{"id":262503,"date":"2008-02-01T05:00:00","date_gmt":"2008-02-01T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/issues\/les-hauts-et-les-bas-de-la-foret-feuillue-sommes-nous-prets-pour-un-nouveau-changement-de-paysage\/"},"modified":"2025-10-07T20:04:41","modified_gmt":"2025-10-08T00:04:41","slug":"les-hauts-et-les-bas-de-la-foret-feuillue-sommes-nous-prets-pour-un-nouveau-changement-de-paysage","status":"publish","type":"issues","link":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2008\/02\/les-hauts-et-les-bas-de-la-foret-feuillue-sommes-nous-prets-pour-un-nouveau-changement-de-paysage\/","title":{"rendered":"Les hauts et les bas de la for\u00eat feuillue : sommes-nous pr\u00eats pour un nouveau changement de paysage?"},"content":{"rendered":"<p class=\"dropcap-big\">Le paysage canadien s\u2019est modifi\u00e9 constamment au cours de sa courte histoire, depuis le d\u00e9but de son\u00a0occupation par les premiers Europ\u00e9ens. Dans la r\u00e9gion de la plaine du Saint-Laurent et des Grands Lacs, la plus dens\u00e9ment habit\u00e9e, la for\u00eat feuillue \u00e9tait omnipr\u00e9sente avant la colonisation. L\u2019agriculture a \u00e9t\u00e9 le principal moteur de changement du paysage forestier, selon une dynamique bas\u00e9e sur les facteurs biophysiques du territoire et les facteurs sociaux.<\/p>\n<p>Il est \u00e9tonnant de constater que les premi\u00e8res activit\u00e9s agricoles ont d\u00e9but\u00e9 sur des types de sols diff\u00e9rents de ceux o\u00f9 domine l\u2019agriculture d\u2019aujourd\u2019hui. Les premiers colons ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 les sols pierreux sur de petites \u00e9l\u00e9vations dans la plaine, car ceux-ci se r\u00e9chauffaient et s\u2019ass\u00e9chaient plus rapidement au printemps que les sols lourds, argileux et mal drain\u00e9s des basses terres. Le d\u00e9boisement y \u00e9tait aussi plus facile.<\/p>\n<p>La progression de l\u2019occupation du territoire a aussi \u00e9t\u00e9 fonction de la proximit\u00e9 familiale et de l\u2019appartenance\u00a0ethnique. Davantage que la nature du sol, c\u2019est l\u2019appartenance \u00e0 la communaut\u00e9 fran\u00e7aise, am\u00e9ricaine, \u00e9cossaise ou irlandaise qui d\u00e9terminait en bonne partie le choix de la terre. Les cultivateurs cherchaient \u00e0 demeurer pr\u00e8s des leurs pour pouvoir compter sur un r\u00e9seau d\u2019entraide. Graduellement, l\u2019expansion de l\u2019agriculture allait conduire \u00e0 des niveaux record de surfaces cultiv\u00e9es occupant une tr\u00e8s grande diversit\u00e9 de sols. Le paysage n\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 plus le m\u00eame.<\/p>\n<p>Au cours de cette occupation, la for\u00eat feuillue a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e intensivement pour obtenir de la potasse et des produits du sciage. L\u2019exemple du sud-ouest du Qu\u00e9bec nous fait voir l\u2019intensification du d\u00e9boisement. En 1888, la r\u00e9gion du Haut-St-Laurent \u00e9tait une des plus cultiv\u00e9es du Dominion. D\u00e8s 1800, les premiers colons avaient commenc\u00e9 \u00e0 pr\u00e9lever les grands pins, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils se rar\u00e9fient dans les ann\u00e9es 1820. Les ch\u00eanes de grande valeur avaient disparus du march\u00e9 d\u00e8s 1840. Le h\u00eatre, le bouleau jaune, l\u2019\u00e9rable \u00e0 sucre ont servi intensivement au chauffage dans les ann\u00e9es 1820 et 1830 et ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s, lorsque ces ressources ont \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9es, par des esp\u00e8ces de plus faible valeur telles que l\u2019\u00e9pinette noire, le m\u00e9l\u00e8ze, la pruche et l\u2019\u00e9rable rouge. En somme, les esp\u00e8ces de plus grande valeur ont donc \u00e9t\u00e9 pr\u00e9lev\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 \u00e9puisement. Une histoire qui en rappelle d\u2019autres en mati\u00e8re d\u2019exploitation des ressources naturelles.