{"id":262427,"date":"2007-10-01T04:00:00","date_gmt":"2007-10-01T08:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/issues\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\/"},"modified":"2025-10-07T20:02:06","modified_gmt":"2025-10-08T00:02:06","slug":"canadas-free-trade-lessons-for-the-world","status":"publish","type":"issues","link":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2007\/10\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\/","title":{"rendered":"Les le\u00e7ons canadiennes de la lib\u00e9ralisation du commerce international"},"content":{"rendered":"<p class=\"dropcap-big\">La double menace du protectionnisme et du rel\u00e2chement de la vigilance politique sont parmi les plus grands risques auxquels s\u2019exposent les \u00e9conomies canadienne, am\u00e9ricaine et mondiale dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Elle d\u00e9coule en grande partie des craintes suscit\u00e9es par le choc massif provoqu\u00e9 par l\u2019essor des \u00e9conomies du Sud asiatique sur l\u2019\u00e9conomie mondiale et un contexte politique qui donne des orientations incertaines au sujet de la politique future.<\/p>\n<p>Il est utile, sur cette toile de fond, d\u2019analyser les grandes le\u00e7ons tir\u00e9es de la performance de l\u2019\u00e9conomie canadienne apr\u00e8s l\u2019adoption de l\u2019Accord de libre-\u00e9change Canada-\u00c9tats-Unis (ALE) en 1989 et de l\u2019Accord de libre-\u00e9change nord-am\u00e9ricain (ALENA) en 1994. Peu de pays ont donn\u00e9 un exemple plus brillant que le Canada de comment s\u2019adapter pour prosp\u00e9rer dans un march\u00e9 lib\u00e9ralis\u00e9. Les critiques les plus mordantes de ces accords ont aliment\u00e9 des craintes qui ont fini par \u00eatre r\u00e9fut\u00e9es. Non seulement la vie a continu\u00e9 pour l\u2019\u00e9conomie canadienne, mais les Canadiens ont aussi prosp\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Il n\u2019est m\u00eame pas n\u00e9cessaire de d\u00e9montrer que tout cela \u00e9tait attribuable \u00e0 l\u2019ALE et \u00e0 l\u2019ALENA &#8221; ce qui serait s\u00fbrement un peu exag\u00e9r\u00e9. Apr\u00e8s tout, de multiples influences concurentes se sont exerc\u00e9es pendant cette p\u00e9riode &#8221; notamment la r\u00e9cession au Canada et aux \u00c9tats-Unis au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 et l\u2019accroissement des forces de la mondialisation, pour n\u2019en citer que deux. Il nous suffit de d\u00e9montrer que les craintes les plus extr\u00eames ne se sont pas mat\u00e9rialis\u00e9es. En outre, s\u2019il y a certes eu des irritants dans des secteurs particuliers, autour de la question du bois d\u2019\u0153uvre par exemple, ou lors de la crise de la maladie de la vache folle (ESB), il faut consid\u00e9rer le tableau d\u2019ensemble pour \u00e9valuer le succ\u00e8s global de l\u2019ALE et de l\u2019ALENA.<\/p>\n<p>Des appr\u00e9hensions du m\u00eame ordre ressurgissent souvent dans les discussions actuelles autour de l\u2019impact de la mont\u00e9e de l\u2019Asie du Sud sur les entreprises canadiennes et am\u00e9ricaines. Sous le double coup de l\u2019essor \u00e9conomique de cette r\u00e9gion et des craintes pour la s\u00e9curit\u00e9 provoqu\u00e9es par les attentats du 11 septembre 2001, les d\u00e9cideurs politiques am\u00e9ricains et canadiens risquent d\u2019\u00e9viter tout resserrement des liens avec le reste du monde, et la poursuite des r\u00e9formes politiques \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale et nationale resterait en plan. En particulier, les craintes en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 aux \u00c9tats-Unis ont ajout\u00e9 une nouvelle dimension qui se traduit par une ligne de partage floue entre le souci de s\u00e9curit\u00e9 et la cr\u00e9ation d\u2019entraves \u00e0 la libre circulation des capitaux, biens et services et de la main-d\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>Mais certains indices signalent qu\u2019une poursuite des r\u00e9formes politiques est n\u00e9cessaire. Par exemple, m\u00eame \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de leurs propres fronti\u00e8res, les Canadiens n\u2019ont pas encore r\u00e9ussi \u00e0 assurer la pleine circulation des biens, des services, des capitaux et de la main-d\u2019\u0153uvre, ni \u00e0 uniformiser la r\u00e9glementation dans certains secteurs cl\u00e9s. \u00c0 plus grande \u00e9chelle, les n\u00e9gociations de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) dans le cadre de la conf\u00e9rence de Doha butent sur l\u2019incapacit\u00e9 du monde industrialis\u00e9 de briser l\u2019impasse autour des subventions agricoles et sur la tendance des march\u00e9s \u00e9mergents \u00e0 prot\u00e9ger certains secteurs, comme les banques et les t\u00e9l\u00e9communications.<\/p>\n<blockquote><p>Il faut reconna\u00eetre aux gouvernements du Canada le m\u00e9rite d\u2019un revirement radical de la situation au chapitre de l\u2019inflation et du d\u00e9ficit budg\u00e9taire afin d\u2019instaurer un environnement macro\u00e9conomique plus ordonn\u00e9 pour le commerce et l\u2019industrie.<\/p><\/blockquote>\n<p>Il faut reconna\u00eetre aux gouvernements du Canada le m\u00e9rite d\u2019un revirement radical de la situation au chapitre de l\u2019inflation et du d\u00e9ficit budg\u00e9taire afin d\u2019instaurer un environnement macro\u00e9conomique plus ordonn\u00e9 pour le commerce et l\u2019industrie. Mais il reste encore beaucoup \u00e0 faire, notamment r\u00e9duire les obstacles \u00e0 la comp\u00e9titivit\u00e9, tels des formes d\u2019imposition des entreprises \u00e9lev\u00e9es et inappropri\u00e9es, le manque d\u2019infrastructures, des fronti\u00e8res mal int\u00e9gr\u00e9es, la p\u00e9nurie de main-d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e et la protection des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle.