{"id":262082,"date":"2005-11-01T05:00:00","date_gmt":"2005-11-01T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/issues\/le-vent-dans-les-voiles-les-pme-et-le-commerce-international\/"},"modified":"2025-10-07T19:50:18","modified_gmt":"2025-10-07T23:50:18","slug":"le-vent-dans-les-voiles-les-pme-et-le-commerce-international","status":"publish","type":"issues","link":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2005\/11\/le-vent-dans-les-voiles-les-pme-et-le-commerce-international\/","title":{"rendered":"Le vent dans les voiles : les PME et le commerce international"},"content":{"rendered":"<p>Le commerce international a apport\u00e9 d&#8217;importants avantages macro\u00e9conomiques au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, tant en termes de cr\u00e9ation de richesse que de r\u00e9duction des in\u00e9galit\u00e9s \u00e9conomiques. De 1990 \u00e0 2001, la Banque mondiale estime que le niveau de vie (PIB par habitant) des pays les plus ouverts au commerce international a cru\u00cc\u201a d&#8217;environ 41\/4 p. 100 par ann\u00e9e, contre 1 p. 100 seulement pour les pays moins mondialis\u00e9s et 2 p. 100 pour les pays riches. Si les pays ont ouvert leurs fronti\u00e8res au commerce et aux mouvements de capitaux \u00e0 des rythmes diff\u00e9rents, il est clair que les plus entreprenants en ont r\u00e9colt\u00e9 les b\u00e9n\u00e9fices.<\/p>\n<p>Plus pr\u00e8s de nous, l&#8217;Accord de libre-\u00e9change nord-am\u00e9ricain (ALENA) nous a permis d&#8217;appr\u00e9cier la contribution du commerce international \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique. En outre, le commerce entre le Canada, le Mexique et les \u00c9tatsUnis a augment\u00e9 de 80 p. 100 entre 1993 et 2002, comparativement \u00e0 39 p. 100 avec les autres pays. Et, contrairement \u00e0 ce que plusieurs craignaient, le taux de cho\u00cc\u201amage canadien est pass\u00e9 de 11,4 p. 100 \u00e0 7,5 p. 100 au cours de cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Les PME ont \u00e9volu\u00e9 au premier rang de ces d\u00e9veloppements favorables. Un sondage r\u00e9alis\u00e9 en d\u00e9cembre 2003 aupr\u00e8s de 9 577 petites et moyennes entreprises r\u00e9v\u00e8le que la moiti\u00e9 d&#8217;entre elles estiment que les trait\u00e9s de libre \u00e9change sign\u00e9s par le Canada leur ont \u00e9t\u00e9 b\u00e9n\u00e9fiques. Par contre, 11 p. 100 sont d&#8217;avis contraire, tandis que 39 p. 100 n&#8217;ont pas ressenti d&#8217;impact sp\u00e9cifique. De plus, les propri\u00e9taires de petites entreprises sont d&#8217;avis que des trait\u00e9s additionnels seraient plus b\u00e9n\u00e9fiques que nuisibles en termes de d\u00e9bouch\u00e9s commerciaux (37 p. 100 y verraient un effet positif contre 5 p. 100 pressentant un impact n\u00e9gatif), aux investissements et \u00e0 la croissance (26 p. 100 contre 5 p. 100), ainsi qu&#8217;\u00e0 la cr\u00e9ation d&#8217;emplois (24 p. 100 contre 6 p. 100).<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces contributions positives du commerce international, l&#8217;opposition \u00e0 la mondialisation demeure vive. En particulier, les principales objections des opposants ont trait \u00e0 l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 \u00e9conomique\u2014 malgr\u00e9 le fait que l&#8217;\u00e9vidence \u00e9conomique prouve le contraire\u2014, aux pertes d&#8217;emploi de qualit\u00e9 que subissent certaines industries, aux grandes entreprises \u00ab profitant \u00bb de la r\u00e9glementation, surtout en mati\u00e8re de travail et d&#8217;environnement, \u00e0 la volatilit\u00e9 des investissements et \u00e0 la recherche du profit au d\u00e9triment du d\u00e9veloppement durable. Bien que ces arguments soient g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9fut\u00e9s par les partisans du commerce international, ils demeurent des \u00e9l\u00e9ments importants \u00e0 consid\u00e9rer dans l&#8217;\u00e9laboration des politiques, ne serait-ce que pour tirer une le\u00e7on des difficult\u00e9s et des conflits pass\u00e9s.