{"id":262115,"date":"2006-02-01T05:00:00","date_gmt":"2006-02-01T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/issues\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\/"},"modified":"2025-10-07T19:51:29","modified_gmt":"2025-10-07T23:51:29","slug":"la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique","status":"publish","type":"issues","link":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\/","title":{"rendered":"La pr\u00e9paration canadienne contre le bioterrorisme : entre s\u00e9curit\u00e9 et sant\u00e9 publique"},"content":{"rendered":"<p>L&#8217;affirmation selon laquelle les micro-organismes\u00a0 s&#8217;apparentent \u00e0 la bombe atomique du pauvre prend tout son sens avec la fin de la guerre froide, alors que la sup\u00e9riorit\u00e9 militaire des \u00c9tats-Unis encourage l&#8217;emploi de strat\u00e9gies ou de tactiques visant \u00e0 exploiter leurs vuln\u00e9rabilit\u00e9s. Convoit\u00e9s ou utilis\u00e9 par des groupes antigouvernementaux, des groupes religieux ou des \u00ab \u00c9tats voyous \u00bb, les agents biologiques suscitent d\u00e8s lors une crainte grandissante, culminant avec les attentats \u00e0 l&#8217;anthrax de 2001.<\/p>\n<p>Depuis, la menace bioterroriste re\u00e7oit une attention renouvel\u00e9e de la part des dirigeants et chercheurs am\u00e9ricains. Tr\u00e8s peu d&#8217;entre eux consid\u00e8rent cependant sa dimension sanitaire. Or, le bioterrorisme ne repr\u00e9sente pas qu&#8217;un probl\u00e8me de nature purement militaire ou criminelle, il comporte \u00e9galement une dimension sanitaire : \u00e0 l&#8217;instar d&#8217;une infection naturelle, il exige des dispositions de surveillance et de d\u00e9tection li\u00e9es \u00e0 la protection de la s\u00e9curit\u00e9 collective, telles que la mise en quarantaine ou la recherche m\u00e9dicale.<\/p>\n<p>En d&#8217;autres termes, \u00e0 la vision traditionnelle militaire ou criminelle des armes biologiques s&#8217;ajoute une vision associ\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 publique, contenue dans le concept de bios\u00e9curit\u00e9. Alors que ce dernier demeure sans v\u00e9ritable \u00e9cho aux \u00c9tats-Unis, le Canada semble dispos\u00e9 \u00e0 l&#8217;appliquer dans le cadre de sa pr\u00e9paration contre les diff\u00e9rentes menaces biologiques et ce, particuli\u00e8rement depuis l&#8217;\u00e9pisode du syndrome respiratoire aigu s\u00e9v\u00e8re (SRAS). Cette ouverture du Canada envers l&#8217;aspect sanitaire du bioterrorisme est d&#8217;autant plus int\u00e9ressante qu&#8217;elle se fait en parall\u00e8le avec l&#8217;int\u00e9gration nord-am\u00e9ricaine et le d\u00e9sir du Canada de ne pas repr\u00e9senter une menace pour ses alli\u00e9s, comme on peut le voir dans sa politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale.<\/p>\n<p>La bios\u00e9curit\u00e9 consiste \u00e0 g\u00e9rer ensemble les menaces naturelles et militaires ou criminelles qui se posent \u00e0 la sant\u00e9. Ce concept s&#8217;ins\u00e8re facilement dans la d\u00e9finition canadienne de la sant\u00e9 publique, soit la protection de la sant\u00e9 de la population par des efforts organis\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9, une d\u00e9finition large qui inclut le bioterrorisme parmi les autres menaces \u00e0 la sant\u00e9 de la population. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, les fonctions confi\u00e9es aux autorit\u00e9s de la sant\u00e9 publique englobent implicitement la menace bioterroriste (protection et surveillance de la sant\u00e9, pr\u00e9vention des maladies et des blessures, \u00e9valuation de la sant\u00e9 de la population et promotion de la sant\u00e9). Seul le rapport<em> Le\u00e7ons du SRAS : renouvellement de la sant\u00e9 publique au Canada<\/em> (2003) fait clairement \u00e9tat du bioterrorisme en mentionnant, parmi les difficult\u00e9s de la lutte contre les maladies \u00e9mergentes et r\u00e9\u00e9mergentes, le risque de lib\u00e9ration intentionnelle ou non d&#8217;agents biologiques.