<\/p>\n<p>Le message dominant dans le contexte politique nord-am\u00e9ricain des prochaines ann\u00e9es reste que les efforts visant \u00e0 emp\u00eacher la lib\u00e9ralisation du commerce international ne serviraient pas grand monde. Et les Canadiens sont particuli\u00e8rement bien plac\u00e9s pour le savoir.<\/p>\n<p>L\u2019Accord de libre-\u00e9change Canada-\u00c9tats-Unis a \u00e9t\u00e9 un enjeu farouchement d\u00e9battu lors des \u00e9lections f\u00e9d\u00e9rales canadiennes de 1988. Puis, le projet d\u2019accord de libre-\u00e9change nord-am\u00e9ricain entre le Canada, les \u00c9tats-Unis et le Mexique a suscit\u00e9 un sentiment de d\u00e9j\u00e0-vu lors de celles de 1993. L\u2019histoire a depuis eu raison de certaines des craintes les plus exag\u00e9r\u00e9es, notamment celles de l\u2019ass\u00e8chement de nos lacs et de nos rivi\u00e8res pour assouvir les besoins d\u2019eau des \u00c9tats-Unis, de la perte de notre identit\u00e9 culturelle et de l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019avoir des politiques int\u00e9rieures et \u00e9trang\u00e8res ind\u00e9pendantes. De plus, huit grands mythes soulev\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e9clatent carr\u00e9ment sous la loupe de l\u2019analyse \u00e9conomique.<\/p>\n<p class=\"dropcap\"><em>Premier mythe, l\u2019exode de la production vers le Sud :<\/em>\u00a0Lors des pourparlers sur l\u2019ALE, un des arguments souvent avanc\u00e9s \u00e9tait que, le Canada \u00e9tant un petit march\u00e9, la seule raison motivant une entreprise mondiale \u00e0 s\u2019y installer \u00e9tait de contourner les barri\u00e8res commerciales comme les tarifs douaniers, les restrictions volontaires \u00e0 l\u2019exportation et les quotas d\u2019importation, en produisant sur place des produits destin\u00e9s \u00e0 ce march\u00e9. En corollaire, on craignait que l\u2019\u00e9limination de ces barri\u00e8res ne provoque un reflux de la production au Sud, o\u00f9 il aurait suffi aux soci\u00e9t\u00e9s am\u00e9ricaines d\u2019augmenter un peu leurs cadences pour exporter sur un march\u00e9 qui n\u2019\u00e9quivaut qu\u2019\u00e0 un onzi\u00e8me du leur.<\/p>\n<p>En fait, comme le graphique 1 l\u2019illustre, cela ne s\u2019est pas produit. Au cours des 12 derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019\u00e9conomie canadienne a surpass\u00e9 celle des \u00c9tats-Unis la moiti\u00e9 du temps et l\u2019a devanc\u00e9e pendant quatre ann\u00e9es de suite de 1999 \u00e0 2002. Cela d\u00e9montre une capacit\u00e9 d\u2019expansion de la production de biens et de services au moins \u00e9gale entre le Canada et les \u00c9tats-Unis. M\u00eame le secteur canadien de la fabrication, en difficult\u00e9, a su braver la temp\u00eate avec des r\u00e9sultats semblables \u00e0 ceux des fabricants am\u00e9ricains si on le consid\u00e8re en proportion de l\u2019\u00e9conomie (graphique 2) et l\u2019emploi manufacturier en proportion de l\u2019emploi total (graphique 3). Pendant cette p\u00e9riode, l\u2019emploi et la production dans le secteur des services ont pris le relais dans les deux pays. En fait, d\u2019autres preuves ont d\u00e9montr\u00e9 que le Canada reste un b\u00e9n\u00e9ficiaire net de l\u2019importation d\u2019outre-mer et de l\u2019exportation outre-mer des activit\u00e9s, alors que cela demeure davantage une pomme de discorde aux \u00c9tats-Unis. Cela d\u00e9montre que, lorsqu\u2019on \u00e9limine ou diminue les barri\u00e8res commerciales, l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique ne consiste pas simplement \u00e0 se partager un g\u00e2teau aux dimensions fixes o\u00f9 les gains d\u2019un pays se font au d\u00e9triment d\u2019un autre. En fait, les accords commerciaux donnent \u00e0 chaque pays la libert\u00e9 de se concentrer sur les secteurs dans lesquels il est le plus performant.<\/p>\n<p><em>Deuxi\u00e8me mythe, l\u2019\u00e9vaporation des exportations :<\/em>\u00a0\u00c0 la crainte de l\u2019exode de la production se greffait directement celle d\u2019une forte contraction des exportations du Canada et d\u2019une crise possible de la balance des paiements. Les graphiques 4a et 4b dissipent largement cette crainte. Apr\u00e8s l\u2019ALE et l\u2019ALENA, les exportations sont devenues une source puissante et n\u00e9cessaire de croissance, alors que le march\u00e9 int\u00e9rieur pi\u00e9tinait au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990. En raison de la place de la fabrication dans leurs \u00e9conomies respectives et de leur proximit\u00e9 des \u00c9tats-Unis, l\u2019Ontario et le Qu\u00e9bec ont \u00e9t\u00e9 les premi\u00e8res provinces \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier de la lib\u00e9ralisation du commerce dans les ann\u00e9es 1990, mais dans la d\u00e9cennie qui a suivi, toutes les autres provinces ont pris le train en marche.