{"id":268213,"date":"2008-11-01T18:21:17","date_gmt":"2008-11-01T22:21:17","guid":{"rendered":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/issues\/elections-2008-effacement-continu-de-la-representation-des-femmes\/"},"modified":"2025-10-07T22:58:17","modified_gmt":"2025-10-08T02:58:17","slug":"elections-2008-effacement-continu-de-la-representation-des-femmes","status":"publish","type":"issues","link":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2008\/11\/elections-2008-effacement-continu-de-la-representation-des-femmes\/","title":{"rendered":"\u00c9lections 2008 : effacement continu de la repr\u00e9sentation des femmes"},"content":{"rendered":"<p class=\"dropcap-big\">Au moment de sa dissolution, en septembre 2008, 65 femmes si\u00e9geaient \u00e0 la Chambre basse du Parlement canadien (64 avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9lues le 23 janvier 2006). Avec un taux de f\u00e9minisation de 21,4 p. 100 (4 si\u00e8ges \u00e9taient vacants et 239 \u00e9taient occup\u00e9s par des hommes), la Chambre des communes du Canada se positionnait \u00e0 peu pr\u00e8s au 50e rang sur la sc\u00e8ne internationale selon le classement qu\u2019\u00e9tablit l\u2019Union interparlementaire.<\/p>\n<p>Depuis les \u00e9lections f\u00e9d\u00e9rales de 1997, la proportion des d\u00e9put\u00e9es \u00e0 la Chambre des communes stagne autour de 20- 22 p. 100. Loin de court-circuiter cette tendance, les r\u00e9sultats du rendez-vous \u00e9lectoral de 2008 sont venus la confirmer. En d\u2019autres mots, les \u00e9lections de 2008 en sont de continuit\u00e9 plut\u00f4t que de rupture au chapitre de la repr\u00e9sentation l\u00e9gislative des femmes. Si la notion de \u00ab plafond de verre \u00bb peut faire (sou)rire, en cela qu\u2019elle laisse entendre qu\u2019une main invisible orchestre un complot contre l\u2019acc\u00e8s des femmes aux institutions d\u00e9mocratiques, par ailleurs, force est de reconna\u00eetre qu\u2019elle traduit avec justesse l\u2019id\u00e9e que des blocages freinent la progression de la pr\u00e9sence des femmes \u00e0 la Chambre basse du Parlement canadien.<\/p>\n<p>Bien que les femmes d\u00e9tiennent les droits de voter et de se porter candidates aux \u00e9lections f\u00e9d\u00e9rales depuis la fin des ann\u00e9es 1910, leur proportion \u00e0 la Chambre des communes demeure bien en de\u00e7\u00e0 des exigences pos\u00e9es par une conception microcosmique (ou descriptive) de la repr\u00e9sentation politique. En effet, selon la Commission Bird sur la situation de la femme au Canada, les \u00e9lections f\u00e9d\u00e9rales de 1921 \u00e0 1968 inclusivement ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une d\u00e9putation f\u00e9minis\u00e9e \u00e0 hauteur de 0,8 p. 100. Aux \u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales de 1972 \u00e0 2006 inclusivement, la population canadienne a confi\u00e9 410 mandats de repr\u00e9sentation \u00e0 des femmes contre 2 772 \u00e0 des hommes, soit un taux de f\u00e9minisation de 12,9 p. 100.<\/p>\n<p>En termes comparatifs, un regard sur le classement de l\u2019Union interparlementaire permet de constater qu\u2019en septembre 2008, la Chambre basse du Parlement f\u00e9d\u00e9ral comptait moins de femmes que les assembl\u00e9es l\u00e9gislatives du Rwanda\u00a0(56,3 p. 100), du Mozambique (34,8 p. 100), de l\u2019Ouganda (30,7 p. 100), de l\u2019Afghanistan (27,7 p. 100) ou encore des \u00c9mirats Arabes Unis et du Pakistan (22,5 p. 100). Il faut dire que le Canada partageait sa pi\u00e8tre performance avec d\u2019autres d\u00e9mocraties repr\u00e9sentatives bien \u00e9tablies \u2014 les \u00c9tats-Unis (16,8 p. 100), la France (18,2 p. 100), la Grande-Bretagne (19,5 p. 100) et le Japon (9,4 p. 100). Force est de constater que la d\u00e9mocratie se joue toujours sans les femmes, et que les \u00e9lections canadiennes de 2008 n\u2019ont aucunement renvers\u00e9 la vapeur.