{"id":262117,"date":"2006-02-01T05:00:00","date_gmt":"2006-02-01T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/issues\/lheure-de-verite-en-sante\/"},"modified":"2025-10-07T19:51:33","modified_gmt":"2025-10-07T23:51:33","slug":"lheure-de-verite-en-sante","status":"publish","type":"issues","link":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/lheure-de-verite-en-sante\/","title":{"rendered":"L&#8217;heure de v\u00e9rit\u00e9 en sant\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>En mati\u00e8re de financement de la sant\u00e9, le constat tirepar le Comit\u00e9 de travail sur la p\u00e9rennit\u00e9 du syst\u00e8me de sant\u00e9 et de services sociaux du Qu\u00e9bec est tr\u00e8s simple, mais en m\u00e9\u201ame temps, tr\u00e8s d\u00e9rangeant. Le mur qui attend le Qu\u00e9bec si rien ne change, c&#8217;est 6,6 milliards de dollars de d\u00e9ficit, par ann\u00e9e, d&#8217;ici 10 ans uniquement pour la sant\u00e9 et les services sociaux ; 11 milliards d&#8217;ici 15 ans ; 28 milliards d&#8217;ici 25 ans. Cumulatifs et r\u00e9currents.<\/p>\n<p>Il y a vingt ans, les d\u00e9penses en sant\u00e9 et services sociaux comptaient pour 32 p. 100 des d\u00e9penses de programmes du gouvernement. Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est 43 p. 100. \u00e0 ce rythme, d&#8217;ici 25 ans, ce sera 68 p. 100. Aucun pays au monde ne peut fonctionner longtemps ainsi. C&#8217;est la preuve par l&#8217;absurde qu&#8217;il faut changer les choses. D\u00e9j\u00e0, cette ann\u00e9e, la sant\u00e9 et les services sociaux ont accapar\u00e9 70 p. 100 de tout l&#8217;argent neuf disponible. Si rien n&#8217;est fait, les autres missions, incluant l&#8217;\u00e9ducation, le d\u00e9veloppement des infrastructures et les autres d\u00e9terminants de la richesse \u00e9conomique, continueront de s&#8217;amoindrir au plan budg\u00e9taire.<\/p>\n<p>Ces chiffres reposent sur des hypoth\u00e8ses de calcul tr\u00e8s conservatrices. Entre 5,1 et 5,4 p. 100 d&#8217;augmentation des d\u00e9penses en sant\u00e9 et services sociaux par ann\u00e9e. En comparaison, les hypoth\u00e8ses du C.D. Howe, du Conference Board, de l&#8217;OCDE et de bien d&#8217;autres sont plus pr\u00e8s de 7 p. 100 d&#8217;augmentation.<\/p>\n<p>La principale raison de cet accroissement de cou\u00cc\u201ats tient au vieillissement de la population : le Qu\u00e9bec vieillit \u00e0 grande vitesse. Plus rapidement que partout ailleurs, \u00e0 l&#8217;exception de l&#8217;Italie et du Japon. Les 65 ans et plus compteront pour 25 p. 100 de la population qu\u00e9b\u00e9coise en 2030, contre 13 p. 100 aujour\u00cc\u0081 d&#8217;hui. Dans le reste du Canada, il faudra 40 ans pour en arriver l\u00e0. Aux \u00c9tats-Unis, 60. Soci\u00e9t\u00e9 distincte encore une fois !<\/p>\n<p>Deux grandes constatations donc : un, le mur est costaud. Beaucoup plus qu&#8217;on ne l&#8217;avait imagin\u00e9 au d\u00e9part. Deux, il est pas mal plus pr\u00e8s dans le temps qu&#8217;on ne le pensait. Mais, il y a une bonne nouvelle. Nous avons dix ans pour ajuster le tir, \u00e0 condition de commencer tout de suite.<\/p>\n<p>Or, nous sommes moins riches que nos voisins. Non seulement notre PIB par habitant est-il inf\u00e9rieur au leur, mais nos services publics cou\u00cc\u201atent plus chers. Nous sommes \u00e9galement plus endett\u00e9s. Notre fardeau fiscal est le plus lourd en Am\u00e9rique du Nord, mais 41 p. 100 des contribuables qu\u00e9b\u00e9cois ne paient pas d&#8217;impo\u00cc\u201at.