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le d\u00e9boisement initial, le paysage a subi un autre changement important avec l\u2019av\u00e8nement des nouvelles techniques de drainage, qui ont permis de fortement augmenter la disponibilit\u00e9 des terres les plus productives de la plaine du Saint-Laurent au milieu du XXe si\u00e8cle. Ce fut le d\u00e9but de la sp\u00e9cialisation spatiale de l\u2019agriculture, un ph\u00e9nom\u00e8ne commun \u00e0 la plupart des pays d\u00e9velopp\u00e9s. La s\u00e9paration entre les zones foresti\u00e8res et les zones agricoles devint alors tr\u00e8s marqu\u00e9e. Les for\u00eats r\u00e9siduelles de la plaine du St-Laurent et des Grands-Lacs s\u2019\u00e9l\u00e8vent aujourd\u2019hui sur des sols qui offrent peu de potentiel d\u2019exploitation pour l\u2019agriculture moderne.<\/p>\n<p>Ainsi, une grande partie d\u2019anciens sites cultiv\u00e9s, pr\u00e9sentant trop de contraintes \u00e0 l\u2019exploitation (pierrosit\u00e9, par exemple), furent graduellement abandonn\u00e9s. L\u2019agriculture allait se cantonner dans les meilleurs secteurs, g\u00e9n\u00e9ralement les sols compos\u00e9s de d\u00e9p\u00f4ts marins. Ces r\u00e9gions pr\u00e9sentent un paysage uniforme avec peu d\u2019arbres et de for\u00eats et les grandes cultures engendrent plusieurs probl\u00e8mes environnementaux. De plus, les toutes derni\u00e8res parcelles foresti\u00e8res qu\u2019on y trouve encore sont toujours menac\u00e9es d\u00e8s que les prix du march\u00e9 agricole permettent de rentabiliser l\u2019exploitation.<\/p>\n<p class=\"dropcap\">Pr\u00e9sentement, l\u2019accroissement de la production animale (comme le porc) et de celle du ma\u00efs pour l\u2019\u00e9thanol menacent les derni\u00e8res enclaves foresti\u00e8res. De 1999 \u00e0 2002, le rythme de d\u00e9boisement dans le sud du Qu\u00e9bec s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 : une superficie foresti\u00e8re d\u2019en moyenne 7 000 ha par ann\u00e9e a \u00e9t\u00e9 convertie en zone agricole. L\u2019urbanisation est responsable d\u2019un d\u00e9boisement suppl\u00e9mentaire de pr\u00e8s de 1 000 ha au cours de la m\u00eame p\u00e9riode.<\/p>\n<blockquote><p>Pr\u00e9sentement, l\u2019accroissement de la production animale (comme le porc) et de celle du ma\u00efs pour l\u2019\u00e9thanol menacent les derni\u00e8res enclaves foresti\u00e8res.<\/p><\/blockquote>\n<p>Quand on compare la proportion des esp\u00e8ces d\u2019arbres vendues au XIXe si\u00e8cle avec celle dans les for\u00eats r\u00e9siduelles du paysage agricole d\u2019aujourd\u2019hui, on constate que l\u2019\u00e9rable \u00e0 sucre, le bouleau jaune et le h\u00eatre ont diminu\u00e9 de 50 p. 100, 66 p. 100 et 80 p. 100 respectivement. Dans des lots forestiers o\u00f9 ces trois esp\u00e8ces avaient \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9es au XIXe si\u00e8cle, on note aujourd\u2019hui que l\u2019\u00e9rable \u00e0 sucre a disparu de la moiti\u00e9 des sites qui ont conserv\u00e9 un caract\u00e8re forestier, alors que le bouleau jaune et le h\u00eatre sont absents dans 92 p. 100 des cas. Une \u00e9tude portant sur des for\u00eats qui sont apparues de 15 \u00e0 60 ans apr\u00e8s l\u2019abandon de l\u2019activit\u00e9 agricole a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 57 p. 100 des parcelles \u00e9chantillonn\u00e9es ne contenaient aucune esp\u00e8ce d\u2019arbres feuillus de haute valeur (\u00e9rable, cerisier, fr\u00eane, ch\u00eane) en r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration. Seulement 11 p. 100 des placettes contenaient plus d\u2019une esp\u00e8ce de haute valeur. Les sites les plus d\u00e9ficients \u00e9taient les lots isol\u00e9s, \u00e9loign\u00e9s donc d\u2019autres bois\u00e9s qui auraient pu fournir des semences. La richesse de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration en arbres des bois\u00e9s d\u00e9pend donc beaucoup de l\u2019uniformit\u00e9 et de la dimension du territoire agricole adjacent.