<\/p>\n<p>L\u2019objectif de cet article est triple : d\u2019abord, brosser \u00e0 grands traits un portrait de la repr\u00e9sentation des femmes \u00e0 la Chambre des communes, ensuite, diss\u00e9quer le cas plus pr\u00e9cis des \u00e9lections de 2008, enfin, r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 certaines propositions afin d\u2019accentuer la proportion des d\u00e9put\u00e9es f\u00e9d\u00e9rales.<\/p>\n<p>Les femmes n\u2019ont pas constitu\u00e9 un enjeu des \u00e9lections de 2008, comme en t\u00e9moignent leur effacement des plateformes des partis ainsi que l\u2019avanc\u00e9e modeste de leur repr\u00e9sentation aux Communes.<\/p>\n<p>Si le Bloc qu\u00e9b\u00e9cois (BQ), le Nouveau Parti d\u00e9mocratique (NPD) et le Parti lib\u00e9ral du Canada (PLC) ont pris quelques engagements timides envers elles, le Parti conservateur (PC) est rest\u00e9 muet sur la question. Pour illustrer, aucun onglet de son site Web n\u2019\u00e9tait \u00e0 l\u2019effigie des femmes, ce qui n\u2019est pas anodin consid\u00e9rant qu\u2019Internet constitue une source d\u2019information de plus en plus exploit\u00e9e par un nombre croissant d\u2019\u00e9lectrices et d\u2019\u00e9lecteurs.<\/p>\n<p>En fait, le PC a eu tendance \u00e0 confondre les femmes et la famille (dans son sens \u00e9largi), une confusion au demeurant aussi pr\u00e9sente chez les autres partis ; il s\u2019agit d\u2019interpeller celles-l\u00e0, mais sans les nommer, par le truchement de celleci. Par exemple, au chapitre des aidants naturels, le PC a promis de nouveaux all\u00e9gements fiscaux aux familles dont l\u2019un des deux \u00e9poux renon\u00e7ait \u00e0 un emploi \u00e0 temps complet afin de prendre soin d\u2019un malade (parions que l\u2019\u00ab \u00e9poux \u00bb anonyme vis\u00e9 par cet engagement est l\u2019\u00e9pouse). La formation de Stephen Harper s\u2019est \u00e9galement engag\u00e9e \u00e0 ce que les travailleuses et les travailleurs autonomes puissent b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un cong\u00e9 de maternit\u00e9 ou de paternit\u00e9 en cotisant (sur une base volontaire) au programme d\u2019assurance parentale. Le PC a cru bon d\u2019accorder un cr\u00e9dit d\u2019imp\u00f4t afin d\u2019\u00e9ponger une partie des frais inh\u00e9rents aux activit\u00e9s artistiques d\u2019un enfant de moins de 16 ans. Bref, pour les conservateurs, tout se pr\u00e9sentait comme s\u2019il n\u2019y avait point de salut hors de la famille (h\u00e9t\u00e9rosexuelle et nucl\u00e9aire, bien s\u00fbr). Il faut dire aussi qu\u2019au cours de la campagne, le premier ministre sortant a entretenu une image de \u00ab bon p\u00e8re de famille \u00bb, visitant des garderies et posant avec des bambins, partageant pour un moment l\u2019intimit\u00e9 d\u2019une famille type de la classe moyenne vivant en banlieue. Ces mises en sc\u00e8ne ont s\u00e9duit un certain \u00e9lectorat f\u00e9minin (et sans doute aussi masculin).<\/p>\n<p>Les autres formations politiques ont fait preuve d\u2019un peu plus d\u2019ouverture aux probl\u00e9matiques de la \u00ab condition f\u00e9minine \u00bb, mais sans grand \u00e9clat. D\u00e9j\u00e0, les sites Web du BQ et du NPD comportaient un onglet \u00ab femmes \u00bb (ou \u00ab \u00e9galit\u00e9 des sexes \u00bb). Du c\u00f4t\u00e9 du NPD, Jack Layton a promis de cr\u00e9er plus de places en garderies, de bonifier le r\u00e9gime de prestations pour enfants et de mettre sur pied un programme national de soins \u00e0 domicile pour les personnes \u00e2g\u00e9es (dont beaucoup sont des femmes). Pour sa part le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a