{"id":263036,"date":"2011-08-01T04:00:00","date_gmt":"2011-08-01T08:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/issues\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/"},"modified":"2025-10-07T20:28:55","modified_gmt":"2025-10-08T00:28:55","slug":"la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien","status":"publish","type":"issues","link":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/","title":{"rendered":"La comp\u00e9titivit\u00e9 du secteur agroalimentaire canadien"},"content":{"rendered":"<p class=\"dropcap-big\">Le secteur agroalimentaire a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;une croissance rapide de productivit\u00e9 au cours du dernier si\u00e8cle en raison d&#8217;importants investissements publics et priv\u00e9s (dans une moindre mesure) dans les activit\u00e9s de recherche. La m\u00e9canisation de l&#8217;agriculture, la r\u00e9volution verte et les avanc\u00e9es en g\u00e9nie alimentaire ont fortement contribu\u00e9 \u00e0 discr\u00e9diter les pr\u00e9dictions selon lesquelles la capacit\u00e9 de production alimentaire ne suffirait pas \u00e0 satisfaire les besoins d&#8217;une population mondiale toujours croissante. Gr\u00e2ce aux am\u00e9liorations technologiques dans les transports et la logistique, des aliments frais nous proviennent aujourd&#8217;hui de partout dans le monde.<\/p>\n<p>Comme de nombreux autres secteurs, l&#8217;agroalimentaire n&#8217;\u00e9chappe pas \u00e0 la mondialisation. L&#8217;exploitation des \u00e9conomies d&#8217;\u00e9chelle dans la production et la transformation des denr\u00e9es comme dans la distribution et la vente au d\u00e9tail a contribu\u00e9 aux r\u00e9ductions drastiques des co\u00fbts. Elle a aussi entra\u00een\u00e9 la diminution du nombre de fermes et d&#8217;entreprises, et permis l&#8217;\u00e9mergence de g\u00e9ants agroalimentaires internationaux. R\u00e9cemment, une soci\u00e9t\u00e9 br\u00e9silienne, JBS, est ainsi devenue le plus grand transformateur de viande au monde gr\u00e2ce \u00e0 ses acquisitions de l&#8217;am\u00e9ricaine Smithfield Beef Group et de l&#8217;australienne Tasman Group ainsi que d&#8217;une participation de 50 p. 100 dans Inalca, qui est bas\u00e9e en Italie.<\/p>\n<p>Nos \u00ab champions nationaux \u00bb dans la distribution et la vente au d\u00e9tail, Loblaws, Sobeys et M\u00e9tro, sont respectivement sixi\u00e8me, douzi\u00e8me et dix-septi\u00e8me plus grand d\u00e9taillant alimentaire nord-am\u00e9ricain en termes de ventes, selon le classement \u00e9tabli par Supermarket News en 2010. Ils doivent rivaliser avec le \u00ab champion mondial \u00bb Walmart, le plus grand \u00e9picier et employeur du secteur priv\u00e9 au Canada, et il leur faudra bient\u00f4t lutter avec Target Corporation. La composition du secteur risque d&#8217;\u00eatre tr\u00e8s diff\u00e9rente d&#8217;ici cinq ans, et les nationalistes canadiens pourraient ne pas aimer le r\u00e9sultat, comme le permet de penser l&#8217;accueil r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la fusion des deux grands brasseurs canadiens avec de grandes entreprises mondiales, Labatt avec Anheuser-Busch InBev. en 1995 et Molson avec Coors en 2005.<\/p>\n<p>Par ailleurs, en raison des changements dans leurs habitudes de vie, les consommateurs d\u00e9pensent davantage pour des produits alimentaires transform\u00e9s et des pr\u00eats-\u00e0-manger. Dans le monde entier, les ventes de ces produits augmentent beaucoup plus rapidement que celles des produits agricoles primaires.<\/p>\n<p class=\"dropcap\">Le Canada est reconnu comme un grand exportateur de produits agricoles, mais pour pouvoir exploiter ces nouvelles opportunit\u00e9s, une plus grande coordination entre les producteurs, les transformateurs et les d\u00e9taillants sera n\u00e9cessaire. On peut se demander s&#8217;il poss\u00e8de les institutions, les politiques commerciale et agricole et la r\u00e9glementation n\u00e9cessaires pour rester comp\u00e9titif dans ce monde en constante mutation.