<\/p>\n<p>L\u2019activit\u00e9 humaine a \u00e9galement eu des effets marqu\u00e9s sur la sant\u00e9 des for\u00eats, notamment \u00e0 la suite de l\u2019introduction accidentelle d\u2019insectes ravageurs et de champignons phytopathog\u00e8nes en provenance d\u2019autres continents. Ainsi, les pins blancs ont \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s, d\u00e8s le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, par une maladie appel\u00e9e rouille v\u00e9siculeuse du pin blanc, qui a vite pris des proportions \u00e9pid\u00e9miques. Les essences feuillues n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9\u00a0\u00e9pargn\u00e9es : la maladie hollandaise de l\u2019orme et la maladie corticale du h\u00eatre ont engendr\u00e9 d\u2019importantes pertes d\u2019effectifs au cours des 60 derni\u00e8res ann\u00e9es, et aucune m\u00e9thode de lutte durable et applicable \u00e0 grande \u00e9chelle n\u2019est pour l\u2019instant disponible.<\/p>\n<blockquote><p>Dans l\u2019espace o\u00f9 l\u2019agriculture intensive se pratique, r\u00e9tablir les fonctions \u00e9cologiques de l\u2019arbre et de la for\u00eat permettrait d\u2019att\u00e9nuer les effets de la production intensive.<\/p><\/blockquote>\n<p>Dans l\u2019espace o\u00f9 l\u2019agriculture intensive se pratique, r\u00e9tablir les fonctions \u00e9cologiques de l\u2019arbre et de la for\u00eat permettrait d\u2019att\u00e9nuer les effets de la production intensive. Il s\u2019agit donc de repenser l\u2019organisation du territoire agricole de mani\u00e8re \u00e0 positionner strat\u00e9giquement l\u2019arbre dans l\u2019espace pour b\u00e9n\u00e9ficier des effets de stabilisation des rives, de pr\u00e9l\u00e8vement des exc\u00e8s de pesticides et de fertilisants, de refuge \u00e0 de multiples esp\u00e8ces, de protection des sols, de r\u00e9tention des eaux de surface, etc. \u00c0 moyen terme, la production de bois de haute valeur pourrait \u00e9galement d\u00e9couler de ces interventions, rejoignant un objectif \u00e9conomique non n\u00e9gligeable. Le bois, produit \u00e9cologique de premier ordre !<\/p>\n<p>Quant aux for\u00eats r\u00e9siduelles d\u00e9grad\u00e9es et aux friches, des actions permettant une acc\u00e9l\u00e9ration de l\u2019introduction d\u2019esp\u00e8ces d\u2019arbres de haute valeur accro\u00eetraient la biodiversit\u00e9 et les possibilit\u00e9s futures de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle. Il nous faut mieux conna\u00eetre ces milieux, proc\u00e9der \u00e0 la plantation d\u2019arbres et \u00e9tudier les interventions qui peuvent faciliter la croissance de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration.\u00a0L\u2019approche permettrait d\u2019augmenter la valeur \u00e9conomique de ces espaces et de retrouver une riche for\u00eat feuillue.