<\/p>\n<p>Pour compl\u00e9ter le portrait, nous sommes tr\u00e8s fiers de nous offrir le meilleur syst\u00e8me de sant\u00e9 en Am\u00e9rique du Nord, les garderies les moins ch\u00e8res, les cong\u00e9s parentaux les plus g\u00e9n\u00e9reux, les frais de scolarit\u00e9 les moins \u00e9lev\u00e9s, les tarifs d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9 les plus bas, Alouette ! comme dit la chanson. Un choix de soci\u00e9t\u00e9 diront certains, mais la facture est sal\u00e9e pour ceux qui la paient.<\/p>\n<p>Pour faire face \u00e0 la situation, le comit\u00e9 de travail propose une strat\u00e9gie int\u00e9gr\u00e9e comprenant une dizaine de points. D&#8217;abord, plafonner l&#8217;augmentation des d\u00e9penses de sant\u00e9, car elles rognent dans tous les autres budgets, au m\u00e9\u201ame rythme que celle de la richesse collective, la croissance du PIB par exemple. Ceci voudra peut-\u00e9\u201atre dire, \u00e9ventuellement, tarifer certains services. Ou \u00e9largir le nombre de services assur\u00e9s, mais sans qu&#8217;ils soient compl\u00e8tement couverts par l&#8217;\u00c9tat comme c&#8217;est le cas maintenant. La plupart des autres pays qui r\u00e9ussissent mieux que nous ont opt\u00e9 pour cette fa\u00e7on de faire.<\/p>\n<p>Dans cette perspective, la loi canadienne sur la sant\u00e9 devra \u00e9\u201atre revue, to\u00cc\u201at ou tard. Du moins l&#8217;interpr\u00e9tation qu&#8217;on en fait \u00e0 Ottawa. Dans le syst\u00e8me actuel, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, qui dispose d&#8217;impressionnants surplus, menotte les provinces dans leur recherche de nouvelles sources de financement.<\/p>\n<p>Les firmes de notation ont commenc\u00e9 \u00e0 pr\u00e9venir les provinces canadiennes quant au risque de d\u00e9cotes, si les cou\u00cc\u201ats croissants du syst\u00e8me ne sont pas ad\u00e9quatement financ\u00e9s \u00e0 l&#8217;avenir. La firme de notation DBRS a lanc\u00e9 un coup de semonce \u00e0 cet effet l&#8217;automne dernier en disant : \u00ab something has got to give \u00bb. Il faudra augmenter les taxes, ou couper dans les services, ou encore se r\u00e9soudre \u00e0 tarifer certains services. \u00e0 d\u00e9faut de quoi, les cotes de cr\u00e9dit de nos gouvernements provinciaux risquent fort d&#8217;\u00e9\u201atre affect\u00e9es. Ce qui se traduirait par un fardeau de la dette encore plus \u00e9lev\u00e9. Si cela devait arriver, nous aurions r\u00e9ussi le tour de force de d\u00e9penser encore plus d&#8217;argent en paiements d&#8217;int\u00e9r\u00e9\u201ats, sans n&#8217;avoir rien r\u00e9gl\u00e9 de nos probl\u00e8mes, ni en sant\u00e9, ni en \u00e9ducation, ni ailleurs.<\/p>\n<p>En parall\u00e8le, il faudra r\u00e9duire notre dette. Quand les paiements d&#8217;int\u00e9r\u00e9\u201ats cou\u00cc\u201atent aussi cher que les budgets de 13 minist\u00e8res, il est temps de faire quelque chose. Comment? En cr\u00e9ant un fonds patrimonial. Une partie des augmentations des tarifs d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9 pourrait faire le travail. C&#8217;est notre p\u00e9trole \u00e0 nous. Utilisons-le pour cr\u00e9er un fonds patrimonial, ind\u00e9pendant du budget consolid\u00e9. Surtout, que cet argent ne serve pas \u00e0 autre chose.<\/p>\n<p>Enfin, il faudra aussi mettre le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral \u00e0 contribution.