<\/p>\n<p>Dans cet article, nous analysons la performance de trois diff\u00e9rentes cha\u00eenes d&#8217;approvisionnement agroalimentaires (celle des c\u00e9r\u00e9ales, des viandes et des secteurs r\u00e9gul\u00e9s par la gestion de l&#8217;offre), en nous int\u00e9ressant particuli\u00e8rement \u00e0 la production \u00e0 la ferme et aux institutions dont les activit\u00e9s ont des r\u00e9percussions sur la comp\u00e9titivit\u00e9.<\/p>\n<blockquote><p>La gestion efficace des risques est une n\u00e9cessit\u00e9 pour les\u00a0fili\u00e8res agroalimentaires, car elles sont plus que jamais\u00a0expos\u00e9es et vuln\u00e9rables aux chocs provoqu\u00e9s par la volatilit\u00e9\u00a0de l\u2019offre et du prix du p\u00e9trole.<\/p><\/blockquote>\n<p>Le Canada \u00e9tait le troisi\u00e8me plus important exportateur de bl\u00e9 apr\u00e8s les \u00c9tats-Unis et l&#8217;Union europ\u00e9enne (UE) en 2010, le quatri\u00e8me exportateur d&#8217;orge et le leader mondial pour les exportations de canola. Le secteur des c\u00e9r\u00e9ales et ol\u00e9agineux se porte bien et devrait continuer de prosp\u00e9rer en raison de l&#8217;expansion rapide de la production de biocarburants (favoris\u00e9e par les politiques \u00e9nerg\u00e9tique et environnementale) et de la consommation accrue de viande dans les pays \u00e0 revenus faible et moyen jouissant d&#8217;une croissance \u00e9conomique rapide. Les ann\u00e9es 1980 ont \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9es par de bas prix mondiaux attribuables aux subventions \u00e0 la production et aux exportations des \u00c9tats-Unis et de l&#8217;UE. Une correction ascendante des prix a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 lors des n\u00e9gociations du GATT. La figure 1 montre que le prix du ma\u00efs a suivi une tendance l\u00e9g\u00e8rement \u00e0 la baisse entre 1989 et 1999, refl\u00e9tant les augmentations de productivit\u00e9 et la r\u00e9duction des distorsions du march\u00e9.<\/p>\n<p>Depuis le boom de l&#8217;\u00e9thanol aux \u00c9tats-Unis amorc\u00e9 en 1999, nous observons une \u00e9troite relation entre les prix du ma\u00efs et du p\u00e9trole. Des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques d\u00e9favorables dans les grands pays producteurs comme l&#8217;Australie et la Russie ont \u00e9galement contribu\u00e9 aux hausses de prix durant la derni\u00e8re d\u00e9cennie. Le pic observ\u00e9 en 2008 n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 limit\u00e9 au prix du ma\u00efs, puisque les prix de tous les produits ont suivi une tendance similaire, cr\u00e9ant ainsi une crise. Des millions de m\u00e9nages \u00e0 faible revenu ont vu leur pouvoir d&#8217;achat fondre et se sont enfonc\u00e9s davantage dans la pauvret\u00e9. Les prix des aliments, incluant le prix du ma\u00efs, ont diminu\u00e9 dans la seconde moiti\u00e9 de l&#8217;ann\u00e9e 2008, mais ils ont commenc\u00e9 \u00e0 remonter \u00e0 l&#8217;automne 2010. Heureusement, la situation n&#8217;est pas aussi mauvaise qu&#8217;en 2008, car les organismes d&#8217;aide alimentaire sont mieux pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 faire face \u00e0 la p\u00e9nurie, et les prix du riz n&#8217;ont pas augment\u00e9 autant.<\/p>\n<p>La gestion efficace des risques est une n\u00e9cessit\u00e9 pour les fili\u00e8res agroalimentaires, car elles sont plus que jamais expos\u00e9es et vuln\u00e9rables aux chocs provoqu\u00e9s par la volatilit\u00e9 de l&#8217;offre et du prix du p\u00e9trole. Les agriculteurs devront donc faire un usage efficace des march\u00e9s \u00e0 terme, et il faudra que les programmes gouvernementaux compl\u00e8tent les strat\u00e9gies personnelles de gestion des risques.