<\/p>\n<p>On a constat\u00e9 une pouss\u00e9e de toute l\u2019activit\u00e9 du commerce international de toutes les marchandises au Canada, \u00e0 la fois \u00e0 l\u2019importation et \u00e0 l\u2019exportation, apr\u00e8s la signature de l\u2019ALE, en 1989, et une nouvelle acc\u00e9l\u00e9ration du commerce international \u00e0 la suite de la signature de l\u2019ALENA, en 1994 (voir les graphiques 4a \u00e0 4d). Le ralentissement r\u00e9cent des exportations est probablement la preuve que le<\/p>\n<p>Canada a pratiquement enti\u00e8rement exploit\u00e9 l\u2019impact initial de cette expansion du march\u00e9 de ses biens, alors que les forces cycliques d\u2019un dollar canadien plus \u00e9lev\u00e9 exercent une influence plus grande. Cependant, le Mexique subit actuellement beaucoup plus directement que le Canada ou les \u00c9tats-Unis la r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019essor des pays de l\u2019Asie du Sud, puisqu\u2019il perd le privil\u00e8ge d\u2019\u00eatre le premier choix pour les marchandises produites en masse et \u00e0 faible marge n\u00e9cessitant des co\u00fbts de main-d\u2019\u0153uvre peu \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p>S\u2019il est clair que les \u00e9changes internationaux ont augment\u00e9, il est n\u00e9anmoins important de reconna\u00eetre l\u2019effet potentiel du double comptage dans les statistiques du commerce international. En raison de la sp\u00e9cialisation de la production, divers produits interm\u00e9diaires peuvent en effet faire des allers-retours de part et d\u2019autre de la fronti\u00e8re avant de devenir des produits finis. Ainsi, les chiffres des exportations canadiennes peuvent \u00eatre gonfl\u00e9s par ce double comptage. Cependant, les \u00e9tudes qui ont essay\u00e9 de mesurer cet impact ont quand m\u00eame constat\u00e9 une solide croissance de l\u2019activit\u00e9 d\u2019exportation nette dans de nombreux secteurs.<\/p>\n<p><em>Troisi\u00e8me mythe, pourquoi investir au Canada?<\/em>\u00a0Si l\u2019on craignait pour la production et les exportations, pourquoi allait-on investir au Canada plut\u00f4t que directement dans le march\u00e9 am\u00e9ricain? Les deux premiers mythes ayant \u00e9clat\u00e9, le rejet de ce troisi\u00e8me va de soi. M\u00eame si les entreprises n\u2019avaient plus besoin d\u2019\u00eatre implant\u00e9es au Canada pour combler la demande de ce pays, l\u2019investissement \u00e9tranger direct (IED) en biens d\u2019\u00e9quipement, usines et mat\u00e9riel, a continu\u00e9 d\u2019affluer, confirmant la capacit\u00e9 du Canada d\u2019attirer et de retenir les investissements \u00e9trangers. Alors que les IED en proportion du PIB stagnaient pratiquement \u00e0 20 p. 100 avant la signature de l\u2019ALENA, les graphiques 5 et 6 r\u00e9v\u00e8lent que, depuis, ces injections de capitaux au Canada ont grimp\u00e9 \u00e0 32 p. 100. Une croissance \u00e9conomique forte, une demande int\u00e9rieure favorable, des co\u00fbts de main-d\u2019\u0153uvre directs et indirects concurrentiels et un climat d\u2019investissement favorable ont continu\u00e9 d\u2019attirer les investisseurs au Canada. L\u2019aptitude du pays \u00e0 retenir ces investissements malgr\u00e9 une concurrence internationale accrue t\u00e9moigne de sa capacit\u00e9 de livrer concurrence sur un march\u00e9 ouvert, sans protection.<\/p>\n<p><em>Quatri\u00e8me mythe, un huard fort serait politiquement n\u00e9cessaire :<\/em>\u00a0Un dollar canadien fort par rapport au dollar am\u00e9ricain, ce n\u2019est pas nouveau pour les entreprises. En 1991 d\u00e9j\u00e0, le dollar avait culmin\u00e9 \u00e0 89 cents US, m\u00eame s\u2019il a fait un tour de montagnes russes par la suite. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, on pr\u00e9tendait qu\u2019une des conditions tacites pour que les \u00c9tats-Unis lib\u00e9ralisent le commerce avec le Canada \u00e9tait que les autorit\u00e9s mon\u00e9taires canadiennes maintiennent une devise forte afin de r\u00e9duire la comp\u00e9titivit\u00e9 des exportations du pays.<\/p>\n<p>Si c\u2019\u00e9tait vrai \u2014 et il n\u2019existe aucune raison connue cr\u00e9dible de le croire \u2014, on a souvent raill\u00e9 la r\u00e9alisation de cette politique pour son ineptie. Il n\u2019a pas fallu longtemps pour que, apr\u00e8s avoir culmin\u00e9, la devise plonge pendant toute une d\u00e9cennie, descendant jusqu\u2019\u00e0 62 cents US en f\u00e9vrier 2002. En fait, preuve de la mall\u00e9abilit\u00e9 de cet argument, certains commentateurs am\u00e9ricains ont souvent affirm\u00e9 que le gouvernement du Canada pratiquait une politique du dollar plus faible pour stimuler les exportations. La devise allait ensuite remonter en fl\u00e8che, presque \u00e0 parit\u00e9 aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a aucun doute, \u00e0 notre avis, que c\u2019est sous l\u2019effet des forces du march\u00e9 que le dollar canadien a \u00e9volu\u00e9 de la sorte. Autant les \u00e9conomistes que les grands argentiers connaissent parfaitement la futilit\u00e9 de toute tentative de r\u00e9guler les taux dans des r\u00e9gimes de libre fluctuation des changes, \u00e0 long terme. Les prix des mati\u00e8res premi\u00e8res, l\u2019\u00e9cart des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, la domination du dollar US sur toutes les autres grandes devises pendant la bulle d\u2019investissement des \u00c9tats-Unis et les politiques budg\u00e9taires relatives \u00e9taient les facteurs fondamentaux les plus forts des oscillations du dollar canadien pendant cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p><em>Cinqui\u00e8me mythe, le tarissement de l\u2019emploi :<\/em>\u00a0Les craintes canadiennes pour l\u2019emploi suscit\u00e9es lors du d\u00e9bat autour de l\u2019ALE ont trouv\u00e9 un \u00e9cho aux \u00c9tats-Unis pendant la discussion autour de l\u2019ALENA. \u00c0 la crainte que cesse la production, tel qu\u2019on le craignait du c\u00f4t\u00e9 canadien, s\u2019ajoutait l\u2019annonce d\u2019une vague massive de pertes d\u2019emplois permanents. En outre, les salaires \u00e9tant plus bas au Mexique qu\u2019au Canada et aux \u00c9tats-Unis, on