d\u00e9cri\u00e9 les \u00ab compressions id\u00e9ologiques \u00bb \u00e0 Condition f\u00e9minine Canada ainsi que les modifications apport\u00e9es aux crit\u00e8res d\u2019admissibilit\u00e9 au financement des groupes de femmes. Si le BQ s\u2019est engag\u00e9 sur le terrain de l\u2019\u00e9quit\u00e9 salariale, la touche d\u2019exclusivit\u00e9 du PLC a \u00e9t\u00e9 de proposer des mesures fiscales afin d\u2019inciter les partis politiques \u00e0 recruter plus de candidates (une recommandation inspir\u00e9e des travaux de la Commission Lortie). Le chef lib\u00e9ral a aussi promis de r\u00e9tablir pleinement le Programme de contestation judiciaire dont les groupes de femmes ont grandement tir\u00e9 b\u00e9n\u00e9fice et, comme le NPD, de cr\u00e9er des places en garderies. Le PLC a \u00e9galement saupoudr\u00e9 divers engagements fiscaux destin\u00e9s aux familles.<\/p>\n<p>Un seul dossier, celui de l\u2019avortement, a positionn\u00e9 pour un temps la probl\u00e9matique des femmes et de la \u00ab condition f\u00e9minine \u00bb \u00e0 l\u2019avant-sc\u00e8ne, mais selon un mode r\u00e9actif : de Vancouver \u00e0 Halifax, des femmes (et des hommes aussi) se sont mobilis\u00e9es non pour r\u00e9clamer une meilleure accessibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019avortement, mais pour d\u00e9fendre un acquis. C\u2019est en cela que la question de l\u2019avortement est pass\u00e9e dans la campagne sous un mode r\u00e9actif : il s\u2019agissait de faire en sorte que l\u2019avortement demeure une libert\u00e9 n\u00e9gative au Canada, mais non de travailler \u00e0 sa promotion au rang de libert\u00e9 positive. C\u2019est dire la force du vent de conservatisme qui souffla sur la campagne \u00e9lectorale de 2008 ! Les chefs ont soutenu ne pas vouloir recriminaliser l\u2019avortement, m\u00eame Stephen Harper. Or, \u00e0 peine quelques semaines auparavant, il avait vot\u00e9 en faveur du projet de loi priv\u00e9 C-484, \u00ab Loi sur les\u00a0enfants non encore n\u00e9s victimes d\u2019actes criminels \u00bb. Selon plusieurs analystes, l\u2019objectif (non avou\u00e9) du C-484 \u00e9tait de r\u00e9inscrire, \u00e0 plus ou moins longue \u00e9ch\u00e9ance, l\u2019avortement au Code criminel canadien. Sachant qu\u2019il n\u2019est pas l\u00e9gion qu\u2019un premier ministre vote sur un projet de loi priv\u00e9 et consid\u00e9rant les convictions personnelles du leader conservateur sur la question ainsi que l\u2019oreille attentive qu\u2019il pr\u00eate au lobby pro-vie (tr\u00e8s pr\u00e9sent au PC), tout porte \u00e0 croire que tant et aussi longtemps que Stephen Harper logera au 24 Sussex, la question de l\u2019avortement restera une \u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s suspendue au-dessus des femmes et du mouvement des femmes. (Par contre, s\u2019il veut d\u00e9crocher un gouvernement majoritaire, le PC devra \u00e9largir sa base \u00e9lectorale au Qu\u00e9bec, l\u00e0 o\u00f9 une majorit\u00e9 de l\u2019\u00e9lectorat se rallie \u00e0 l\u2019option pro-choix, ce qui devrait inciter le premier ministre \u00e0 y penser \u00e0 deux fois avant de recriminaliser l\u2019avortement.)<\/p>\n<p class=\"dropcap\">Si une vague rose n\u2019a pas d\u00e9ferl\u00e9 sur les Communes canadiennes le soir du 14 octobre 2008, ce n\u2019est pas par manque d\u2019aspirantes d\u00e9put\u00e9es. Ensemble, les quatre partis politiques pr\u00e9sents \u00e0 la Chambre au moment du d\u00e9clenchement des \u00e9lections ont pr\u00e9sent\u00e9 plus de candidates en 2008 qu\u2019ils ne l\u2019avaient fait en 2006 (ou m\u00eame \u00e0 toute autre \u00e9lection auparavant) : 300 candidates contre 248 (pour un taux de f\u00e9minisation global de 30,1 p. 100 en 2008 contre 24,8 p. 100 en 2006). Or, cette augmentation du nombre de femmes candidates (de 21 p. 100 en nombre absolu et 5,3 en pourcentage) n\u2019a pas connu une r\u00e9sonnance proportionnelle au sein de la d\u00e9putation : avec 69 candidates victorieuses plut\u00f4t que 64 en 2006 (une hausse de 7,82 p. 100), le taux de f\u00e9minisation de la Chambres des communes est pass\u00e9 \u00e0 22,4 p. 100 en 2008 contre 20,8 p. 100 en 2006 (+ 1,6 p. 100). Le tableau 1 pr\u00e9sente quelques chiffres qui contribuent \u00e0 \u00e9lucider cet \u00e9cart entre la proportion des candidates et celle des \u00e9lues.