<\/p>\n<p>Ce rapport conduit d&#8217;ailleurs, en 2004, \u00e0 la cr\u00e9ation de l&#8217;Agence de sant\u00e9 publique du Canada (ASPC). Cette derni\u00e8re repr\u00e9sente en fait le principal \u00e9tendard de la bios\u00e9curit\u00e9 au Canada, son mandat consistant \u00e0 pr\u00e9venir et \u00e0 contro\u00cc\u201aler les maladies infectieuses ainsi qu&#8217;\u00e0 r\u00e9agir aux urgences qui menacent la sant\u00e9 collective. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, un peu plus du tiers seulement des ressources financi\u00e8res de l&#8217;ASPC sont consacr\u00e9es aux mesures et interventions d&#8217;urgence et celles-ci ne sont pas destin\u00e9es uniquement \u00e0 la lutte contre le bioterrorisme, mais pluto\u00cc\u201at \u00e0 toute menace urgente \u00e0 la sant\u00e9 des Canadiens, tels un d\u00e9versement accidentel d&#8217;un pathog\u00e8ne dangereux ou une \u00e9pid\u00e9mie.<\/p>\n<p>Si une menace s&#8217;av\u00e8re de nature bioterroriste, l&#8217;ASPC intervient en participant \u00e0 l&#8217;\u00c9quipe mixte d&#8217;intervention en cas d&#8217;urgence chimique, biologique, radiologique ou nucl\u00e9aire (CBRN), avec la GRC et le minist\u00e8re de la D\u00e9fense nationale, ainsi qu&#8217;en appuyant le Syst\u00e8me national des mesures et des interventions d&#8217;urgence. La nature et le ro\u00cc\u201ale de l&#8217;ASPC correspondent ainsi \u00e0 la d\u00e9finition du concept de bios\u00e9curit\u00e9, en pr\u00e9sentant de mani\u00e8re indissociable les dimensions sanitaire et traditionnelle du bioterrorisme ; son mandat consiste \u00e0 prot\u00e9ger la sant\u00e9 des Canadiens en luttant contre des menaces non sp\u00e9cifiques, urgentes ou non, naturelles ou terroristes.<\/p>\n<p>La bios\u00e9curit\u00e9 telle qu&#8217;appliqu\u00e9e par l&#8217;agence se heurte toutefois \u00e0 la vision traditionnelle du bioterrorisme adopt\u00e9e par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral dans la Strat\u00e9gie en mati\u00e8re chimique, biologique, radiologique et nucl\u00e9aire de 2005. Ce document accorde en effet un ro\u00cc\u201ale pr\u00e9dominant dans la gestion du bioterrorisme \u00e0 des organismes sans lien avec la sant\u00e9 publique, soit le minist\u00e8re de la S\u00e9curit\u00e9 publique et de la Protection civile (SPPC) et celui de la D\u00e9fense nationale. Alors que ce dernier occupe une fonction de soutien technique et scientifique, la SPPC joue le ro\u00cc\u201ale de chef d&#8217;orchestre, veillant \u00e0 la mise en \u0153uvre de la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale, ainsi que du plan d&#8217;action antiterroriste du gouvernement du Canada. La SPPC assure autrement dit un leadership f\u00e9d\u00e9ral ; elle est \u00e0 la fois l&#8217;auteure et le mai\u00cc\u201atre d&#8217;\u0153uvre de la strat\u00e9gie. En cas d&#8217;attaque terroriste, l&#8217;Agence de sant\u00e9 publique se trouve ainsi sous l&#8217;autorit\u00e9 de S\u00e9curit\u00e9 publique et Protection civile Canada.