supputait qu\u2019apr\u00e8s la signature de l\u2019ALENA, beaucoup d\u2019emplois seraient d\u00e9localis\u00e9s du Canada et des \u00c9tats-Unis au Mexique et que cela aurait un effet de compression sur les salaires. Cette id\u00e9e n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9e plus clairement que dans les propos du candidat \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle am\u00e9ricaine de l\u2019\u00e9poque, Ross Perot, qui disait que les \u00c9tats-Unis entendraient un \u00ab \u00e9norme bruit d\u2019aspiration \u00bb provenant du sud de la fronti\u00e8re am\u00e9ricaine alors que les soci\u00e9t\u00e9s s\u2019expatrieraient en qu\u00eate de main-d\u2019\u0153uvre meilleur march\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019histoire d\u00e9montre que ces craintes \u00e9taient infond\u00e9es, comme l\u2019illustre le graphique 7. Certes, certains secteurs se sont enrichis alors que d\u2019autres se sont appauvris. Par exemple, des \u00e9tudes d\u00e9montrent que la baisse des tarifs douaniers canadiens a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la disparition d\u2019entreprises \u00e0 faible productivit\u00e9, avec les emplois correspondants. N\u00e9anmoins, le bilan net est tr\u00e8s largement positif. Les \u00c9tats-Unis ont connu une vague sans pr\u00e9c\u00e9dent de cr\u00e9ation d\u2019emplois qui a fait descendre leur taux de ch\u00f4mage aux niveaux les plus bas d\u2019apr\u00e8s-guerre au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie. Au Canada, l\u2019\u00e9volution a \u00e9t\u00e9 semblable ; le taux de ch\u00f4mage y est descendu au plus bas en 32 ans. Cela laisse penser que d\u2019autres facteurs positifs affectant le march\u00e9 du travail, comme la mutation vers les services et la grande demande de travailleurs qualifi\u00e9s, ont largement contrebalanc\u00e9 les effets n\u00e9gatifs de la r\u00e9duction des entraves au commerce international. La demande soutenue de travailleurs mieux form\u00e9s a m\u00eame provoqu\u00e9 une p\u00e9nurie de main-d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es, faisant monter les salaires pour les consommateurs et \u00e9moussant le caract\u00e8re concurrentiel des entreprises.<\/p>\n<p><em>Sixi\u00e8me mythe, le Canada est \u00e0 vendre :<\/em>\u00a0Le d\u00e9bat autour de l\u2019ALE \u00e9tait en grande partie centr\u00e9 sur l\u2019\u00e9limination des restrictions \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 \u00e9trang\u00e8re. On craignait alors que les soci\u00e9t\u00e9s am\u00e9ricaines ne fassent main basse sur leurs contreparties canadiennes abordables, d\u00e9tournant les profits et les int\u00e9r\u00eats hors du Canada. Cependant, une analyse des op\u00e9rations de fusion et d\u2019acquisition au Canada r\u00e9v\u00e8le un tableau fort diff\u00e9rent, malgr\u00e9 les manchettes des journaux qui ne portaient que sur les m\u00e9gafusions. En toute \u00e9quit\u00e9, il n\u2019est pas possible de r\u00e9futer enti\u00e8rement ces craintes, puisque beaucoup de nos plus grandes soci\u00e9t\u00e9s sont tomb\u00e9es entre les mains d\u2019\u00e9trangers, particuli\u00e8rement ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es. Mais l\u2019activisme des petites et moyennes entreprises a r\u00e9tabli l\u2019\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<blockquote><p>Si l\u2019on consid\u00e8re le nombre global de fusions et d\u2019acquisitions depuis que l\u2019ALENA est entr\u00e9 en vigueur en 1994, on constate que plus de soci\u00e9t\u00e9s \u00e9trang\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 achet\u00e9es par des Canadiens que de soci\u00e9t\u00e9s canadiennes l\u2019ont \u00e9t\u00e9 par des \u00e9trangers.<\/p><\/blockquote>\n<p>Si l\u2019on consid\u00e8re le nombre global de fusions et d\u2019acquisitions depuis que l\u2019ALENA est entr\u00e9 en vigueur en 1994, on constate que plus de soci\u00e9t\u00e9s \u00e9trang\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 achet\u00e9es par des Canadiens que de soci\u00e9t\u00e9s canadiennes l\u2019ont \u00e9t\u00e9 par des \u00e9trangers. Cela se v\u00e9rifie que l\u2019on consid\u00e8re toutes les soci\u00e9t\u00e9s \u00e9trang\u00e8res ensemble ou seulement les op\u00e9rations impliquant des entreprises am\u00e9ricaines (graphique 8). Dans les deux cas, les acquisitions \u00e9taient plus souvent le fait de soci\u00e9t\u00e9s canadiennes, et la tendance s\u2019est largement accentu\u00e9e depuis la signature de l\u2019ALENA.<\/p>\n<p>Pour avoir une id\u00e9e de la taille des soci\u00e9t\u00e9s en cause, il est utile aussi d\u2019examiner l\u2019ampleur de ces op\u00e9rations en termes mon\u00e9taires. Comme le Canada a tendance \u00e0 avoir plus de petites entreprises, il est probable qu\u2019une grande partie des activit\u00e9s de fusion et d\u2019acquisition soit concentr\u00e9e sur ces soci\u00e9t\u00e9s-l\u00e0. Lorsqu\u2019on consid\u00e8re l\u2019orientation des op\u00e9rations entre le Canada et toutes les soci\u00e9t\u00e9s \u00e9trang\u00e8res, le bilan net des transactions en dollars marque un exode du Canada au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, mais il est positif pour 2007 au milieu de l\u2019ann\u00e9e (graphique 9).<\/p>\n<p>Si l\u2019on consid\u00e8re uniquement les soci\u00e9t\u00e9s am\u00e9ricaines, cependant, m\u00eame s\u2019il y a eu plus de fluctuations, le solde net r\u00e9v\u00e8le que, mon\u00e9tairement, le bilan a \u00e9t\u00e9 positif pour le Canada entre 1994 et 2006. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, 2007 a \u00e9t\u00e9 l\u2019exception, quoique tr\u00e8s importante, largement attribuable \u00e0 une poign\u00e9e de tr\u00e8s grosses op\u00e9rations impliquant des acqu\u00e9reurs des \u00c9tats-Unis, notamment des soci\u00e9t\u00e9s de capital-investissement qui ont augment\u00e9 leur activit\u00e9 de mani\u00e8re exponentielle ces derni\u00e8res ann\u00e9es. N\u00e9anmoins, les preuves \u00e0 long terme corroborent l\u2019argument selon lequel le Canada a r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 la transformation de son \u00e9conomie en succursale des \u00c9tats-Unis et qu\u2019il a lui-m\u00eame achet\u00e9 tr\u00e8s activement des soci\u00e9t\u00e9s \u00e9trang\u00e8res. Et clairement, le retournement du bilan net des op\u00e9rations avec des pays \u00e9trangers non am\u00e9ricains ces trois derni\u00e8res ann\u00e9es n\u2019est cependant pas reli\u00e9 \u00e0 l\u2019ALE ou \u00e0 l\u2019ALENA.<\/p>\n<p><em>Septi\u00e8me mythe, la restructuration forc\u00e9e des entreprises canadiennes :<\/em>\u00a0L\u2019ALENA a peut-\u00eatre contribu\u00e9 \u00e0 amplifier les forces du march\u00e9, mais il a surtout acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 une refonte n\u00e9cessaire du commerce et de l\u2019industrie canadiens. Comme d\u2019autres recherches r\u00e9alis\u00e9es en 2006 par la RBC l\u2019expliquent plus en d\u00e9tail, les ann\u00e9es 1990 ont \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9es par une forte multiplication des petites entreprises au Canada, alors que cette d\u00e9cennie-ci semble \u00eatre celle d\u2019une maturation caract\u00e9ris\u00e9e par une phase de croissance plus puissante. Des orces de destruction cr\u00e9ative sont \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans l\u2019\u00e9conomie canadienne.<\/p>\n<p>Comme le graphique 14 le montre, l\u2019augmentation de la productivit\u00e9 des microentreprises, petites entreprises et entreprises moyennes d\u00e9passe maintenant celle des grandes soci\u00e9t\u00e9s et elle d\u00e9coule en partie d\u2019un ralentissement du rythme de cr\u00e9ation de nouvelles entreprises accompagn\u00e9 d\u2019une croissance des effectifs, d\u2019un r\u00e9\u00e9quipement et d\u2019am\u00e9liorations de l\u2019efficacit\u00e9. Cela repr\u00e9sente une maturation ouvrant un nouveau cycle de croissance \u00e0 partir des bases jet\u00e9es pendant la vague de d\u00e9marrages d\u2019entreprises des ann\u00e9es 1990, m\u00eame si le d\u00e9rapage des grandes entreprises repr\u00e9sente un risque.<\/p>\n<p><em>Huiti\u00e8me mythe, la diminution de l\u2019assiette fiscale canadienne :<\/em>\u00a0Puisqu\u2019on s\u2019attendait \u00e0 ce que la production, les exportations, l\u2019investissement \u00e9tranger direct et les emplois refluent au sud de la fronti\u00e8re, on craignait pour la situation financi\u00e8re du Canada. Sur ce plan, le Canada \u00e9tait effectivement accul\u00e9 au pied du mur au milieu des ann\u00e9es 1990, mais cela traduisait des forces en jeu bien avant l\u2019av\u00e8nement du libre-\u00e9change. Le plus remarquable est le renversement de tendance marqu\u00e9 depuis le milieu des ann\u00e9es 1990, puisque le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a pr\u00e9sent\u00e9 une longue s\u00e9rie\u00a0d\u2019exc\u00e9dents budg\u00e9taires cons\u00e9cutifs.<\/p>\n<p>Au Canada, le ratio de la dette f\u00e9d\u00e9rale au PIB est descendu en dessous de celui des \u00c9tats-Unis en 2003-2004 pour la premi\u00e8re fois en 25 ans. La dette \u00e9trang\u00e8re nette du Canada en proportion de l\u2019\u00e9conomie est pass\u00e9e de plus de 40 p. 100 au milieu des ann\u00e9es 1990 \u00e0 environ un quart aujourd\u2019hui. Ces vastes am\u00e9liorations budg\u00e9taires ont renforc\u00e9 notre cr\u00e9dibilit\u00e9 financi\u00e8re internationale et prouv\u00e9 que notre assiette fiscale demeure un soutien solide pour l\u2019\u00e9conomie canadienne. Le Canada fait l\u2019envie de beaucoup d\u2019autres pays ; c\u2019est le seul pays du G7 \u00e0 afficher un exc\u00e9dent, sur une base consolid\u00e9e, tous paliers de gouvernement confondus (graphique 10), et il est actuellement le seul pays du G7 qui ait d\u00e9gag\u00e9 un exc\u00e9dent au cours de chacune des trois derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"dropcap\">Malgr\u00e9 des progr\u00e8s louables dans sa fa\u00e7on de relever les d\u00e9fis du libre-\u00e9change, certains indices restent mitig\u00e9s et appellent des politiques compl\u00e9mentaires qui d\u00e9brideraient le potentiel d\u2019un commerce plus libre au Canada.<\/p>\n<p><em>Le sous-investissment :<\/em>\u00a0Le Canada a toujours eu tendance \u00e0 investir moins en machines et mat\u00e9riel que les \u00c9tats-Unis, et peu de choses indiquent que cela a chang\u00e9. Toutes proportions gard\u00e9es, les investissements en biens d\u2019\u00e9quipement au Canada ont eu tendance \u00e0 \u00eatre inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des \u00c9tats-Unis (graphique 11), et ce, malgr\u00e9 une convergence de facteurs qui devrait soutenir des investissements beaucoup plus forts qu\u2019outre-fronti\u00e8re. La mont\u00e9e du dollar canadien, les tr\u00e9soreries records des soci\u00e9t\u00e9s du Canada qui d\u00e9passent les besoins d\u2019une pr\u00e9voyance raisonnable, les faibles ratios dette\/capitaux propres et l\u2019excellente couverture des int\u00e9r\u00eats apportent un soutien sous forme de bilans sains dans beaucoup de secteurs.