<\/p>\n<p class=\"dropcap\">Les augmentations de prix des produits primaires ont une incidence directe sur le rendement des actifs. Lorsque les hausses perdurent, la valeur des actifs s&#8217;appr\u00e9cie. Le prix moyen des terres agricoles au Canada a ainsi affich\u00e9 des taux semi-annuels de croissance de 7,7 p. 100, 5,8 p. 100 et 5,9 p. 100 entre le d\u00e9but de 2008 et la seconde moiti\u00e9 de 2009, ce qui contraste avec les taux de 2 \u00e0 3 p. 100 observ\u00e9s en 2010 et 2011. Visiblement, les b\u00e9n\u00e9fices li\u00e9s \u00e0 la p\u00e9riode prolong\u00e9e de hauts prix des aliments (elle persiste depuis 10 ans) ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 internalis\u00e9s dans les prix de vente des terres.<\/p>\n<p>\u00c0 moins d&#8217;\u00e9v\u00e9nements impr\u00e9visibles, le prix des terres restera \u00e9lev\u00e9, une situation qui ne facilitera gu\u00e8re l&#8217;entr\u00e9e de nouveaux producteurs et l&#8217;expansion des fermes, et qui risque d&#8217;aggraver l&#8217;endettement des producteurs. Sans compter que les prix des engrais et des semences ont augment\u00e9 \u00e0 la suite de la demande accrue pour les intrants agricoles. M\u00eame si la perspective de prix \u00e9lev\u00e9s pour les cultures a une influence ind\u00e9niable sur le prix des intrants, on se pose de plus en plus de questions sur le manqu\u00e9 de concurrence entre les fournisseurs d&#8217;intrants, plus particuli\u00e8rement pour ce qui est du march\u00e9 des semences transg\u00e9niques.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Figure-1.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-77232\" src=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Figure-1.jpg\" alt=\"\" width=\"566\" height=\"401\" \/><\/a><\/p>\n<p>Par ailleurs, le nouveau gouvernement majoritaire a annonc\u00e9 qu&#8217;il supprimera le monopole de la Commission canadienne du bl\u00e9 (CCB) sur les exportations et les ventes internes pour consommation humaine de bl\u00e9 et d&#8217;orge, ce qui aura une incidence certaine sur l&#8217;avenir de l&#8217;agriculture dans les Prairies, m\u00eame si on n&#8217;en conna\u00eet pas encore la nature et l&#8217;ampleur exacts.<\/p>\n<p>La CCB est une agence de commercialisation qui fut cr\u00e9\u00e9e parce que les producteurs c\u00e9r\u00e9aliers de l&#8217;ouest du Canada croyaient qu&#8217;il \u00e9tait \u00e9quitable de mettre en commun les revenus de toutes les ventes et qu&#8217;ils pourraient retirer le maximum des march\u00e9s internationaux par l&#8217;entremise d&#8217;une agence capable de discriminer par les prix. Sans sa position de monopole, cette capacit\u00e9 de la CCB s&#8217;\u00e9rodera, et l&#8217;agence perdra sa raison d&#8217;\u00eatre.<\/p>\n<p>Les agro\u00e9conomistes sont divis\u00e9s sur les m\u00e9rites de cette entreprise \u00e9tatique. Certains affirment que la CCB est une source d&#8217;inefficacit\u00e9 et que les agriculteurs devraient avoir le droit de commercialiser leurs grains comme ils le souhaitent. La CCB a \u00e9t\u00e9 un irritant dans les relations commerciales canado-am\u00e9ricaines, ayant \u00e9t\u00e9 accus\u00e9e (injustement) d&#8217;\u00eatre un moyen de subventionner ill\u00e9galement les agriculteurs canadiens. D&#8217;autres ont avanc\u00e9 que le monopole de la CCB lui permet d&#8217;exploiter pleinement des effets de r\u00e9putation sp\u00e9cifiques au pays. L&#8217;Australie avait aussi une soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tatique \u00e0 guichet unique. Celle-ci fut privatis\u00e9e en 1999 et fut frapp\u00e9e par des scandales et de mauvaises performances avant d&#8217;\u00eatre acquise par Agrium, qui est bas\u00e9e \u00e0 Calgary. On verra bient\u00f4t si les producteurs canadiens seront mieux servis, mais cela leur ouvrira sans aucun doute plus d&#8217;options pour la mise en march\u00e9 de leurs produits, et le changement devrait affiler leur esprit entrepreneurial.