\u00a0Malgr\u00e9 l&#8217;entente de l&#8217;automne 2004 sur la sant\u00e9, il reste encore fort \u00e0 faire. On devrait ainsi augmenter les paiements de transferts pour l&#8217;\u00e9ducation sup\u00e9rieure et les services sociaux. \u00e7a lib\u00e9rerait de la marge pour la sant\u00e9, m\u00e9\u201ame si \u00e7a ne serait manifestement pas suffisant pour r\u00e9gler tout le probl\u00e8me.<\/p>\n<p>Une fois ces r\u00e9formes en chantier, il faudra r\u00e9solument s&#8217;attaquer au syst\u00e8me de sant\u00e9 lui-m\u00e9\u201ame. Des choses ont \u00e9t\u00e9 amorc\u00e9es, mais il va falloir aller plus loin, plus vite. Environ la moiti\u00e9 des recommandations et des propositions du comit\u00e9 portent l\u00e0-dessus.<\/p>\n<p>D&#8217;abord, il importe de faire un plan d&#8217;ensemble pluriannuel qui touchera tout le syst\u00e8me. \u00e0 partir du minist\u00e8re jusqu&#8217;au bureau du m\u00e9decin, en passant par l&#8217;ho\u00cc\u201apital, le CLSC, le centre d&#8217;accueil. Bref, tout le monde y passe avec des objectifs clairs, chiffr\u00e9s. \u00e7a existe d\u00e9j\u00e0, diront certains. Oui, sur papier. Ce qu&#8217;il faut ajouter, c&#8217;est une reddition de compte s\u00e9rieuse et une imputabilit\u00e9 r\u00e9elle \u00e0 tous les niveaux. Sinon, on perd notre temps. Tant que les institutions pourront annoncer les d\u00e9ficits d&#8217;op\u00e9ration qu&#8217;on connai\u00cc\u201at, peut-on parler s\u00e9rieusement de reddition de compte et d&#8217;imputabilit\u00e9?<\/p>\n<p>Le plan d&#8217;action devra comprendre des actions s\u00e9rieuses et bien coordonn\u00e9es pour renforcer la premi\u00e8re ligne, concentrer les services sp\u00e9cialis\u00e9s et hi\u00e9rarchiser les soins. Cela signifie rapprocher les services de premi\u00e8re ligne le plus pr\u00e8s possible des client\u00e8les. Cela veut aussi dire que chaque ho\u00cc\u201apital ne dispensera pas toute la gamme des \u00e9quipements sp\u00e9cialis\u00e9s. On doit utiliser la ressource la plus appropri\u00e9e, donc aussi la plus \u00e9conomique, pour rendre les services.<\/p>\n<p>Cela veut finalement dire coordonner tous les effectifs, du CLSC \u00e0 l&#8217;ho\u00cc\u201apital, en passant par la clinique de m\u00e9decine familiale, faire le m\u00e9nage dans la multitude d&#8217;accr\u00e9ditations syndicales qui encombrent le syst\u00e8me et mettre la hache dans les corporatismes qui paralysent encore trop les tentatives d&#8217;am\u00e9lioration. Le personnel doit pouvoir travailler de fa\u00e7on polyvalente. Mettre son savoir-faire au service du patient en utilisant toute sa comp\u00e9tence pour am\u00e9liorer les services. Beaucoup de travail reste \u00e0 faire de ce co\u00cc\u201at\u00e9.<\/p>\n<p>Les plus grands gains en mati\u00e8re de sant\u00e9 viennent de l&#8217;am\u00e9lioration des habitudes de vie. Et de fa\u00e7on beaucoup plus marginale, de l&#8217;am\u00e9lioration des soins. Dans cette perspective, le comit\u00e9 a propos\u00e9 d&#8217;accentuer le travail de pr\u00e9vention en misant sur les grands d\u00e9terminants de la sant\u00e9. La pauvret\u00e9, l&#8217;exclusion sociale, le niveau d&#8217;\u00e9ducation insuffisant sont responsables d&#8217;une immense partie des cou\u00cc\u201ats de sant\u00e9 et de services sociaux. Attaquons-nous au probl\u00e8me \u00e0 sa racine pluto\u00cc\u201at que de mettre de plus en plus d&#8217;argent pour soigner les d\u00e9ga\u00cc\u201ats. Uniquement de meilleures habitudes alimentaires entrai\u00cc\u201aneraient, \u00e0 elles seules, des \u00e9conomies consid\u00e9rables.