<\/p>\n<p><em>La productivit\u00e9 :<\/em>\u00a0Alors que les petites et moyennes entreprises du Canada r\u00e9ussissent \u00e0 orchestrer une vague de destruction cr\u00e9ative, les grandes prennent du retard. La croissance annuelle compos\u00e9e de la productivit\u00e9 de la main-d\u2019\u0153uvre dans les \u00e9tablissements employant plus de 500 travailleurs se situe \u00e0 0,5 p. 100 par an \u00e0 peine depuis le d\u00e9but de la d\u00e9cennie. La croissance plus forte de la productivit\u00e9 des PME a permis aux entreprises plus petites de talonner les grands producteurs.<\/p>\n<p><em>Investissement \u00e9tranger direct :<\/em>\u00a0Le Canada a connu une recrudescence du rythme de l\u2019investissement \u00e9tranger direct par rapport \u00e0 la taille de son \u00e9conomie apr\u00e8s la signature de l\u2019ALENA ; mais nous n\u2019avons pas soutenu le rythme de l\u2019expansion mondiale g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de ce type d\u2019investissements. Des forces d\u00e9passant l\u2019ALENA, comme l\u2019\u00e9mergence de la Chine, ont amen\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s du monde entier \u00e0 investir davantage \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, et le fait demeure que la part canadienne des IED mondiaux continue de baisser, quoiqu\u2019\u00e0 un rythme plus lent, ce qui r\u00e9v\u00e8le que nous avons su maintenir une relative stabilit\u00e9 par rapport au total mondial ces derni\u00e8res ann\u00e9es, apr\u00e8s les fortes d\u00e9t\u00e9riorations des ann\u00e9es ant\u00e9rieures.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les r\u00e9alisations de l\u2019\u00e9conomie canadienne, les autorit\u00e9s politiques ne peuvent pas rester inactifs et croire qu\u2019ils ont donn\u00e9 aux entreprises tout ce qu\u2019il leur fallait pour d\u00e9gager toute la prosp\u00e9rit\u00e9 que leur permettait la lib\u00e9ralisation du commerce ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p><em>L\u2019imposition des soci\u00e9t\u00e9s :<\/em>\u00a0Le Canada a actuellement le cinqui\u00e8me taux effectif marginal d\u2019imposition sur le capital le plus \u00e9lev\u00e9 des 36 premiers pays industriels et en d\u00e9veloppement \u00e9tudi\u00e9s selon un rapport r\u00e9cent de l\u2019Institut C.D. Howe. Cela traduit les d\u00e9sincitations fiscales \u00e0 investir par l\u2019addition des imp\u00f4ts sur le b\u00e9n\u00e9fice des soci\u00e9t\u00e9s, des taxes de vente sur les achats de biens d\u2019immobilisations qui repr\u00e9sentent une double imposition lorsque les b\u00e9n\u00e9fices sont ensuite \u00e0 nouveau impos\u00e9s, et de l\u2019imp\u00f4t sur le capital des grandes soci\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>Les imp\u00f4ts sur le capital sont particuli\u00e8rement d\u00e9savantageux parce qu\u2019ils repr\u00e9sentent aussi une double imposition des soci\u00e9t\u00e9s une fois que celles-ci ont d\u00e9j\u00e0 pay\u00e9 les imp\u00f4ts sur leurs b\u00e9n\u00e9fices. Les imp\u00f4ts sur le capital ne sont pas non plus sensibles au profit. Ils ne repr\u00e9sentent cependant qu\u2019une petite partie d\u2019un probl\u00e8me plus vaste de comp\u00e9titivit\u00e9 fiscale, particuli\u00e8rement en Ontario qui, si elle \u00e9tait un pays, occuperait avec son fardeau fiscal la t\u00eate du palmar\u00e8s international au d\u00e9triment de sa comp\u00e9titivit\u00e9 (graphique 13). En outre, le recours croissant \u00e0 des pr\u00e9l\u00e8vements non li\u00e9s au b\u00e9n\u00e9fice, notamment les imp\u00f4ts fonciers des soci\u00e9t\u00e9s qui montent en fl\u00e8che au niveau municipal, constitue un facteur d\u00e9courageant l\u2019investissement.<\/p>\n<p><em>Les fronti\u00e8res :<\/em>\u00a0Comme plus d\u2019un milliard de dollars de biens traversent la fronti\u00e8re canado-am\u00e9ricaine chaque jour, l\u2019\u00e9conomie canadienne a un besoin crucial de fronti\u00e8res fiables et efficaces. Mais les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont d\u00e9clench\u00e9 un important signal d\u2019alarme qui a fait ressortir la vuln\u00e9rabilit\u00e9 du Canada \u00e0 la porosit\u00e9 des fronti\u00e8res. Depuis, l\u2019augmentation de la vigilance combin\u00e9e \u00e0 une infrastructure et \u00e0 une dotation en personnel aux fronti\u00e8res inad\u00e9quates a accentu\u00e9 l\u2019engorgement et perturbe les d\u00e9placements transfrontaliers. De plus, la gestion des stocks \u00e0 flux tendu laisse peu de marge de tol\u00e9rance dans tous les secteurs pour des retards de production. Le Canada doit prendre davantage de mesures, y compris la concentration sur l\u2019am\u00e9lioration de son infrastructure, la cr\u00e9ation d\u2019autres sites d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la fronti\u00e8re et le perfectionnement des programmes comme FAST et NEXUS qui sont centr\u00e9s sur le pr\u00e9d\u00e9douanement.<\/p>\n<p>Le prochain d\u00e9fi sera la date butoir qui approche de l\u2019Initiative relative aux voyages en h\u00e9misph\u00e8re occidental (IVHO). L\u2019IVHO exigera que quiconque entre aux \u00c9tats-Unis poss\u00e8de un passeport ou un titre de voyage autoris\u00e9. Alors que seulement 40 p. 100 des Canadiens d\u00e9tiennent actuellement un passeport, le gouvernement doit assurer un acc\u00e8s facile et peu co\u00fbteux.