<\/p>\n<p class=\"dropcap\">Le Canada est le troisi\u00e8me pays exportateur de viande de porc, et le cinqui\u00e8me pour ce qui est du boeuf et du veau. Les \u00e9pizooties (l&#8217;ESB dans le cas du boeuf, la grippe H1N1 dans celui du porc) ont eu une forte incidence sur les b\u00e9n\u00e9fices des \u00e9leveurs de b\u00e9tail ces derni\u00e8res ann\u00e9es, tout comme la force du dollar canadien, la hausse des prix des aliments pour le b\u00e9tail, et les changements dans les programmes internes et la r\u00e9glementation aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>Les stocks de b\u00e9tail s&#8217;ajustent lentement, et c&#8217;est pourquoi les prix du b\u00e9tail et des composants de l&#8217;alimentation animale suivent parfois des tendances oppos\u00e9es. En regardant la figure 1, on peut facilement rep\u00e9rer ces p\u00e9riodes pendant lesquelles le prix du ma\u00efs a augment\u00e9 alors que le prix du porc a baiss\u00e9, et vice versa. Les prix du b\u0153uf et du porc sont notoirement cycliques, et les agriculteurs doivent \u00eatre capables de g\u00e9rer les hausses et les baisses, surtout que des programmes gouvernementaux aidant \u00e0 r\u00e9duire les risques ont \u00e9t\u00e9 mis en place.<\/p>\n<p>Au Qu\u00e9bec (et depuis peu en Ontario), les producteurs peuvent participer au Programme d&#8217;assurance-stabilisation des revenus agricoles, mieux connu sous le nom d&#8217;ASRA.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Image.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-77235\" src=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Image.jpg\" alt=\"\" width=\"625\" height=\"469\" \/><\/a><\/p>\n<p>L&#8217;ASRA garantit un prix minimum bas\u00e9 sur le co\u00fbt moyen de production des participants. Les primes sont subventionn\u00e9es, et le programme est harmonis\u00e9 avec Agri-stabilit\u00e9, un programme f\u00e9d\u00e9ral qui fournit un soutien quand la marge b\u00e9n\u00e9ficiaire courante du producteur tombe sous un certain seuil. Les paiements de l&#8217;ASRA \u00e9tant proportionnels aux volumes produits, les plus grosses entreprises (et probablement les plus productives) re\u00e7oivent la majeure partie de l&#8217;aide. Le programme a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 r\u00e9cemment pour att\u00e9nuer cet effet et encourager les producteurs \u00e0 devenir plus efficaces. En effet, la prime pour les plus gros producteurs est moins subventionn\u00e9e, et on exclut maintenant les fermes moins performantes dans le calcul des co\u00fbts de production utilis\u00e9 dans la d\u00e9termination du prix garanti. Agri-stabilit\u00e9 pr\u00e9sente aussi des lacunes, notamment des d\u00e9lais de paiement et l&#8217;effet des \u00ab mauvaises ann\u00e9es \u00bb successives sur le calcul de la marge de r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n<p>Cela dit, ce genre de programme risque de bient\u00f4t dispara\u00eetre ou d&#8217;\u00eatre grandement modifi\u00e9 pour r\u00e9pondre aux pressions internationales. Jusqu&#8217;\u00e0 maintenant dans les ententes de commerce international, l&#8217;ASRA n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 comptabilis\u00e9e dans le calcul de la mesure globale de soutien offert par les gouvernements aux producteurs canadiens, en vertu de la clause de minimis qui permet un certain soutien public tant que celui-ci repr\u00e9sente moins de 5 p. 100 de la valeur de la production nationale. Cette situation risque de changer \u00e0 l&#8217;avenir puisque, dans le cadre des efforts de lib\u00e9ralisation d\u00e9coulant d&#8217;un \u00e9ventuel accord de Doha, le seuil de minimis devrait \u00eatre consid\u00e9rablement r\u00e9duit.<\/p>\n<p>Depuis janvier 2009, l&#8217;\u00e9tiquetage par pays d&#8217;origine est un autre \u00e9l\u00e9ment qui a jou\u00e9 sur la performance des \u00e9leveurs canadiens. Mieux connu sous l&#8217;acronyme anglais COOL (Country of Origin Labelling), ce programme am\u00e9ricain oblige les d\u00e9taillants \u00e0 informer les consommateurs de l&#8217;origine de la viande. Depuis, les transformateurs am\u00e9ricains doivent s\u00e9parer le b\u00e9tail \u00e9tranger du b\u00e9tail am\u00e9ricain lors de l&#8217;abattage. Ils encourent donc des frais additionnels lorsqu&#8217;ils importent des animaux du Canada, et certains ont alors d\u00e9cid\u00e9 de cesser ces importations. Toutefois, il est possible que ce r\u00e8glement perturbateur ne passe pas, lui non plus, le test de l&#8217;OMC.