<\/p>\n<p>Un examen attentif de la relation entre ces deux institutions r\u00e9v\u00e8le toutefois que l&#8217;ASPC ne joue probablement pas un ro\u00cc\u201ale si effac\u00e9 derri\u00e8re la SPPC. Les deux institutions occupent des fonctions similaires de coordination et de planification, la principale diff\u00e9rence tenant au fait que la SPPC agit en mati\u00e8re de terrorisme et l&#8217;ASPC dans le cas d&#8217;urgences sanitaires. Or, selon la d\u00e9finition canadienne de la sant\u00e9 publique et du concept de bios\u00e9curit\u00e9 auquel se rattache l&#8217;agence, ces urgences incluent d\u00e9j\u00e0 les incidents terroristes biologiques. En d&#8217;autres termes, les fonctions de l&#8217;agence et celles de la SPPC se chevauchent. Le mandat de l&#8217;ASPC est en outre beaucoup plus d\u00e9taill\u00e9 et semble donc plus concret. Il est question de mobilisation des ressources nationales, de capacit\u00e9 d&#8217;intervenir et de prestation de l&#8217;expertise, des fonctions r\u00e9unies dans le Centre des mesures et d&#8217;intervention d&#8217;urgence de l&#8217;Agence. D\u00e9sign\u00e9 comme l&#8217;autorit\u00e9 en ce qui a trait aux services de sant\u00e9 d&#8217;urgence et au bioterrorisme, ce centre \u00e9labore des consignes et d\u00e9finit des mesures de soutien destin\u00e9es aux organisations susceptibles d&#8217;intervenir lors d&#8217;un incident. En somme, la confusion entre les ro\u00cc\u201ales de la SPPC ainsi que de l&#8217;Agence de sant\u00e9 publique montre que, si la premi\u00e8re repr\u00e9sente l&#8217;autorit\u00e9 principale en cas d&#8217;incident terroriste, la seconde tient les r\u00e9\u201anes lors des situations d&#8217;urgences sanitaires, dont les incidents bioterroristes.<\/p>\n<p>Cette application du concept de bios\u00e9curit\u00e9 \u00e0 travers l&#8217;ASPC signifie que le Canada emprunte une voie diff\u00e9rente de celle des \u00c9tats-Unis o\u00f9 on n\u00e9glige la dimension de sant\u00e9 publique que renferme le bioterrorisme. Cette diff\u00e9rence s&#8217;explique sans doute par le sentiment de peur qui domine aux \u00c9tats-Unis depuis septembre 2001, le gouvernement Bush cherchant \u00e0 se montrer pr\u00e9\u201at \u00e0 faire face \u00e0 la pr\u00e9occupation croissante envers le bioterrorisme. Les Centers for Diseases Control (CDC) ont ainsi \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement sollicit\u00e9s en mati\u00e8re d&#8217;urgences et les plans d\u00e9taill\u00e9s de pr\u00e9paration contre le bioterrorisme, \u00e0 la maison, au travail et \u00e0 l&#8217;\u00e9cole se sont multipli\u00e9s. En 2001, les CDC ont \u00e9galement re\u00e7u 166 millions de dollars suppl\u00e9mentaires afin d&#8217;am\u00e9liorer la pr\u00e9paration contre le bioterrorisme. Celle-ci ne vise cependant que l&#8217;anthrax, la variole, la tular\u00e9mie, la peste, le botulisme et les h\u00e9morragies virales : ces menaces tr\u00e8s sp\u00e9cifiques sont exclues de la pr\u00e9paration plus g\u00e9n\u00e9rale contre les menaces \u00e0 la sant\u00e9 collective et traduisent donc une vision traditionnelle de la menace.<\/p>\n<p>Au Canada, c&#8217;est pluto\u00cc\u201at l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie du SRAS qui a stimul\u00e9 la pr\u00e9occupation nouvelle envers la sant\u00e9 publique et entrai\u00cc\u201an\u00e9 la r\u00e9organisation des derni\u00e8res ann\u00e9es. Le rapport sur les <em>Le\u00e7ons sur la crise du SRAS<\/em> recommande en effet la cr\u00e9ation d&#8217;une entit\u00e9 dont le mandat devrait couvrir de mani\u00e8re large la sant\u00e9 publique, soit l&#8217;Agence de sant\u00e9 publique du Canada. Cette derni\u00e8re \u00e9volue donc dans un contexte o\u00f9 la bios\u00e9curit\u00e9 n&#8217;est pas entrav\u00e9e par les m\u00e9\u201ames craintes qu&#8217;on connai\u00cc\u201at aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 les programmes sont uniquement ax\u00e9s sur les urgences.