<\/p>\n<p><em>Poursuivre la lib\u00e9ralisation du commerce :<\/em>\u00a0Le commerce int\u00e9rieur et les barri\u00e8res r\u00e9glementaires canadiennes emp\u00eachent la n\u00e9cessaire mobilit\u00e9 qui permet une utilisation efficace des ressources et de la main-d\u2019\u0153uvre. Des mesures ont \u00e9t\u00e9 prises pour r\u00e9duire ces obstacles. Le nouvel accord sur le commerce, l\u2019investissement et la mobilit\u00e9 de la main-d\u2019\u0153uvre de la Colombie-Britannique et de l\u2019Alberta en est un exemple. M\u00eame si certains d\u00e9tails pr\u00eatant \u00e0 controverse n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9s, l\u2019objectif de l\u2019accord est d\u2019aider \u00e0 rationaliser beaucoup de fonctions op\u00e9rationnelles dans ces r\u00e9gions tout en assurant une circulation plus libre des biens, des services et des investissements entre les deux provinces. Les gouvernements de la Saskatchewan, du Manitoba et de l\u2019Ontario ont r\u00e9cemment aussi \u00e9tudi\u00e9 les avantages d\u2019une adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019accord C.-B.-Alberta, ce qui marque un pas crucial et appr\u00e9ci\u00e9 dans la bonne direction.<\/p>\n<p>Il reste beaucoup \u00e0 faire cependant, notamment pour progresser vers une diminution des entraves \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 qui affectent plusieurs branches industrielles canadiennes. Selon l\u2019OCDE, le Canada est un des premiers pays en ce qui concerne les restrictions \u00e0 l\u2019investissement \u00e9tranger direct, sur la base de divers indicateurs, ce qui concorde avec la baisse relative du pouvoir d\u2019attraction des IED mondiaux.<\/p>\n<blockquote><p>Selon l\u2019OCDE, le Canada est un des premiers pays en ce qui concerne les restrictions \u00e0 l\u2019investissement \u00e9tranger direct, sur la base de divers indicateurs, ce qui concorde avec la baisse relative du pouvoir d\u2019attraction des IED mondiaux.<\/p><\/blockquote>\n<p>Au-del\u00e0 des probl\u00e8mes du commerce international canadien, il faut souligner aussi les pourparlers de l\u2019OMC dans le cadre de la ronde de Doha qui sont en suspens au moins jusqu\u2019\u00e0 apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle am\u00e9ricaine de 2008 et m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 la fin de la d\u00e9cennie.<\/p>\n<p><em>L\u2019investissement en infrastructures :\u00a0<\/em>Malgr\u00e9 certains signes encourageants r\u00e9cemment, le Canada reste aux prises avec des d\u00e9ficits d\u2019infrastructure. Comparativement aux villes am\u00e9ricaines, les villes canadiennes consacrent des budgets beaucoup moins importants aux infrastructures, si bien qu\u2019il est difficile de r\u00e9partir du personnel ou des biens dans les villes et les r\u00e9gions environnantes. La difficult\u00e9 tient en partie au fait que les villes ont une capacit\u00e9 limit\u00e9e de mobiliser des fonds, ce qui n\u00e9cessite un d\u00e9bat plus complet sur les options de financement municipales et les partenariats priv\u00e9-public.<\/p>\n<p><em>La main-d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e :<\/em>\u00a0Le Canada manque de plus en plus de main-d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e. Cette p\u00e9nurie repr\u00e9sente d\u00e9j\u00e0 une contrainte pour certains secteurs, et elle deviendra une source de difficult\u00e9s encore plus grande dans les ann\u00e9es \u00e0 venir en raison du vieillissement de la population et du faible taux de natalit\u00e9 du pays. Pour cette raison, nous avons expliqu\u00e9 dans l\u2019<em>Avantage de la diversit\u00e9<\/em>\u00a0(2005) que le Canada doit augmenter le nombre d\u2019immigrants qu\u2019il accueille pr\u00e9sentement, soit 250 000 personnes, \u00e0 400 000. Le bilan du Canada est d\u00e9j\u00e0 un des meilleurs au monde, mais il peut faire mieux par ses politiques pour int\u00e9grer les immigrants.<\/p>\n<p><em>Droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droit contractuel :<\/em>\u00a0Enfin, \u00e0 notre avis, les gouvernements canadien et am\u00e9ricain doivent aussi se pencher sur la question du manque d\u2019uniformit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale du droit contractuel et du droit de la protection de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle. Il n\u2019est pas possible d\u2019avoir un commerce enti\u00e8rement libre sans une acception partag\u00e9e des param\u00e8tres de base.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La double menace du protectionnisme et du rel\u00e2chement de la vigilance politique sont parmi les plus grands risques auxquels s\u2019exposent les \u00e9conomies canadienne, am\u00e9ricaine et mondiale dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Elle d\u00e9coule en grande partie des craintes suscit\u00e9es par le choc massif provoqu\u00e9 par l\u2019essor des \u00e9conomies du Sud asiatique sur l\u2019\u00e9conomie mondiale et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"content-type":"","ep_exclude_from_search":false,"apple_news_api_created_at":"2025-08-30T02:45:54Z","apple_news_api_id":"b7fd13d2-5439-4485-aea8-8cb0f1d8bb65","apple_news_api_modified_at":"2025-08-30T02:45:54Z","apple_news_api_revision":"AAAAAAAAAAD\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/w==","apple_news_api_share_url":"https:\/\/apple.news\/At_0T0lQ5RIWuqIyw8di7ZQ","apple_news_cover_media_provider":"image","apple_news_coverimage":0,"apple_news_coverimage_caption":"","apple_news_cover_video_id":0,"apple_news_cover_video_url":"","apple_news_cover_embedwebvideo_url":"","apple_news_is_hidden":"","apple_news_is_paid":"","apple_news_is_preview":"","apple_news_is_sponsored":"","apple_news_maturity_rating":"","apple_news_metadata":"\"\"","apple_news_pullquote":"","apple_news_pullquote_position":"","apple_news_slug":"","apple_news_sections":[],"apple_news_suppress_video_url":false,"apple_news_use_image_component":false},"categories":[9346],"tags":[8407],"article-status":[],"irpp-category":[4245],"section":[],"irpp-tag":[7183],"class_list":["post-262427","issues","type-issues","status-publish","hentry","category-uncategorized","tag-trade-fr","irpp-category-economie","irpp-tag-commerce"],"acf":[],"apple_news_notices":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Les