<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 propose \u00e9galement qu&#8217;une partie de l&#8217;argent recueilli dans une caisse d&#8217;assurance contre la perte d&#8217;autonomie serve \u00e0 cette fin, particuli\u00e8rement aupr\u00e8s des jeunes en d\u00e9tresse et leurs familles. Des efforts de pr\u00e9vention qui mettraient \u00e0 contribution des intervenants du monde de l&#8217;\u00e9ducation, des services sociaux et des loisirs.<\/p>\n<p>Le m\u00e9decin est le c\u0153ur du syst\u00e8me de sant\u00e9 et le gouvernement doit s&#8217;engager formellement \u00e0 donner acc\u00e8s \u00e0 un m\u00e9decin de famille \u00e0 toutes les Qu\u00e9b\u00e9coises et \u00e0 tous les Qu\u00e9b\u00e9cois. Un m\u00e9decin qui travaillerait en r\u00e9seau avec le CLSC, l&#8217;ho\u00cc\u201apital et les autres instances du r\u00e9seau, un m\u00e9decin qui serait vraiment au courant du dossier de son patient, un m\u00e9decin qui aurait acc\u00e8s \u00e0 un syst\u00e8me d&#8217;information qui le renseignerait sur les meilleures pratiques, sur les examens subis par son patient, sur ses m\u00e9dicaments et tout le reste. En un mot, un m\u00e9decin qui ne travaillerait pas isol\u00e9 dans le fond de son bureau. Pour y arriver, il faudra revoir le syst\u00e8me de r\u00e9mun\u00e9ration des m\u00e9decins. Nous pr\u00e9conisons un syst\u00e8me mixte, qui allie la r\u00e9mun\u00e9ration \u00e0 l&#8217;acte avec une r\u00e9mun\u00e9ration bas\u00e9e sur sa responsabilit\u00e9 envers la population. Donc, une prise en charge r\u00e9elle des patients, un suivi digne de ce nom, la continuit\u00e9 des\u00a0services dans le r\u00e9seau. C&#8217;est un gros changement, mais nous avons rencontr\u00e9 des m\u00e9decins et ils sont ouverts \u00e0 travailler autrement.<\/p>\n<p>Gros changement aussi dans le mode d&#8217;allocation budg\u00e9taire. L&#8217;allocation budg\u00e9taire historique n&#8217;a plus sa raison d&#8217;\u00e9\u201atre. C&#8217;est-\u00e0-dire en ajoutant toujours au budget pr\u00e9c\u00e9dent. Nous pr\u00e9conisons pluto\u00cc\u201at des allocations budg\u00e9taires fond\u00e9es sur les caract\u00e9ristiques des populations \u00e0 desservir et les services attendus de l&#8217;institution. C&#8217;est la seule fa\u00e7on de remodeler le syst\u00e8me en fonction d&#8217;un plan d&#8217;ensemble et coordonn\u00e9.<\/p>\n<p>Tout ce brassage doit s&#8217;inscrire dans la mise en place d&#8217;une nouvelle culture de l&#8217;\u00e9valuation des rendements et de la performance. Il faut \u00e9valuer s\u00e9rieusement les technologies, les m\u00e9dicaments, la performance des changements mis en place, avant d&#8217;aller plus loin. Et qui dit \u00e9valuation dit imputabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Le ro\u00cc\u201ale du secteur priv\u00e9 en sant\u00e9 est un enjeu qui a d\u00e9j\u00e0 fait couler beaucoup d&#8217;encre. Pr\u00e9cisons d&#8217;embl\u00e9e que le comit\u00e9 de travail a affirm\u00e9 son attachement au syst\u00e8me actuel fond\u00e9 sur un financement enti\u00e8rement public et une prestation mixte des services. Donc, pour \u00e9\u201atre clair, nous ne pr\u00e9conisons aucunement une m\u00e9decine \u00e0 deux vitesses.