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 cette diff\u00e9rence, le Canada et les \u00c9tats-Unis collaborent dans le domaine de la sant\u00e9 publique d&#8217;une mani\u00e8re qui s&#8217;apparente \u00e0 la bios\u00e9curit\u00e9. Partant du principe que les virus ne respectent pas les fronti\u00e8res, les deux pays comptent notamment sur l&#8217;Accord Canada\/\u00c9tats-Unis sur la planification d&#8217;urgence (1986). Mieux encore, l&#8217;ASPC a r\u00e9cemment \u00e9tabli un lien en temps r\u00e9el entre sa base de donn\u00e9es informatis\u00e9e et celle des CDC. Cette initiative, datant du 12 aou\u00cc\u201at 2005, a pour but d&#8217;am\u00e9liorer la surveillance en g\u00e9n\u00e9ral des maladies, tel que pr\u00e9conis\u00e9 par le rapport <em>Le\u00e7ons sur la crise du SRAS<\/em>. En somme, si les \u00c9tats-Unis n&#8217;adoptent pas le concept de bios\u00e9curit\u00e9 dans le cadre de leur pr\u00e9paration contre le bioterrorisme, cette r\u00e9alit\u00e9 ne parai\u00cc\u201at pas se r\u00e9percuter, non seulement sur la pr\u00e9paration canadienne, mais aussi sur la collaboration qu&#8217;entretiennent les deux pays.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la bios\u00e9curit\u00e9 progresse au Canada, non seulement \u00e0 travers la nouvelle institution que repr\u00e9sente l&#8217;ASPC, mais \u00e9galement dans le cadre des relations f\u00e9d\u00e9rales, provinciales et territoriales. Si on remarque effectivement des efforts dans la mise en place d&#8217;une capacit\u00e9 de r\u00e9pondre aux menaces biologiques qui soit pancanadienne, cette volont\u00e9 se heurte n\u00e9anmoins au partage des comp\u00e9tences entre les diff\u00e9rents paliers de gouvernement.<\/p>\n<p>L&#8217;autorit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale en mati\u00e8re de sant\u00e9 publique d\u00e9coule de la l\u00e9gislation sur le minist\u00e8re de la Sant\u00e9, qui lui conf\u00e8re un mandat \u00e9largi incluant le bioterrorisme. Les comp\u00e9tences provinciales demeurent cependant essentielles, la planification et la prestation des services se r\u00e9alisant aux niveaux local ou r\u00e9gional. Ainsi, dans chaque province ou territoire existe une loi sur la sant\u00e9 publique et tout transfert de donn\u00e9es sur la surveillance des maladies vers les autorit\u00e9s f\u00e9d\u00e9rales se r\u00e9alise sur une base volontaire, puisque Sant\u00e9 Canada ne poss\u00e8de aucun mandat juridique clair lui permettant d&#8217;exiger le partage d&#8217;information.<\/p>\n<p>Or, outre la dimension de sant\u00e9 publique que renferme le bioterrorisme, la dimension traditionnelle relative \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 fait \u00e9galement l&#8217;objet d&#8217;un partage des comp\u00e9tences : elle correspond \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement qui met gravement en danger la vie, la sant\u00e9 ou la s\u00e9curit\u00e9 des Canadiens. En outre, toujours selon la loi, sont consid\u00e9r\u00e9s comme crise nationale l&#8217;\u00e9tat d&#8217;urgence ainsi que l&#8217;\u00e9tat de crise internationale, deux situations permettant \u00e0 Ottawa d&#8217;outrepasser les comp\u00e9tences provinciales de sant\u00e9 publique (d\u00e9signation et am\u00e9nagement de lieux prot\u00e9g\u00e9s, contro\u00cc\u201ale de services publics, ordre aux personnes comp\u00e9tentes de fournir des services essentiels). La loi mentionne \u00e9galement que la consultation des provinces et des territoires n&#8217;est possible que s&#8217;il n&#8217;y a pas de contre-indication apparente et qu&#8217;elle peut avoir lieu uniquement a posteriori. En somme, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral d\u00e9tient le pouvoir de se substituer aux autorit\u00e9s provinciales et territoriales en cas d&#8217;incident bioterroriste. Dans sa <em>Strat\u00e9gie en mati\u00e8re chimique, biologique, radiologique et nucl\u00e9aire<\/em>, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral reconnai\u00cc\u201at malgr\u00e9 tout que les comp\u00e9tences provinciales et territoriales de sant\u00e9 publique ne peuvent \u00e9\u201atre ignor\u00e9es en mati\u00e8re de bioterrorisme. Il op\u00e8re alors un \u00ab compromis \u00bb entre comp\u00e9tences f\u00e9d\u00e9rales s\u00e9curitaires et comp\u00e9tences provinciales de sant\u00e9 publique en d\u00e9veloppant une capacit\u00e9 de r\u00e9pondre int\u00e9gr\u00e9e, c&#8217;est-\u00e0-dire qui n&#8217;est pas concentr\u00e9e uniquement entre les mains du f\u00e9d\u00e9ral.<\/p>\n<p>Dans la pratique, ce compromis se heurte toutefois \u00e0 plusieurs obstacles, comme le note la v\u00e9rificatrice g\u00e9n\u00e9rale du Canada dans son rapport de 2005. Par exemple, en 2001, Sant\u00e9 Canada annon\u00e7ait la formation d&#8217;\u00e9quipes d&#8217;interventions m\u00e9dicales d&#8217;urgence dans les provinces et territoires, afin d&#8217;appuyer les intervenants locaux. Toutefois, en d\u00e9pit des ressources suppl\u00e9mentaires apport\u00e9es par l&#8217;ASPC, le minist\u00e8re n&#8217;a toujours pas assur\u00e9 le recrutement de ces \u00e9quipes dans les provinces et territoires.<\/p>\n<p>De m\u00e9\u201ame, la R\u00e9serve nationale de secours, dont la mission a \u00e9t\u00e9 r\u00e9vis\u00e9e au lendemain des attentats de 2001, n&#8217;a pas encore r\u00e9alis\u00e9 ses objectifs : elle dispose d&#8217;un d\u00e9lai de 24 heures pour livrer, partout au pays, des \u00e9quipements m\u00e9dicaux et des produits pharmaceutiques destin\u00e9s \u00e0 contrer toute menace sanitaire, terroriste ou non. Or, malgr\u00e9 les 7,9 millions de dollars octroy\u00e9s en 2001 pour renflouer ses stocks, la v\u00e9rificatrice g\u00e9n\u00e9rale observe que la R\u00e9serve ne contient aucune combinaison de protection, aucun d\u00e9tecteur, douche ou appareil de d\u00e9contamination.<\/p>\n<p>Enfin, le Programme conjoint de planification des urgences (PCPU) doit financer l&#8217;achat d&#8217;\u00e9quipements d&#8217;urgence sanitaire pour les premiers intervenants du pays. Le Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile, responsable du programme, attend cependant des administrations provinciales et territoriales qu&#8217;elles lui pr\u00e9sentent une demande de financement. Par cons\u00e9quent, les fonds n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s en fonction d&#8217;une analyse de risques ou des r\u00e9gions les plus populeuses : les villes de moins de 30 000 habitants, pluto\u00cc\u201at que les grands centres urbains, disposent ainsi de 40 p. 100 des ressources disponibles. Par ailleurs, aucune ligne directrice n&#8217;a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e afin de faciliter l&#8217;achat d&#8217;\u00e9quipements. Les prix et les types d&#8217;\u00e9quipements choisis par les provinces et les territoires varient ainsi bizarrement, le cou\u00cc\u201at d&#8217;une combinaison contre les risques biologiques allant de 700 \u00e0 7 200 dollars, alors que les niveaux de protection et d&#8217;autonomie de ces v\u00e9\u201atements sont \u00e9galement tr\u00e8s diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, la pr\u00e9paration canadienne contre le bioterrorisme demeure diff\u00e9rente de celle des \u00c9tatsUnis, o\u00f9 la bios\u00e9curit\u00e9 se heurte \u00e0 la volont\u00e9 centralisatrice de Washington. Cette derni\u00e8re puise ses origines dans la fin de la guerre froide et la pr\u00e9occupation grandissante du gouvernement Clinton envers les armes de destruction massive. \u00e0 partir de 1995, les agences