<\/p>\n<p>La fertilit\u00e9 des terres agricoles peut \u00e9videmment bien servir la production d\u2019arbres. Les peupliers sont particuli\u00e8rement bien adapt\u00e9s \u00e0 l\u2019exposition aux vents et aux sols plus lourds, des conditions assez r\u00e9pandues dans l\u2019environnement des cultures agricoles intensives. Et ils sont de plus en plus utilis\u00e9s pour produire rapidement du bois pour l\u2019industrie. Des s\u00e9lections r\u00e9alis\u00e9es par les minist\u00e8res des Ressources naturelles ontarien et qu\u00e9b\u00e9cois depuis pr\u00e8s de 30 ans ont permis de rendre disponible des peupliers \u00e0 croissance rapide tol\u00e9rants \u00e0 certaines maladies. On peut envisager produire du bois\u00a0de peuplier \u00e0 des fins de fabrication de panneaux, de mani\u00e8re \u00e0 obtenir le prix maximum par\u00a0arbre en 15 \u00e0 20 ans. En France,\u00a0240 000 ha sont vou\u00e9s \u00e0 la populiculture. Avec une productivit\u00e9 annuelle moyenne de 12 \u00e0 15 m3\/ha, le peuplier est sans contredit l\u2019essence la plus rentable\u00a0dans ce pays. Cette consid\u00e9ration \u00e9conomique de l\u2019int\u00e9gration des arbres sur les sols agricoles est \u00e9videmment de premier ordre, puisque la rentabilit\u00e9\u00a0des arbres doit compenser pour\u00a0la perte de surface des cultures annuelles et le co\u00fbt des adaptations technologiques li\u00e9es \u00e0 cette production.<\/p>\n<p>L\u2019introduction des peupliers en brise-vent a fait l\u2019objet de plusieurs essais et exp\u00e9rimentations au Canada. Les bordures de rives de cours d\u2019eau ou de foss\u00e9s de drainage principaux sont \u00e9galement des lieux strat\u00e9giques pour la plantation de peupliers. Les peupliers peuvent capter les fertilisants, les pesticides, le ruissellement. Mais osons davantage et songeons \u00e0 des syst\u00e8mes de cultures intercalaires o\u00f9, sur une m\u00eame parcelle, sont associ\u00e9s des arbres \u00e0 larges espacements et des cultures de plantes \u00e9conomiques dispos\u00e9es entre les rang\u00e9es d\u2019arbres.<\/p>\n<p>Les communaut\u00e9s v\u00e9g\u00e9tales \u00ab non am\u00e9nag\u00e9es \u00bb du paysage agricole de la plaine du Saint-Laurent sont diverses et repr\u00e9sentent de \u00ab nouveaux \u00e9cosyst\u00e8mes \u00bb qui ne s\u2019expliquent plus uniquement par les facteurs du sol mais sont le r\u00e9sultat de l\u2019impact des activit\u00e9s humaines. Ces milieux appartiennent au domaine priv\u00e9 et re\u00e7oivent en g\u00e9n\u00e9ral peu d\u2019attention de leurs propri\u00e9taires, dont une minorit\u00e9 sont des forestiers actifs. Les jeunes for\u00eats \u00e9tant de faible valeur commerciale, elles ont souvent \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9es et remplac\u00e9es par des plantations de conif\u00e8res. Au Qu\u00e9bec, 67 p. 100 des superficies priv\u00e9es qui ont \u00e9t\u00e9 rebois\u00e9es de 1990 \u00e0 2002 l\u2019ont \u00e9t\u00e9 en \u00e9pinettes blanches. Dans la portion m\u00e9ridionale de la province, en Mont\u00e9r\u00e9gie, pr\u00e8s de 4,5 millions de r\u00e9sineux mais seulement 500 000 feuillus ont \u00e9t\u00e9 plant\u00e9s de 1997 \u00e0 2004. En Ontario, les conif\u00e8res repr\u00e9sentent 82 p. 100 des arbres plant\u00e9s sur les terres priv\u00e9es. Les pr\u00e9occupations en mati\u00e8re de biodiversit\u00e9 et de valeur des bois produits ont amen\u00e9 plusieurs pays \u00e0 revoir l\u2019approche par plantations de conif\u00e8res.<\/p>\n<p>La v\u00e9g\u00e9tation des sites en friche se compose de proportions variables de plantes herbac\u00e9es, arbustives et arborescentes, selon le temps \u00e9coul\u00e9 depuis la fin de son exploitation agricole. Quand on songe \u00e0 reboiser les friches, on examine tous ces \u00e9cosyst\u00e8mes et pas uniquement les champs ouverts. L\u2019am\u00e9nagement des friches agricoles prend un tout nouveau sens, car le reboisement est aussi associ\u00e9 maintenant \u00e0 la s\u00e9questration de carbone et doit tenir compte de la biodiversit\u00e9.