<\/p>\n<p>Au Qu\u00e9bec, le secteur priv\u00e9 compte d\u00e9j\u00e0 pour 30 p. 100 des d\u00e9penses en sant\u00e9, comme dans la plupart des autres pays. Il n&#8217;y a pas de r\u00e9volution l\u00e0-dedans. C&#8217;est la r\u00e9partition des services couverts ou non couverts par le gouvernement qui nous distingue des autres pays. Nous assurons \u00e0 100 p. 100 peu de services, soit les services m\u00e9dicalement requis selon la Loi canadienne sur la sant\u00e9. D&#8217;autres pays assurent dans une proportion moindre un plus grand nombre de services, par exemple les soins dentaires, l&#8217;ophtalmologie, les services auditifs et d&#8217;autres qui sont tr\u00e8s peu couverts ici.<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 propose une participation accrue mais tr\u00e8s encadr\u00e9e du secteur priv\u00e9. Une participation dans des domaines o\u00f9 celui-ci peut offrir des services \u00e0 meilleur cou\u00cc\u201at et une plus grande accessibilit\u00e9. Des domaines souvent o\u00f9 les d\u00e9lais d&#8217;attente sont pr\u00e9sentement d\u00e9raisonnables.<\/p>\n<p>On peut par exemple envisager des cliniques priv\u00e9es sp\u00e9cialis\u00e9es en ophtalmologie, en orthop\u00e9die et en diverses op\u00e9rations d&#8217;un jour comme des cataractes, des amygdalectomies pour enfants, des traitements intraveineux de diverses sortes. Les grands plateaux techniques des ho\u00cc\u201apitaux sont inutiles et cou\u00cc\u201atent trop cher pour ces types d&#8217;intervention. Et ils ne sont souvent pas disponibles.<\/p>\n<p>Ces cliniques n\u00e9gocieraient avec le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 un nombre d&#8217;interventions \u00e0 un cou\u00cc\u201at unitaire donn\u00e9. Les patients proviendraient du r\u00e9seau public qui assurerait aussi le contro\u00cc\u201ale de qualit\u00e9. Et surtout, il n&#8217;y aurait qu&#8217;un seul payeur, l&#8217;\u00c9tat. Le patient n&#8217;utiliserait que sa carte d&#8217;assurance-maladie qu&#8217;il soit au CLSC, \u00e0 l&#8217;ho\u00cc\u201apital ou en clinique priv\u00e9e. Pas un sous de plus. On est loin du bar ouvert ou du \u00ab free for all \u00bb que certains appr\u00e9hendent.<\/p>\n<p>Le secteur priv\u00e9 et institutionnel pourrait aussi \u00e9\u201atre mis \u00e0 contribution pour financer la mise \u00e0 niveau et la construction d&#8217;\u00e9tablissements. Les gestionnaires de caisses de retraite qui administrent l&#8217;argent des Qu\u00e9b\u00e9cois pourraient investir dans ces infrastructures des fonds qui appartiennent \u00e0 la collectivit\u00e9. Il y a pr\u00e9sentement plus de capitaux disponibles que de projets.<\/p>\n<p>Un autre \u00e9l\u00e9ment tr\u00e8s important du rapport concerne la cr\u00e9ation d&#8217;une caisse d&#8217;assurance contre la perte d&#8217;autonomie. Malgr\u00e9 tout ce qui s&#8217;est dit l\u00e0-dessus, une partie grandissante de la population sera en perte d&#8217;autonomie dans un avenir rapproch\u00e9. Des moyens financiers tr\u00e8s importants seront alors requis. Ceux et celles qui travailleront \u00e0 ce moment-l\u00e0 n&#8217;arriveront pas \u00e0 payer la facture si nous n&#8217;agissons pas maintenant. C&#8217;est tout simplement une question d&#8217;\u00e9quit\u00e9 envers ces jeunes.<\/p>\n<p>L&#8217;assur\u00e9 ferait \u00e9valuer son degr\u00e9 de perte d&#8217;autonomie par son CSSS. Le niveau observ\u00e9 \u00e9quivaudrait \u00e0 une prestation qui lui serait remise. Cette personne aurait alors le choix d&#8217;obtenir les services requis de son CLSC, d&#8217;un aidant naturel accr\u00e9dit\u00e9 ou d&#8217;une entreprise priv\u00e9e. Elle pourrait m\u00e9\u201ame faire appel \u00e0 plusieurs sources de services. L&#8217;argent suivrait l&#8217;utilisateur et non l&#8217;institution.