f\u00e9d\u00e9rales poss\u00e8dent ainsi le monopole de la lutte contre le bioterrorisme : le Federal Bureau of Investigation et la Federal Emergency Management Agency h\u00e9ritent du programme antibioterroriste PDD-39 (1995), la Defense against Weapons of Mass Destruction entreprend la formation des intervenants f\u00e9d\u00e9raux de 120 villes (1996), etc. Depuis 2001, le Department of Homeland Security accentue cette tendance centralisatrice, qui ne rencontre aucune v\u00e9ritable opposition, les attentats de septembre ayant apparemment eu un effet rassembleur autour de la Maison Blanche.<\/p>\n<p>Bien que la SPPC puisse \u00e9\u201atre consid\u00e9r\u00e9e comme l&#8217;homologue du Department of Homeland Security, la recherche du monopole en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9, par Ottawa, semble moins \u00e9vidente que ne l&#8217;est celle de Washington. Elle est en effet att\u00e9nu\u00e9e par la reconnaissance des comp\u00e9tences provinciale et territoriale de sant\u00e9 publique ainsi que le d\u00e9veloppement de programmes pancanadiens. La recherche d&#8217;un monopole en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9, par Ottawa, est \u00e9galement moins \u00e9vidente en raison du d\u00e9sir des provinces et des territoires de voir le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral prendre le leadership en mati\u00e8re d&#8217;urgences de sant\u00e9 publique ou, autrement dit, qu&#8217;il exerce sa comp\u00e9tence de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>Au Canada, c&#8217;est donc l&#8217;absence de modalit\u00e9s officielles de collaboration entre les diff\u00e9rents intervenants, une situation bien document\u00e9e dans le rapport sur la crise du SRAS, qui constitue le principal obstacle \u00e0 la bios\u00e9curit\u00e9 au Canada, pluto\u00cc\u201at qu&#8217;une quelconque imitation du mod\u00e8le am\u00e9ricain. Un exemple de cette situation est rapport\u00e9 par l&#8217;Association canadienne des m\u00e9decins d&#8217;urgence, selon laquelle les ho\u00cc\u201apitaux ne peuvent faire face \u00e0 un afflux important de patients, provoqu\u00e9 par une \u00e9pid\u00e9mie ou un attentat terroriste, en raison du trop faible financement destin\u00e9 aux services d&#8217;urgence. L&#8217;Accord sur la sant\u00e9 conclu en 2004 entre Ottawa et les provinces pr\u00e9voit en effet un investissement f\u00e9d\u00e9ral vers des besoins autres que les urgences, une situation qui peut \u00e9\u201atre associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;absence d&#8217;une collaboration du\u00cc\u201ament \u00e9tablie au niveau f\u00e9d\u00e9ral, provincial et territorial en mati\u00e8re d&#8217;urgences sanitaires.<\/p>\n<p>La pr\u00e9paration canadienne contre le bioterrorisme se distingue de celle des \u00c9tats-Unis en marquant une ouverture certaine vers la bios\u00e9curit\u00e9. Si ce concept se retrouve dans la d\u00e9finition canadienne de la sant\u00e9 publique, il est \u00e9galement appliqu\u00e9 de mani\u00e8re concr\u00e8te au sein de l&#8217;Agence de sant\u00e9 publique et des mesures pancanadiennes pour lutter contre le bioterrorisme. Malgr\u00e9 les engagements contenus dans sa politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale, le Canada emprunte donc une voie diff\u00e9rente de celle de son voisin : la bios\u00e9curit\u00e9 y progresse certes difficilement, mais suffisamment pour permettre de prendre en consid\u00e9ration les rapports qui existent entre bioterrorisme et sant\u00e9 publique. On peut y voir le signe que les autorit\u00e9s canadiennes de sant\u00e9 publique s&#8217;adaptent aux risques qu&#8217;entrai\u00cc\u201ane la mondialisation : l&#8217;application