<\/p>\n<p>Les approches sylvicoles qui \u00e9vitent la coupe \u00e0 blanc, conservent le couvert (<em style=\"font-weight: inherit\">nurse crop<\/em>) et limitent la conversion en plantations sont propos\u00e9es pour r\u00e9pondre \u00e0 des pratiques d\u2019am\u00e9nagement plus pr\u00e8s de la nature. C\u2019est l\u2019id\u00e9e de la foresterie \u00e0 couvert continu (<em style=\"font-weight: inherit\">continuous cover forestry<\/em>). De telles strat\u00e9gies adapt\u00e9es aux friches commencent \u00e0 poindre, comme l\u2019\u00ab enrichissement sous couvert \u00bb. Plut\u00f4t que de convertir les friches en plantations, on propose d\u2019enrichir ces milieux par l\u2019introduction d\u2019arbres plant\u00e9s sous le couvert de la v\u00e9g\u00e9tation en place. Plusieurs avantages de cet\u00a0environnement protecteur ont \u00e9t\u00e9 relev\u00e9s, tels que la protection des plants des extr\u00eames de vent et de temp\u00e9rature, de l\u2019herbivorie par le chevreuil et de la comp\u00e9tition des herbac\u00e9es. Le d\u00e9veloppement de la forme des arbres plant\u00e9s peut \u00e9galement \u00eatre am\u00e9lior\u00e9 par la pr\u00e9sence de la v\u00e9g\u00e9tation p\u00e9riph\u00e9rique.<\/p>\n<p>\u00c0 partir d\u2019exp\u00e9riences conduites dans diff\u00e9rents biomes de la plan\u00e8te, il est possible de conclure que la conservation du couvert permet d\u2019obtenir d\u2019excellents r\u00e9sultats de survie et de croissance des esp\u00e8ces r\u00e9introduites. Des exp\u00e9rimentations au Qu\u00e9bec avec le ch\u00eane rouge et le cerisier tardif ont montr\u00e9 qu\u2019il fallait tout de m\u00eame intervenir pour assurer un niveau de lumi\u00e8re ad\u00e9quat. Les \u00e9claircies permettent aux arbres de cro\u00eetre rapidement et d\u2019\u00eatre moins vuln\u00e9rables aux chevreuils qui broutent la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration basse. Il faut aussi ouvrir la canop\u00e9e par des actions relativement l\u00e9g\u00e8res mais r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, caract\u00e9ristiques d\u2019une sylviculture dynamique, davantage appliqu\u00e9e en Europe qu\u2019en Am\u00e9rique. Le ch\u00eane rouge est particuli\u00e8rement apte \u00e0 profiter d\u2019une ouverture de la canop\u00e9e qui permet d\u2019augmenter la lumi\u00e8re de 10 p. 100 \u00e0 22 p. 100 et multiplie par 2,6 son accroissement en hauteur.<\/p>\n<p class=\"dropcap\">La r\u00e9habilitation des for\u00eats de feuillus repr\u00e9sente un projet de longue haleine et de ce fait, les b\u00e9n\u00e9fices engendr\u00e9s par une telle entreprise sont souvent difficiles \u00e0 percevoir pour un producteur priv\u00e9. De surcro\u00eet, la mauvaise qualit\u00e9 des for\u00eats r\u00e9siduelles n\u2019assure pas un niveau de rentabilit\u00e9 qui permettrait aux propri\u00e9taires de r\u00e9investir une partie des profits pour un d\u00e9veloppement durable.<\/p>\n<p>Dans un premier temps, il appara\u00eet essentiel de proposer des strat\u00e9gies de r\u00e9habilitation dont l\u2019efficacit\u00e9 est scientifiquement d\u00e9montr\u00e9e. Par la suite, des investissements publics massifs doivent \u00eatre accord\u00e9s au domaine priv\u00e9 afin de permettre l\u2019amorce d\u2019un capital forestier et de soutenir cette activit\u00e9 dans l\u2019optique d\u2019un d\u00e9veloppement durable. Dans cette perspective, la mise en place d\u2019une structure permanente qui favoriserait le transfert technologique entre les chercheurs et les propri\u00e9taires-producteurs forestiers appara\u00eet essentielle.<\/p>\n<blockquote><p>Ainsi, les producteurs priv\u00e9s devraient pouvoir d\u00e9duire de leurs revenus annuels toutes d\u00e9penses reli\u00e9es \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement forestier.