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout, \u00e0 court terme, les prix des viandes rouges devraient continuer d&#8217;augmenter, et les secteurs bovin et porcin devraient rebondir en d\u00e9pit de la force du dollar canadien et des prix des grains.<\/p>\n<p class=\"dropcap\">Le secteur de la transformation agroalimentaire canadien a fait d&#8217;\u00e9normes ajustements pour devenir plus concurrentiel dans un contexte difficile, d\u00fb \u00e0 un dollar canadien fort et au nombre de petites usines misant sur un seul quart de travail par jour. Les salaires pay\u00e9s aux travailleurs syndiqu\u00e9s sont maintenant comparables \u00e0 ceux vers\u00e9s dans les pays concurrents comme les \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>En 2007, Olymel, le plus grand transformateur de porc au Qu\u00e9bec, a engag\u00e9 l&#8217;ancien premier ministre Lucien Bouchard pour convaincre ses employ\u00e9s d&#8217;accepter des baisses salariales de 30 p. 100 ! \u00c0 peu pr\u00e8s au m\u00eame moment, Maple a annonc\u00e9 son intention de vouloir diminuer ses activit\u00e9s dans l&#8217;abattage pour se concentrer sur la surtransformation. Par ailleurs, de nombreux efforts ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9s pour am\u00e9liorer les liens verticaux dans les fili\u00e8res agroalimentaires afin de mieux r\u00e9pondre aux exigences des consommateurs d&#8217;ici et de l&#8217;\u00e9tranger. Des investissements dans la g\u00e9n\u00e9tique et les processus de production document\u00e9s sous divers types d&#8217;arrangements contractuels ont ainsi \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre.<\/p>\n<p>Mais il y a une grande h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 en production porcine, et c&#8217;est pourquoi un programme f\u00e9d\u00e9ral a \u00e9t\u00e9 mis en place en 2009 pour encourager les producteurs moins efficaces de cesser leurs activit\u00e9s. En effet, ils sont nombreux \u00e0 composer avec de graves difficult\u00e9s financi\u00e8res, et la diminution du nombre de fermes persistera.<\/p>\n<p class=\"dropcap\">Les secteurs du lait, du poulet, de la dinde et des \u0153ufs sont r\u00e9gis par une politique de gestion de l&#8217;offre. L&#8217;id\u00e9e fondamentale est de limiter la production nationale et les importations pour g\u00e9n\u00e9rer des prix plus \u00e9lev\u00e9s \u00e0 tous les niveaux de la cha\u00eene d&#8217;approvisionnement. Ces secteurs, principalement localis\u00e9s en Ontario et au Qu\u00e9bec, ne sont pas orient\u00e9s vers l&#8217;exportation. Les quantit\u00e9s restreintes \u00e0 mettre sur le march\u00e9 apportent des revenus plus \u00e9lev\u00e9s et plus stables aux producteurs, aux fournisseurs d&#8217;intrants, aux transformateurs et aux d\u00e9taillants, qui se partagent ce qui constitue un \u00e9norme transfert provenant des poches des consommateurs.<\/p>\n<blockquote><p>L\u2019avenir \u00e0 court terme des secteurs r\u00e9gul\u00e9s par la gestion de\u00a0l\u2019offre d\u00e9pendra de l\u2019issue du cycle de Doha, mais \u00e0 long\u00a0terme, la comp\u00e9titivit\u00e9 des cha\u00eenes d\u2019approvisionnement dans\u00a0ces secteurs r\u00e9side dans la capacit\u00e9 des transformateurs \u00e0\u00a0innover et \u00e0 d\u00e9velopper de nouveaux produits pr\u00eats \u00e0 la\u00a0consommation.