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/tremblay-tableau-1.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-89434\" src=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/tremblay-tableau-1.png\" alt=\"\" width=\"574\" height=\"293\" \/><\/a><\/p>\n<p>Un premier constat veut que l\u2019orientation id\u00e9ologique des partis soit un indicateur de leur porosit\u00e9 aux femmes. En effet, le PC, qui se situe le plus \u00e0 droite sur l\u2019\u00e9chiquier de la politique f\u00e9d\u00e9rale, est la formation qui a pr\u00e9sent\u00e9 le moins de candidates, alors que les rangs du PLC, bien camp\u00e9 au centre (avec des d\u00e9bordements \u00e0 droite ou \u00e0 gauche, selon les th\u00e9matiques), en comptaient le plus, suivi de pr\u00e8s par le NPD, localis\u00e9 encore plus \u00e0 gauche. Le cas du BQ \u00e9tonne non seulement en raison de sa proportion plut\u00f4t modeste de candidates, mais parce qu\u2019il en pr\u00e9senta moins aux \u00e9lections de 2008 qu\u2019\u00e0 celles de 2006 (26,7 p. 100 contre 30,7 p. 100).<\/p>\n<blockquote><p>Un premier constat veut que l\u2019orientation id\u00e9ologique des partis soit un indicateur de leur porosit\u00e9 aux femmes.<\/p><\/blockquote>\n<p>En revanche \u2014 et c\u2019est l\u00e0 un deuxi\u00e8me constat, le taux de succ\u00e8s des candidates est fonction de la popularit\u00e9 de leur parti aupr\u00e8s de l\u2019\u00e9lectorat. Ainsi, 75 p. 100 des candidates du parti de Gilles Duceppe, le grand vainqueur au Qu\u00e9bec du scrutin de 2008, ont \u00e9t\u00e9 \u00e9lues. Vient ensuite le gagnant \u00e0 l\u2019\u00e9chelle canadienne, le PC, dont plus du tiers des candidates (36,5 p. 100) a connu la victoire. La performance du NPD et, surtout, la d\u00e9bandade du PLC, se sont traduites par des proportions d\u2019\u00e9lues fort modestes : 11,5 p. 100 et 16,8 p. 100, respectivement. Bref, une tension oppose l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la candidature d\u2019une part, et l\u2019\u00e9lection au Parlement d\u2019autre part : les partis qui pr\u00e9sent\u00e8rent le plus de candidates en firent le moins \u00e9lire, alors que l\u00e0 o\u00f9 elles se faisaient plus rares, les candidates connurent de meilleurs taux de succ\u00e8s.<\/p>\n<p>Ceci pose la question de la comp\u00e9titivit\u00e9 des circonscriptions o\u00f9 les femmes briguent les suffrages. Le tableau 1 pr\u00e9sente des chiffres d\u00e9solants \u00e0 cet \u00e9gard. Si le PC et le PLC s\u2019opposent au regard de la proportion de femmes parmi leurs candidatures, les deux formations se rejoignent quant au succ\u00e8s nettement plus modeste de leurs aspirantes d\u00e9put\u00e9es comparativement aux aspirants d\u00e9put\u00e9s. Si, r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les recherches men\u00e9es dans ce domaine montrent que les femmes ne sont pas candidates dans des circonscriptions perdues d\u2019avance, il est possible que le scrutin de 2008 fasse exception \u00e0 cette tendance de fond. Par ailleurs, au NPD, les taux de succ\u00e8s des femmes et des hommes sont comparables, alors qu\u2019au Bloc, les femmes ont \u00e9t\u00e9 proportionnellement plus nombreuses que les hommes \u00e0 savourer une victoire \u00e9lectorale.