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me se financerait par une cotisation universelle (voir le tableau 2 pour des sc\u00e9narios possibles). Le niveau de cotisation varierait en fonction de l&#8217;a\u00cc\u201age de la personne et de sacapacit\u00e9 de payer. Pourquoi l&#8217;a\u00cc\u201age? Parce que les jeunes paieront plus longtemps que les vieux. Donc, leur niveau de cotisation sera moins \u00e9lev\u00e9 et restera le m\u00e9\u201ame toute leur vie.<\/p>\n<p>Finalement, une derni\u00e8re condition s&#8217;impose pour faire le travail s\u00e9rieusement : revoir la gouvernance des organismes de sant\u00e9 et des services sociaux.<\/p>\n<p>Nombre de ces organismes sont en effet coiff\u00e9s par des conseils d&#8217;administration dont les membres sont nomm\u00e9s par le gouvernement. Plusieurs, simplement parce qu&#8217;ils repr\u00e9sentent un groupe (employ\u00e9s, usagers, etc.). Ce qui n&#8217;en fait pas n\u00e9cessairement des administrateurs comp\u00e9tents.<\/p>\n<p>Ces gens-l\u00e0 g\u00e8rent des actifs collectifs importants et la question de leur comp\u00e9tence se pose carr\u00e9ment. Les administrateurs, m\u00e9\u201ame avec toute leur bonne foi, ont-ils toujours les connaissances et l&#8217;expertise pour relever les \u00e9normes d\u00e9fis qui les attendent, et leur mode de nomination est-il encore ad\u00e9quat?<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de tous les plans strat\u00e9giques et des meilleurs outils degestion possibles, la valeur des d\u00e9cisions prises tiendra toujours \u00e0 la valeur des administrateurs qui les prennent.<\/p>\n<p>Si nous allons dans ce sens, il faudra alors confier de v\u00e9ritables pouvoirs aux conseils d&#8217;administration. Quand un conseil d&#8217;administration n&#8217;a pas le droit de cong\u00e9dier son directeur g\u00e9n\u00e9ral s&#8217;il ne fait pas le travail, comment peut-on parler d&#8217;imputabilit\u00e9? Comment aussi recruter des administrateurs reconnus si on ne leur donne pas de pouvoirs?<\/p>\n<p>Malheureusement, le projet de loi que le gouvernement s&#8217;appr\u00e9\u201ate \u00e0 d\u00e9poser biento\u00cc\u201at sur la gouvernance des soci\u00e9t\u00e9s d&#8217;\u00c9tat ne s&#8217;appliquera pas aux institutions de sant\u00e9 et de services sociaux, ni aux universit\u00e9s, mais seulement aux cinq soci\u00e9t\u00e9s d&#8217;\u00c9tat \u00e0 vocation \u00e9conomique. C&#8217;est-\u00e0-dire la Caisse de d\u00e9po\u00cc\u201at, Hydro-Qu\u00e9bec, Investissement Qu\u00e9bec, la SAQ et Loto-Qu\u00e9bec. C&#8217;est bien dommage. Combien de temps faudra-t-il attendre encore avant que les r\u00e8gles de bonne gouvernance s&#8217;appliquent vraiment \u00e0 tout le monde?<\/p>\n<p>En terminant, une mise en garde. Il ne faudrait pas essayer de couper la poire en deux. Nous n&#8217;en sommes plus aux demi-mesures. Par exemple, le fonds patrimonial contre la Caisse d&#8217;assurance. Ce serait une tr\u00e8s grave erreur. Ce n&#8217;est pas un ou l&#8217;autre, mais bien les deux de concert.<\/p>\n<p>Dans le premier cas, il s&#8217;agit de rembourser nos dettes. De payer nos vieilles factures pluto\u00cc\u201at que de demander aux jeunes de le faire \u00e0 notre place. Dans le deuxi\u00e8me cas, il s&#8217;agit de mettre de l&#8217;argent de co\u00cc\u201at\u00e9 pour faire face \u00e0 l&#8217;avenir. C&#8217;est une mesure prospective et une question d&#8217;\u00e9quit\u00e9 entre les g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><em>Cet article est adapt\u00e9 d&#8217;un discours prononc\u00e9 devant l&#8217;Association des MBA du Qu\u00e9bec le 12 octobre dernier.