<\/p><\/blockquote>\n<p>Dans ces domaines, les gains sont capitalis\u00e9s dans les quotas que les producteurs doivent poss\u00e9der pour \u00eatre autoris\u00e9s \u00e0 produire. Dans le secteur laitier, le prix des quotas de production a augment\u00e9 rapidement au cours des ann\u00e9es 2000, et des prix plafonds ont \u00e9t\u00e9 impos\u00e9s sur les quotas vendus au Qu\u00e9bec et en Ontario, soit 25 000 dollars\/kg de mati\u00e8re grasse par jour, ce qui est bien en dessous des prix pay\u00e9s dans d&#8217;autres provinces. Le r\u00e9sultat est que les volumes de quotas vendus au Qu\u00e9bec et en Ontario sont tr\u00e8s faibles et qu&#8217;il est pratiquement impossible pour les producteurs de prendre de l&#8217;expansion. \u00c9tant donn\u00e9 que la taille moyenne des troupeaux en 2010 est petite au Qu\u00e9bec (57 vaches) comme en Ontario (76 vaches), alors qu&#8217;aux \u00c9tats-Unis, les fermes laiti\u00e8res pouvant compter de 1000 \u00e0 5000 animaux ne sont pas rares et qu&#8217;il y a des \u00e9conomies de taille \u00e0 exploiter m\u00eame pour les plus gigantesques des fermes, on ne peut que s&#8217;inqui\u00e9ter de la productivit\u00e9 actuelle et future de nos fermes. En d\u00e9pit de la gestion de l&#8217;offre, le nombre de fermes laiti\u00e8res est d&#8217;ailleurs en baisse ; il y en avait moins de 13 000 au Canada en 2010, contre plus de 29 000 en 1993.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;industrie du poulet, la croissance de la concurrence interprovinciale pour les poulets vivants a amen\u00e9 des interdictions de commerce. Le commerce interprovincial dans ce contexte peut \u00eatre compar\u00e9 \u00e0 du \u00ab dumping r\u00e9ciproque \u00bb. Permettre la libre circulation des biens et la concurrence accrue est la meilleure politique, m\u00eame si les biens qui sont commercialis\u00e9s entre provinces pourraient \u00eatre produits localement sans occasionner des frais de transport. Et quoique la taille des fermes y est aussi \u00e0 la hausse et leur nombre en d\u00e9clin, l&#8217;industrie du poulet est dans une situation diff\u00e9rente que l&#8217;industrie laiti\u00e8re \u00e0 cause de la croissance de la consommation per capita. D&#8217;ailleurs, selon les derni\u00e8res donn\u00e9es sectorielles publi\u00e9es par l&#8217;OCDE en 2004, le soutien aux producteurs de volaille n&#8217;\u00e9tait que de 4 p.100 contre 52 p.100 pour le lait!<\/p>\n<p>Les produits r\u00e9gis par la gestion de l&#8217;offre risquent de ne pas se trouver tous sur la liste de produits sensibles advenant un accord de Doha. Les produits sensibles subiront sans doute une lib\u00e9ralisation tarifaire moins agressive que les autres en \u00e9change d&#8217;un \u00e9largissement des contingents import\u00e9s en vertu des engagements d&#8217;acc\u00e8s minimal, n\u00e9anmoins le probl\u00e8me de la petite taille des fermes mentionn\u00e9 plus haut se trouvera aggrav\u00e9.<\/p>\n<p>L&#8217;avenir \u00e0 court terme des secteurs r\u00e9gul\u00e9s par la gestion de l&#8217;offre d\u00e9pendra de l&#8217;issue du cycle de Doha, mais \u00e0 long terme, la comp\u00e9titivit\u00e9 des cha\u00eenes d&#8217;approvisionnement dans ces secteurs r\u00e9side dans la capacit\u00e9 des transformateurs \u00e0 innover et \u00e0 d\u00e9velopper de nouveaux produits pr\u00eats \u00e0 la consommation.<\/p>\n<p class=\"dropcap\">Le secteur agroalimentaire a connu une croissance rapide de productivit\u00e9 \u00e0 tous les niveaux de la cha\u00eene d&#8217;approvisionnement et pour tous les produits, m\u00eame si certains sont actuellement mieux positionn\u00e9s, plus concurrentiels, sur la sc\u00e8ne mondiale. Les avantages comp\u00e9titifs peuvent s&#8217;intensifier ou se d\u00e9t\u00e9riorer d\u00e9pendant des investissements actuels et futurs dans la recherche et des choix institutionnels (politiques, lois, r\u00e8glements), mais le Canada aura toujours plus de difficult\u00e9s que les \u00c9tats-Unis \u00e0 capturer des \u00e9conomies de taille.<\/p>\n<p>On peut aussi s&#8217;attendre \u00e0 ce que les tentatives visant \u00e0 r\u00e9duire l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des co\u00fbts de production entre les producteurs acc\u00e9l\u00e8rent la diminution du nombre total de fermes et \u00e0 ce que le r\u00f4le des offices de commercialisation et des associations de producteurs s&#8217;amenuise. Toutefois, le renforcement de la coordination verticale entre les entreprises et les fermes le long des cha\u00eenes d&#8217;approvisionnement permettra \u00e0 celles-ci de r\u00e9agir plus rapidement aux nouvelles tendances des march\u00e9s. Les producteurs seront de plus en plus per\u00e7us comme des entrepreneurs.