du concept de bios\u00e9curit\u00e9 r\u00e9sulte en une pr\u00e9paration qui s&#8217;int\u00e9resse moins \u00e0 la nature accidentelle ou intentionnelle des infections qu&#8217;\u00e0 la capacit\u00e9 de les g\u00e9rer toutes, qu&#8217;elles soient connues ou inconnues, par une organisation int\u00e9gr\u00e9e et des connaissance diversifi\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;affirmation selon laquelle les micro-organismes\u00a0 s&#8217;apparentent \u00e0 la bombe atomique du pauvre prend tout son sens avec la fin de la guerre froide, alors que la sup\u00e9riorit\u00e9 militaire des \u00c9tats-Unis encourage l&#8217;emploi de strat\u00e9gies ou de tactiques visant \u00e0 exploiter leurs vuln\u00e9rabilit\u00e9s. Convoit\u00e9s ou utilis\u00e9 par des groupes antigouvernementaux, des groupes religieux ou des \u00ab [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"content-type":"","ep_exclude_from_search":false,"apple_news_api_created_at":"2025-10-07T23:51:31Z","apple_news_api_id":"286eb817-0c71-4544-a1c5-6fc9676aed88","apple_news_api_modified_at":"2025-10-07T23:51:31Z","apple_news_api_revision":"AAAAAAAAAAD\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/w==","apple_news_api_share_url":"https:\/\/apple.news\/AKG64FwxxRUShxW_JZ2rtiA","apple_news_cover_media_provider":"image","apple_news_coverimage":0,"apple_news_coverimage_caption":"","apple_news_cover_video_id":0,"apple_news_cover_video_url":"","apple_news_cover_embedwebvideo_url":"","apple_news_is_hidden":"","apple_news_is_paid":"","apple_news_is_preview":"","apple_news_is_sponsored":"","apple_news_maturity_rating":"","apple_news_metadata":"\"\"","apple_news_pullquote":"","apple_news_pullquote_position":"","apple_news_slug":"","apple_news_sections":[],"apple_news_suppress_video_url":false,"apple_news_use_image_component":false},"categories":[9346],"tags":[],"article-status":[],"irpp-category":[],"section":[],"irpp-tag":[],"class_list":["post-262115","issues","type-issues","status-publish","hentry","category-uncategorized"],"acf":[],"apple_news_notices":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>La pr\u00e9paration canadienne contre le bioterrorisme : entre s\u00e9curit\u00e9 et sant\u00e9 publique<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"La pr\u00e9paration canadienne contre le bioterrorisme : entre s\u00e9curit\u00e9 et sant\u00e9 publique\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"L&#8217;affirmation selon laquelle les micro-organismes\u00a0 s&#8217;apparentent \u00e0 la bombe atomique du pauvre prend tout son sens avec la fin de la guerre froide, alors que la sup\u00e9riorit\u00e9 militaire des \u00c9tats-Unis encourage l&#8217;emploi de strat\u00e9gies ou de tactiques visant \u00e0 exploiter leurs vuln\u00e9rabilit\u00e9s. Convoit\u00e9s ou utilis\u00e9 par des groupes antigouvernementaux, des groupes religieux ou des \u00ab [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Policy Options\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/IRPP.org\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-10-07T23:51:29+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@irpp\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"14 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2006\\\/02\\\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2006\\\/02\\\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\\\/\",\"name\":\"La pr\u00e9paration canadienne contre le bioterrorisme : entre s\u00e9curit\u00e9 et sant\u00e9 