<\/p><\/blockquote>\n<p>Une r\u00e9forme de la fiscalit\u00e9 faisant la promotion de la sylviculture des feuillus pourrait \u00e9galement stimuler et rentabiliser l\u2019am\u00e9nagement de ces for\u00eats, particuli\u00e8rement dans le cas des for\u00eats priv\u00e9es o\u00f9 on trouve pr\u00e8s de 50 p. 100 du volume de bois disponible (au Qu\u00e9bec). Ainsi, les producteurs priv\u00e9s devraient pouvoir d\u00e9duire de leurs revenus annuels toutes d\u00e9penses reli\u00e9es \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement forestier. L\u2019\u00e9talement du revenu sur plusieurs ann\u00e9es devrait aussi \u00eatre autoris\u00e9. Cette modification permettrait aux producteurs priv\u00e9s, qui effectuent environ une r\u00e9colte par p\u00e9riode de 15 ans, d\u2019\u00e9taler sur plusieurs ann\u00e9es l\u2019imp\u00f4t pr\u00e9lev\u00e9 sur les revenus d\u00e9coulant de cette r\u00e9colte. L\u2019exemption d\u2019imp\u00f4t dans le cas d\u2019un legs d\u2019une propri\u00e9t\u00e9 foresti\u00e8re aux descendants pourrait \u00e9galement encourager l\u2019am\u00e9nagement de la for\u00eat priv\u00e9e car l\u2019argent ainsi \u00e9conomis\u00e9 pourrait \u00eatre r\u00e9investi.<\/p>\n<p>Au niveau municipal, plusieurs amendements devraient \u00eatre apport\u00e9s au r\u00e9gime de taxation touchant la propri\u00e9t\u00e9 foresti\u00e8re. Par exemple, les taux\u00a0de taxation municipale actuels sont directement proportionnels \u00e0 la qualit\u00e9 de l\u2019am\u00e9nagement des terres : plus l\u2019am\u00e9nagement est important, plus les terres prennent de la valeur et plus les taxes sont \u00e9lev\u00e9es, ce qui incite plusieurs propri\u00e9taires \u00e0 minimiser l\u2019am\u00e9nagement de leur parc forestier.<\/p>\n<p>Si les actions pos\u00e9es aujourd\u2019hui sont le reflet de la for\u00eat de demain, nos d\u00e9cideurs doivent agir maintenant en priorisant les avenues qui vont conduire \u00e0 des for\u00eats dot\u00e9es d\u2019une grande valeur en raison des bois de haute qualit\u00e9 produits. Les for\u00eats ainsi cr\u00e9\u00e9es seront alors dot\u00e9es d\u2019une valeur ajout\u00e9e importante en raison du niveau \u00e9lev\u00e9 de la qualit\u00e9 obtenue. Il sera en outre important de d\u00e9velopper des strat\u00e9gies efficaces afin de prot\u00e9ger ces for\u00eats contre les ravageurs et les maladies. \u00c0 ce chapitre, les succ\u00e8s de la populiculture qu\u00e9b\u00e9coise illustrent de fa\u00e7on convaincante l\u2019utilit\u00e9 de la s\u00e9lection g\u00e9n\u00e9tique pr\u00e9alablement \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement des plantations. Des approches de lutte sylvicole pourraient en outre \u00eatre envisag\u00e9es, particuli\u00e8rement dans le cas d\u2019essences poss\u00e9dant une forte valeur ajout\u00e9e, puisque les co\u00fbts li\u00e9s \u00e0 la lutte pourraient \u00eatre plus facilement amortis.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019avenir, la majorit\u00e9 de l\u2019offre de bois proviendra de plantations et d\u2019ici l\u00e0 les for\u00eats naturelles risquent de reculer sous l\u2019effet de l\u2019agriculture et de l\u2019urbanisation. Les solutions devraient conduire \u00e0 avoir des for\u00eats naturelles conserv\u00e9es, des plantations, des for\u00eats semi naturelles et des milieux agricoles davantage occup\u00e9s par l\u2019arbre. Sommes-nous pr\u00eats pour un prochain changement de paysage ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le paysage canadien s\u2019est modifi\u00e9 constamment au cours de sa courte histoire, depuis le d\u00e9but de son\u00a0occupation par les premiers Europ\u00e9ens. Dans la r\u00e9gion de la plaine du Saint-Laurent et des Grands Lacs, la plus dens\u00e9ment habit\u00e9e, la for\u00eat feuillue \u00e9tait omnipr\u00e9sente avant la colonisation. 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