<\/p>\n<p><span class=\"image-caption\">Photo: Shutterstock<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le secteur agroalimentaire a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;une croissance rapide de productivit\u00e9 au cours du dernier si\u00e8cle en raison d&#8217;importants investissements publics et priv\u00e9s (dans une moindre mesure) dans les activit\u00e9s de recherche. La m\u00e9canisation de l&#8217;agriculture, la r\u00e9volution verte et les avanc\u00e9es en g\u00e9nie alimentaire ont fortement contribu\u00e9 \u00e0 discr\u00e9diter les pr\u00e9dictions selon lesquelles la capacit\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"featured_media":230473,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"content-type":"","ep_exclude_from_search":false,"apple_news_api_created_at":"2025-10-08T00:28:58Z","apple_news_api_id":"7c10f133-3292-4e37-a37b-6598df251d4a","apple_news_api_modified_at":"2025-10-08T00:28:58Z","apple_news_api_revision":"AAAAAAAAAAD\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/w==","apple_news_api_share_url":"https:\/\/apple.news\/AfBDxMzKSTjeje2WY3yUdSg","apple_news_cover_media_provider":"image","apple_news_coverimage":0,"apple_news_coverimage_caption":"","apple_news_cover_video_id":0,"apple_news_cover_video_url":"","apple_news_cover_embedwebvideo_url":"","apple_news_is_hidden":"","apple_news_is_paid":"","apple_news_is_preview":"","apple_news_is_sponsored":"","apple_news_maturity_rating":"","apple_news_metadata":"\"\"","apple_news_pullquote":"","apple_news_pullquote_position":"","apple_news_slug":"","apple_news_sections":[],"apple_news_suppress_video_url":false,"apple_news_use_image_component":false},"categories":[9362,9383],"tags":[8521],"article-status":[],"irpp-category":[4245,4337],"section":[],"irpp-tag":[7077],"class_list":["post-263036","issues","type-issues","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","category-economie","category-sciences-et-technologies","tag-agrifood-fr","irpp-category-economie","irpp-category-science-et-technologie","irpp-tag-agroalimentaire"],"acf":[],"apple_news_notices":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v25.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>La comp\u00e9titivit\u00e9 du secteur agroalimentaire canadien<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"La comp\u00e9titivit\u00e9 du secteur agroalimentaire canadien\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le secteur agroalimentaire a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;une croissance rapide de productivit\u00e9 au cours du dernier si\u00e8cle en raison d&#8217;importants investissements publics et priv\u00e9s (dans une moindre mesure) dans les activit\u00e9s de recherche. La m\u00e9canisation de l&#8217;agriculture, la r\u00e9volution verte et les avanc\u00e9es en g\u00e9nie alimentaire ont fortement contribu\u00e9 \u00e0 discr\u00e9diter les pr\u00e9dictions selon lesquelles la capacit\u00e9 [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Policy Options\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/IRPP.org\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-10-08T00:28:55+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Figure-1.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"566\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"401\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@irpp\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"16 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/\",\"url\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/\",\"name\":\"La comp\u00e9titivit\u00e9 du secteur agroalimentaire canadien\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Figure-1.jpg\",\"datePublished\":\"2011-08-01T08:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2025-10-08T00:28:55+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Figure-1.