publique\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2006-02-01T10:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2025-10-07T23:51:29+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2006\\\/02\\\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2006\\\/02\\\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/2006\\\/02\\\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Biosecurity\",\"item\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/2006\\\/02\\\/biosecurity\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"La pr\u00e9paration canadienne contre le bioterrorisme : entre s\u00e9curit\u00e9 et sant\u00e9 publique\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Policy Options\",\"description\":\"Institute for Research on Public Policy\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/policyoptions.irpp.org\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"La pr\u00e9paration canadienne contre le bioterrorisme : entre s\u00e9curit\u00e9 et sant\u00e9 publique","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"La pr\u00e9paration canadienne contre le bioterrorisme : entre s\u00e9curit\u00e9 et sant\u00e9 publique","og_description":"L&#8217;affirmation selon laquelle les micro-organismes\u00a0 s&#8217;apparentent \u00e0 la bombe atomique du pauvre prend tout son sens avec la fin de la guerre froide, alors que la sup\u00e9riorit\u00e9 militaire des \u00c9tats-Unis encourage l&#8217;emploi de strat\u00e9gies ou de tactiques visant \u00e0 exploiter leurs vuln\u00e9rabilit\u00e9s. Convoit\u00e9s ou utilis\u00e9 par des groupes antigouvernementaux, des groupes religieux ou des \u00ab [&hellip;]","og_url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\/","og_site_name":"Policy Options","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/IRPP.org","article_modified_time":"2025-10-07T23:51:29+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_site":"@irpp","twitter_misc":{"Est. reading time":"14 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\/","url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\/","name":"La pr\u00e9paration canadienne contre le bioterrorisme : entre s\u00e9curit\u00e9 et sant\u00e9 publique","isPartOf":{"@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/#website"},"datePublished":"2006-02-01T10:00:00+00:00","dateModified":"2025-10-07T23:51:29+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2006\/02\/la-preparation-canadienne-contre-le-bioterrorisme-entre-securite-et-sante-publique\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Biosecurity","item":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/2006\/02\/biosecurity\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"La pr\u00e9paration canadienne contre le bioterrorisme : entre s\u00e9curit\u00e9 et sant\u00e9 publique"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/#website","url":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/","name":"Policy Options","description":"Institute for Research on Public Policy","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/issues\/262115","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/issues"}],"about":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/issues"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=262115"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=262115"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=262115"},{"taxonomy":"article-status","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/article-status?post=262115"},{"taxonomy":"irpp-category","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/irpp-category?post=262115"},{"taxonomy":"section","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/section?post=262115"},{"taxonomy":"irpp-tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/irpp-tag?post=262115"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}