sur pied, nous pourrons offrir à davantage de jeunes des occasions de faire du bénévolat et de servir leur communauté, dont ils n’auraient pas entendu parler ou qui ne leur auraient pas été accessibles autrement.

Quand nous permettons plus facilement aux jeunes de trouver les causes qui leur tiennent à cœur, nous les aidons aussi à surmonter la plus grande difficulté que connaît leur génération : trouver de bonnes occasions de faire du bénévolat ou de servir, qui leur offrent l’occasion d’acquérir les compétences et l’expérience dont ils ont besoin pour s’épanouir.

Dans chaque communauté où je vais, des jeunes me disent qu’ils sont incapables de décrocher un emploi parce qu’ils n’ont aucune expérience professionnelle et qu’ils ne parviennent pas à acquérir d’expérience de travail parce qu’ils n’ont pas d’emploi.

C’est un cercle vicieux – un cercle vicieux que notre gouvernement cherche à briser.

En rendant plus accessibles et nombreuses, à l’échelle nationale, les occasions de faire du bénévolat et de servir la communauté, nous permettrons aux jeunes de trouver plus facilement ces expériences de travail et de vie qui sont essentielles. Plus ces occasions seront nombreuses, plus les jeunes seront nombreux à pouvoir exercer un leadership, à développer leurs forces individuelles et leurs compétences en matière de relations interpersonnelles – de façon à pouvoir s’épanouir dans tous les aspects de la vie, sur le plan personnel et sur le plan professionnel.

Notre gouvernement ne dictera pas qui servira sa communauté, ni où ni comment. Nous allons plutôt aider nos communautés à répondre à leurs besoins et donner à nos jeunes les moyens de réaliser leurs ambitions.

Je parle au nom de mes collègues parlementaires quand je dis à quel point nous avons de la chance de siéger à la Chambre des communes et que des gens nous aient encouragés et nous aient fait comprendre la valeur et l’importance de servir nos communautés.

Avec l’initiative que nous mettrons sur pied pour les jeunes et avec le Conseil jeunesse, notre gouvernement a deux instruments extraordinaires pour faire naître chez les jeunes Canadiens une culture de service et d’engagement civique, le goût d’être des citoyens du monde – peu importe leur milieu ou leur situation personnelle – qu’ils conserveront tout au long de leur vie.

Ces initiatives encourageront les jeunes Canadiens à découvrir notre pays tel qu’il est, c’est-à-dire véritablement diversifié et enrichissant. Elles forceront également certains d’entre eux à réfléchir à leurs propres partis pris et préjugés, sans même sortir du pays.

Par-dessus tout, l’initiative qui aidera les jeunes à servir la communauté et le Conseil jeunesse permettront à un plus grand nombre de jeunes de comprendre les responsabilités liées au fait de servir la communauté et l’immense satisfaction que procure la possibilité de la servir.

J’aurai le plaisir de vous fournir de plus amples détails au sujet de ces initiatives, ainsi que d’autres nouvelles politiques destinées aux jeunes, au cours des prochains mois.

Ensemble, nous aiderons la jeunesse à bâtir un Canada meilleur – et un monde meilleur – une communauté à la fois.

Cet article fait partie du dossier La jeunesse du pays face aux politiques publiques. La jeunesse du pays face aux politiques publiques.

Photo: Paul Chiasson / The Canadian Press

 


Souhaitez-vous réagir à cet article ? Joignez-vous aux débats d’Options politiques et soumettez-nous votre texte en suivant ces directives. | Do you have something to say about the article you just read? Be part of the Policy Options discussion, and send in your own submission. Here is a link on how to do it.