En réponse à l’article «Pour une meilleure équité sociale, il faut investir dans l’éducation des adultes et combler la fracture numérique»
L’accès au matériel informatique et à une connexion Internet fiable est devenu une condition essentielle à la réussite scolaire. Dans ce contexte, il ne s’agit plus d’un simple confort ou d’une responsabilité individuelle, mais d’un enjeu fondamental d’équité et de justice sociale.
Comme le souligne l’article « Pour une meilleure équité sociale, il faut investir dans l’éducation des adultes et combler la fracture numérique » , ladite fracture numérique continue de créer des inégalités importantes entre les individus, particulièrement chez les personnes issues de milieux défavorisés et les groupes vulnérables.
D’un point de vue éthique, cette situation soulève une question centrale: est-il juste que la réussite scolaire dépende de ressources matérielles que tous les étudiants ne possèdent pas? Si l’éducation est un droit fondamental, alors les conditions nécessaires pour y accéder de manière équitable devraient être garanties. Autrement, le système éducatif risque de reproduire les inégalités sociales déjà existantes.
Cela dit, certaines solutions existent déjà, comme l’achat d’ordinateurs usagés ou l’accès gratuit aux postes informatiques dans les bibliothèques. Toutefois, ces options ne suffisent pas à répondre aux besoins des étudiants, notamment en raison des horaires limités ou de la difficulté de transport.
Ces solutions, bien qu’utiles, ne remplacent pas un accès stable et personnel au matériel. L’expérience de l’enseignement à distance durant la pandémie a mis en évidence ces inégalités. Certains étudiants ont pu poursuivre leurs apprentissages sans obstacle, tandis que d’autres ont été limités par un manque d’équipement. Les écoles ont fourni quelques équipements, mais pas suffisamment pour tous les étudiants qui en avaient besoin.
Plusieurs étudiants en formation générale des adultes ont dû mettre leur parcours sur pause. Ainsi, il apparaît éthiquement nécessaire de reconnaître que l’accès au numérique relève d’une responsabilité collective. Les institutions éducatives et les pouvoirs publics doivent réduire ces inégalités en favorisant un accès plus équitable aux outils numériques.
Amélie Paré, étudiante au certificat en éducation et formation des adultes à l’université TELUQ, à Québec.