<\/p>\n<p>Un troisi\u00e8me constat concerne le taux de f\u00e9minisation de la Chambre des communes, et notamment celui du parti qui forme le gouvernement : le caucus conservateur affiche le taux de f\u00e9minisation le plus faible, soit 16,1 p. 100. Cet effacement des femmes des banquettes conservatrices aurait pu se traduire par leur marginalisation dans les rangs minist\u00e9riels, mais le premier ministre a choisi de ne pas tomber dans ce pi\u00e8ge : 8 de ses 27 ministres sont des femmes (3\/11 pour les ministres d\u2019\u00c9tat), soit un cabinet dont le taux de f\u00e9minisation est presque le double de celui du caucus conservateur. Qui plus est, le premier ministre a non seulement nomm\u00e9 des femmes \u00e0 des minist\u00e8res d\u2019importance (comme la Sant\u00e9), mais il leur a confi\u00e9 des minist\u00e8res qui, traditionnellement, vont plut\u00f4t aux hommes (e.g., Ressources naturelles, et P\u00eaches et Oc\u00e9ans). Stephen Harper a sans doute\u00a0pris acte du fait que si plus de femmes avaient vot\u00e9 pour lui le 14 octobre, il serait peut-\u00eatre aujourd\u2019hui \u00e0 la t\u00eate d\u2019un gouvernement majoritaire.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout, la notion d\u2019effacement r\u00e9sume l\u2019importance que les partis ont accord\u00e9e aux femmes dans le cadre du scrutin f\u00e9d\u00e9ral de 2008. En revanche, celles-ci ont su saisir la question de l\u2019avortement pour forcer l\u2019agenda \u00e9lectoral et obliger les chefs politiques \u00e0 d\u00e9voiler leurs intentions. Par ailleurs, les femmes ont \u00e9t\u00e9 nombreuses \u00e0 mordre la poussi\u00e8re le soir du 14 octobre, avec pour r\u00e9sultat un maigre bond en avant de 1,6 p. 100 de la repr\u00e9sentation f\u00e9minine. Si la tendance se maintient (c\u2019est-\u00e0-dire en supposant des \u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales tous les trois ans se traduisant par une croissance de deux points de pourcentage de la pr\u00e9sence des femmes aux Communes), il faudra patienter au moins jusqu\u2019au milieu du 21e si\u00e8cle avant que la Chambre basse du Parlement ne compte un nombre \u00e9gal de femmes et d\u2019hommes. Est-il possible d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer les choses ?<\/p>\n<blockquote><p>Plusieurs voix accusent le mode de scrutin majoritaire et uninominal d\u2019\u00eatre responsable de la faible pr\u00e9sence des femmes en politique canadienne, et r\u00e9clament qu\u2019il soit abandonn\u00e9 au profit d\u2019un scrutin proportionnel ou mixte.<\/p><\/blockquote>\n<p class=\"dropcap\">Une panoplie de mesures pourrait renverser la vapeur de fa\u00e7on \u00e0 ce que la pr\u00e9sence des femmes \u00e0 la Chambre des communes cesse de faire du sur-place et progresse. Plusieurs voix accusent le mode de scrutin majoritaire et uninominal d\u2019\u00eatre responsable de la faible pr\u00e9sence des femmes en politique canadienne, et r\u00e9clament qu\u2019il soit abandonn\u00e9 au profit d\u2019un scrutin proportionnel ou mixte. Cet argument est vici\u00e9 \u00e0 plusieurs \u00e9gards. D\u2019abord, \u00e0 moins d\u2019un revirement exceptionnel de la conjoncture actuelle, la classe politique canadienne ne porte aucun int\u00e9r\u00eat \u00e0 la question de la r\u00e9forme du mode de scrutin. La seule r\u00e9forme des institutions qui pr\u00e9occupe le premier ministre Harper est celle du S\u00e9nat, et sa m\u00e9tamorphose en chambre \u00e9lective pourrait bien y faire reculer le pourcentage des femmes.