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En mati\u00e8re de financement de la sant\u00e9, le constat tirepar le Comit\u00e9 de travail sur la p\u00e9rennit\u00e9 du syst\u00e8me de sant\u00e9 et de services sociaux du Qu\u00e9bec est tr\u00e8s simple, mais en m\u00e9\u201ame temps, tr\u00e8s d\u00e9rangeant. Le mur qui attend le Qu\u00e9bec si rien ne change, c&#8217;est 6,6 milliards de dollars de d\u00e9ficit, par ann\u00e9e, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"content-type":"","ep_exclude_from_search":false,"apple_news_api_created_at":"2025-10-07T23:51:35Z","apple_news_api_id":"0920da29-125e-417a-a942-ae43257dd679","apple_news_api_modified_at":"2025-10-07T23:51:35Z","apple_news_api_revision":"AAAAAAAAAAD\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/w==","apple_news_api_share_url":"https:\/\/apple.news\/ACSDaKRJeQXqpQq5DJX3WeQ","apple_news_cover_media_provider":"image","apple_news_coverimage":0,"apple_news_coverimage_caption":"","apple_news_cover_video_id":0,"apple_news_cover_video_url":"","apple_news_cover_embedwebvideo_url":"","apple_news_is_hidden":"","apple_news_is_paid":"","apple_news_is_preview":"","apple_news_is_sponsored":"","apple_news_maturity_rating":"","apple_news_metadata":"\"\"","apple_news_pullquote":"","apple_news_pullquote_position":"","apple_news_slug":"","apple_news_sections":[],"apple_news_suppress_video_url":false,"apple_news_use_image_component":false},"categories":[9346],"tags":[],"article-status":[],"irpp-category":[],"section":[],"irpp-tag":[],"class_list":["post-262117","issues","type-issues","status-publish","hentry","category-uncategorized"],"acf":[],"apple_news_notices":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>L&#039;heure de v\u00e9rit\u00e9 en sant\u00e9<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/lheure-de-verite-en-sante\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"L&#039;heure de v\u00e9rit\u00e9 en sant\u00e9\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"En mati\u00e8re de financement de la sant\u00e9, le constat tirepar le Comit\u00e9 de travail sur la p\u00e9rennit\u00e9 du syst\u00e8me de sant\u00e9 et de services sociaux du Qu\u00e9bec est tr\u00e8s simple, mais en m\u00e9\u201ame temps, tr\u00e8s d\u00e9rangeant. Le mur qui attend le Qu\u00e9bec si rien ne change, c&#8217;est 6,6 milliards de dollars de d\u00e9ficit, par ann\u00e9e, [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/lheure-de-verite-en-sante\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Policy Options\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/IRPP.org\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-10-07T23:51:33+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@irpp\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"14 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2006\\\/02\\\/lheure-de-verite-en-sante\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2006\\\/02\\\/lheure-de-verite-en-sante\\\/\",\"name\":\"L'heure de v\u00e9rit\u00e9 en