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Figure-1.jpg\",\"width\":566,\"height\":401},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Agri-food policy\",\"item\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/2011\/08\/agri-food-policy\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"La comp\u00e9titivit\u00e9 du secteur agroalimentaire canadien\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/\",\"name\":\"Policy Options\",\"description\":\"Institute for Research on Public Policy\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"La comp\u00e9titivit\u00e9 du secteur agroalimentaire canadien","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"La comp\u00e9titivit\u00e9 du secteur agroalimentaire canadien","og_description":"Le secteur agroalimentaire a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;une croissance rapide de productivit\u00e9 au cours du dernier si\u00e8cle en raison d&#8217;importants investissements publics et priv\u00e9s (dans une moindre mesure) dans les activit\u00e9s de recherche. La m\u00e9canisation de l&#8217;agriculture, la r\u00e9volution verte et les avanc\u00e9es en g\u00e9nie alimentaire ont fortement contribu\u00e9 \u00e0 discr\u00e9diter les pr\u00e9dictions selon lesquelles la capacit\u00e9 [&hellip;]","og_url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/","og_site_name":"Policy Options","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/IRPP.org","article_modified_time":"2025-10-08T00:28:55+00:00","og_image":[{"width":566,"height":401,"url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Figure-1.jpg","type":"image\/jpeg"}],"twitter_card":"summary_large_image","twitter_site":"@irpp","twitter_misc":{"Est. reading time":"16 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/","url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/","name":"La comp\u00e9titivit\u00e9 du secteur agroalimentaire canadien","isPartOf":{"@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Figure-1.jpg","datePublished":"2011-08-01T08:00:00+00:00","dateModified":"2025-10-08T00:28:55+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/#primaryimage","url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Figure-1.jpg","contentUrl":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/La-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien-Figure-1.jpg","width":566,"height":401},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2011\/08\/la-competitivite-du-secteur-agroalimentaire-canadien\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Agri-food policy","item":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/2011\/08\/agri-food-policy\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"La comp\u00e9titivit\u00e9 du secteur agroalimentaire canadien"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/#website","url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/","name":"Policy Options","description":"Institute for Research on Public Policy","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/issues\/263036","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/issues"}],"about":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/issues"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/230473"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=263036"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=263036"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=263036"},{"taxonomy":"article-status","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/article-status?post=263036"},{"taxonomy":"irpp-category","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/irpp-category?post=263036"},{"taxonomy":"section","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/section?post=263036"},{"taxonomy":"irpp-tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/irpp-tag?post=263036"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}