<\/p>\n<p>Ensuite, il n\u2019y a pas de garantie que l\u2019adoption d\u2019un scrutin proportionnel ou mixte se traduise par une pr\u00e9sence plus substantielle des femmes \u00e0 la Chambre basse du Parlement. Un regard sur les donn\u00e9es compil\u00e9es par l\u2019Union interparlementaire r\u00e9v\u00e8le que si la plupart des pays qui comptent au moins le tiers de femmes parmi les membres de leur parlement national recourent \u00e0 des scrutins proportionnels ou mixtes (avec bien souvent des quotas \u00e9lectoraux pour les femmes), par ailleurs beaucoup de pays dot\u00e9s de tels scrutins affichent des proportions conservatrices de repr\u00e9sentantes (par exemple, la Bolivie [scrutin mixte, 16,9 p. 100], la Hongrie [scrutin mixte, 11,1 p. 100], la Colombie [proportionnel de listes, 8,4 p. 100], Malte [vote unique transf\u00e9rable, 8,7 p. 100] ou encore le Sri Lanka [proportionnel de listes, 5,8 p. 100]).<\/p>\n<p>Enfin, c\u2019est viser la mauvaise cible que de changer le mode de scrutin, puisque les partis politiques sont les premiers responsables de l\u2019effacement des femmes aux Communes. Les taux de succ\u00e8s in\u00e9gaux des candidates et des candidats du PC et du PLC viennent alimenter ce soup\u00e7on de culpabilit\u00e9 : si le conservatisme social du PC le rend \u00ab naturellement \u00bb hostile aux femmes, le PLC leur a ouvert toutes grandes ses portes alors m\u00eame qu\u2019il se savait condamn\u00e9 \u00e0 la guillotine \u00e9lectorale.<\/p>\n<p>Les partis \u00e9tant les premiers responsables de la sous-repr\u00e9sentation des femmes en politique, ce sont eux qui d\u00e9tiennent les cl\u00e9s ma\u00eetresses de la solution \u00e0 ce probl\u00e8me. Certes, l\u2019\u00c9tat peut inciter les partis \u00e0 accueillir un plus grand nombre de femmes parmi leurs rangs, par exemple par le moyen d\u2019incitatifs financiers (comme l\u2019a sugg\u00e9r\u00e9 le leader lib\u00e9ral). Toutefois, ces incitatifs doivent r\u00e9compenser la proportion des \u00e9lues et non des candidates, et ce, afin d\u2019encourager les partis \u00e0 faire \u00e9lire leurs candidates (et non \u00e0 mousser l\u2019image de femmes perdantes en politique). Tel que mentionn\u00e9 plus haut, si les partis, r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, ne condamnent pas les femmes \u00e0 des circonscriptions perdues d\u2019avance, par ailleurs consid\u00e9rant le d\u00e9ficit de repr\u00e9sentation qui frappe les femmes (i.e., l\u2019\u00e9cart entre leur poids d\u00e9mographique et leur pourcentage \u00e0 la Chambre), les partis devraient r\u00e9server leurs bonnes, tr\u00e8s bonnes et excellentes circonscriptions \u00e0 des candidates. Cette fa\u00e7on de voir a encadr\u00e9 le processus de s\u00e9lection des candidatures du Parti travailliste en vue des \u00e9lections britanniques de 1997 : le Labour Party s\u2019est dot\u00e9 d\u2019une politique de \u00ab courtes listes de femmes seulement \u00bb qu\u2019il appliqua dans la moiti\u00e9 des circonscriptions qu\u2019il ne d\u00e9tenait pas, mais qui offraient un bon potentiel de succ\u00e8s \u00e9lectoral, et dans la moiti\u00e9 de celles qu\u2019il d\u00e9tenait, mais o\u00f9 la d\u00e9put\u00e9e ou le d\u00e9put\u00e9 ne demandait pas un renouvellement de mandat \u00e0 Westminster. Rien, absolument rien n\u2019emp\u00eache les partis politiques canadiens d\u2019ainsi s\u2019autor\u00e9guler. Rien, sinon l\u2019essentiel, soit leur volont\u00e9 sinc\u00e8re d\u2019accentuer la f\u00e9minisation de la Chambre basse du Parlement, une volont\u00e9 qui n\u2019est tout simplement pas au rendez-vous. \u00c0 cet \u00e9gard aussi, les \u00e9lections de 2008 en sont de continuit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au moment de sa dissolution, en septembre 2008, 65 femmes si\u00e9geaient \u00e0 la Chambre basse du Parlement canadien (64 avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9lues le 23 janvier 2006). 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