En réponse à l’article « Pourquoi le Québec ne peut pas limiter le nombre de demandeurs d’asile » de Baya Amouri
En lisant le commentaire de Mme Baya Amouri, je me rends compte qu’elle fait totalement abstraction de la situation du Québec dans la fédération canadienne en négligeant le motif le plus évident pour la position du Parti québécois et de PSPP. Ensuite, elle utilise une approche légaliste pour clamer que le Québec ne peut rien faire car « la loi c’est la loi », faisant encore ici totalement abstraction du fait que des lois changent à chaque législature et que l’accord auquel elle réfère à plusieurs reprises est un accord négocié entre Ottawa et Québec qui a été voté en loi par le Parlement du Canada.
Quel est donc le motif du Québec pour exiger des changements?
Le Québec fait face à une menace d’assimilation énorme, car, très majoritairement, les immigrants qui viennent au Québec choisissent souvent de vivre en anglais, malgré avoir effectué toutes leurs études au primaire et secondaire en français en raison de la loi 101. Les Québécois de toutes origines vivent dans un continent nord-américain anglophone. Tant les Québécois que les immigrants sont naturellement attirés par les cultures américaine et canadienne anglaise qui, à toute fins utiles, n’en font qu’une.
Fermer les yeux sur cette réalité contribue à faire des Canadiens francophones une minorité comme toutes les autres, ce qui, en perpétuant les politiques actuelles, conduit inévitablement à la disparition d’un des deux peuples fondateurs du pays. Et ce n’est pas le peuple anglophone qui disparaîtra.
Alain Michaud
L’Assomption, Qc