sant\u00e9\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2006-02-01T10:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2025-10-07T23:51:33+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2006\\\/02\\\/lheure-de-verite-en-sante\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2006\\\/02\\\/lheure-de-verite-en-sante\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2006\\\/02\\\/lheure-de-verite-en-sante\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Biosecurity\",\"item\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/2006\\\/02\\\/biosecurity\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"L&#8217;heure de v\u00e9rit\u00e9 en sant\u00e9\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Policy Options\",\"description\":\"Institute for Research on Public Policy\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"L'heure de v\u00e9rit\u00e9 en sant\u00e9","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/lheure-de-verite-en-sante\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"L'heure de v\u00e9rit\u00e9 en sant\u00e9","og_description":"En mati\u00e8re de financement de la sant\u00e9, le constat tirepar le Comit\u00e9 de travail sur la p\u00e9rennit\u00e9 du syst\u00e8me de sant\u00e9 et de services sociaux du Qu\u00e9bec est tr\u00e8s simple, mais en m\u00e9\u201ame temps, tr\u00e8s d\u00e9rangeant. Le mur qui attend le Qu\u00e9bec si rien ne change, c&#8217;est 6,6 milliards de dollars de d\u00e9ficit, par ann\u00e9e, [&hellip;]","og_url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/lheure-de-verite-en-sante\/","og_site_name":"Policy Options","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/IRPP.org","article_modified_time":"2025-10-07T23:51:33+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_site":"@irpp","twitter_misc":{"Est. reading time":"14 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/lheure-de-verite-en-sante\/","url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/lheure-de-verite-en-sante\/","name":"L'heure de v\u00e9rit\u00e9 en sant\u00e9","isPartOf":{"@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/#website"},"datePublished":"2006-02-01T10:00:00+00:00","dateModified":"2025-10-07T23:51:33+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/lheure-de-verite-en-sante\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/lheure-de-verite-en-sante\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/lheure-de-verite-en-sante\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Biosecurity","item":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/2006\/02\/biosecurity\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"L&#8217;heure de v\u00e9rit\u00e9 en sant\u00e9"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/#website","url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/","name":"Policy Options","description":"Institute for Research on Public Policy","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/issues\/262117","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/issues"}],"about":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/issues"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=262117"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=262117"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=262117"},{"taxonomy":"article-status","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/article-status?post=262117"},{"taxonomy":"irpp-category","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/irpp-category?post=262117"},{"taxonomy":"section","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/section?post=262117"},{"taxonomy":"irpp-tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/irpp-tag?post=262117"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}