le\u00e7ons canadiennes de la lib\u00e9ralisation du commerce international<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2007\/10\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Les le\u00e7ons canadiennes de la lib\u00e9ralisation du commerce international\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La double menace du protectionnisme et du rel\u00e2chement de la vigilance politique sont parmi les plus grands risques auxquels s\u2019exposent les \u00e9conomies canadienne, am\u00e9ricaine et mondiale dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Elle d\u00e9coule en grande partie des craintes suscit\u00e9es par le choc massif provoqu\u00e9 par l\u2019essor des \u00e9conomies du Sud asiatique sur l\u2019\u00e9conomie mondiale et [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2007\/10\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Policy Options\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/IRPP.org\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-10-08T00:02:06+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@irpp\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"26 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2007\\\/10\\\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2007\\\/10\\\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\\\/\",\"name\":\"Les le\u00e7ons canadiennes de la lib\u00e9ralisation du commerce international\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2007-10-01T08:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2025-10-08T00:02:06+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2007\\\/10\\\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2007\\\/10\\\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2007\\\/10\\\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Free trade @ 20\",\"item\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/2007\\\/10\\\/free-trade-20\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Les le\u00e7ons canadiennes de la lib\u00e9ralisation du commerce international\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Policy Options\",\"description\":\"Institute for Research on Public Policy\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Les le\u00e7ons canadiennes de la lib\u00e9ralisation du commerce international","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2007\/10\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Les le\u00e7ons canadiennes de la lib\u00e9ralisation du commerce international","og_description":"La double menace du protectionnisme et du rel\u00e2chement de la vigilance politique sont parmi les plus grands risques auxquels s\u2019exposent les \u00e9conomies canadienne, am\u00e9ricaine et mondiale dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Elle d\u00e9coule en grande partie des craintes suscit\u00e9es par le choc massif provoqu\u00e9 par l\u2019essor des \u00e9conomies du Sud asiatique sur l\u2019\u00e9conomie mondiale et [&hellip;]","og_url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2007\/10\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\/","og_site_name":"Policy Options","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/IRPP.org","article_modified_time":"2025-10-08T00:02:06+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_site":"@irpp","twitter_misc":{"Est. reading time":"26 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2007\/10\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\/","url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2007\/10\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\/","name":"Les le\u00e7ons canadiennes de la lib\u00e9ralisation du commerce international","isPartOf":{"@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/#website"},"datePublished":"2007-10-01T08:00:00+00:00","dateModified":"2025-10-08T00:02:06+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2007\/10\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2007\/10\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2007\/10\/canadas-free-trade-lessons-for-the-world\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Free trade @ 20","item":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/2007\/10\/free-trade-20\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Les le\u00e7ons canadiennes de la lib\u00e9ralisation du commerce international"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/#website","url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/","name":"Policy Options","description":"Institute for Research on Public Policy","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/issues\/262427","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/issues"}],"about":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/issues"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=262427"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=262427"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=262427"},{"taxonomy":"article-status","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/article-status?post=262427"},{"taxonomy":"irpp-category","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/irpp-category?post=262427"},{"taxonomy":"section","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/section?post=262427"},{"taxonomy":"irpp-tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/irpp-tag?post=262427"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}