<\/p>\n<p>Environ 36 p. 100 des PME participent directement au commerce international principalement avec les \u00c9tatsUnis\u2014 en exportant, en important ou les deux. De plus, certaines entreprises font affaire avec d&#8217;autres firmes qui transigent avec l&#8217;\u00e9tranger. Ainsi, 23 p. 100 des firmes dont les activit\u00e9s sont essentiellement domestiques disent d\u00e9pendre d&#8217;un importateur ou d&#8217;un exportateur majeur, ce qui porte \u00e0 51 p. 100 la part de celles impliqu\u00e9es directement ou indirectement \u00e0 l&#8217;international.<\/p>\n<p>Parmi les PME inactives \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, quelque 70 p. 100 expliquent leur absence par des motifs li\u00e9s au march\u00e9, par exemple des produits et services \u00ab non exportables \u00bb ou des march\u00e9s actuels suffisants. Toutefois, environ une entreprise sur deux cite le manque d&#8217;information, de contacts ou de savoir-faire comme raisons pour ne pas chercher \u00e0 percer les march\u00e9s \u00e9trangers. Pour continuer \u00e0 croi\u00cc\u201atre comme nation commer\u00e7ante, il faut \u00e9liminer ces derniers types d&#8217;obstacles qui dissuadent les entreprises de transiger hors de nos fronti\u00e8res.<\/p>\n<p>En moyenne, les PME internationales ach\u00e8tent 30 p. 100 de leurs intrants en dehors du Canada, tandis que leurs ventes \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger repr\u00e9sentent approximativement 20 p. 100 de leur chiffre d&#8217;affaires total. Ces r\u00e9sultats sont l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rents de ceux de l&#8217;ensemble de l&#8217;\u00e9conomie en 2003, o\u00f9 les exportations repr\u00e9sentaient 38 p. 100 du produit int\u00e9rieur brut (PIB) et les importations, 34 p. 100 du total produit. Ainsi, sous l&#8217;angle de la valeur mon\u00e9taire, les petites entreprises font moins de commerce international que les grandes. Cependant, l&#8217;\u00e9cart n&#8217;est pas aussi dramatique que ce que l&#8217;on croit g\u00e9n\u00e9ralement, particuli\u00e8rement du co\u00cc\u201at\u00e9 des importations.<\/p>\n<p>Quelque 38 p. 100 des exportateurs et 46 p. 100 des importateurs font du commerce de fa\u00e7on \u00ab r\u00e9guli\u00e8re \u00bb, pluto\u00cc\u201at que \u00ab parfois \u00bb (29 p. 100 dans les deux cas). Naturellement, la taille exerce une incidence sur la fr\u00e9quence des activit\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. \u00e0 ce titre, les grandes entreprises exportent et importent plus r\u00e9guli\u00e8rement que les petites. Par exemple, un tiers des firmes comptant entre 5 et 19 employ\u00e9s disent exporter de fa\u00e7on \u00ab r\u00e9guli\u00e8re \u00bb, contre 60 p. 100 du co\u00cc\u201at\u00e9 de celles de 50 employ\u00e9s ou plus.<\/p>\n<p>Les plus grandes concentrations de petites firmes internationales se trouvent en Ontario, en Alberta ou en ColombieBritannique. Que ce soit \u00e0 l&#8217;exportation ou \u00e0 l&#8217;importation, l&#8217;activit\u00e9 internationale des petites firmes se concentre dans le secteur manufacturier, le commerce de gros, l&#8217;agriculture, le secteur primaire, le transport et les communications.<\/p>\n<p>Chose surprenante, plus de 8 entreprises sur 10 utilisent rarement ou jamais les services de d\u00e9veloppement international offerts par les minist\u00e8res et organismes gouvernementaux. En particulier, les trois quarts des PME internationales n&#8217;ont pas trait\u00e9 avec la Banque de d\u00e9veloppement du Canada, tandis que 83 p. 100 d&#8217;entre elles n&#8217;ont jamais eu recours aux services d&#8217;Exportation et d\u00e9veloppement Canada (EDC). Toutefois, celles qui ont trait\u00e9 avec ces organismes ont exprim\u00e9 leur satisfaction quant aux conseils et services re\u00e7us.<\/p>\n<p>Sur le plan de la commercialisation, les PME ont obtenu de bien meilleurs r\u00e9sultats en pr\u00e9sentant leurs produits ou services \u00e0 des foires commerciales (effet positif pluto\u00cc\u201at que n\u00e9gatif dans un rapport de 9 \u00e0 1) qu&#8217;en participant \u00e0 des missions commerciales (1,4 positif pour 1 n\u00e9gatif) ou en se rendant dans des centres d&#8217;affaires \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger (1,6 positif pour 1 n\u00e9gatif). Sur ce dernier point, moins de 15 p. 100 des firmes actives sur la sc\u00e8ne international font appel aux services des ambassades ou des bureaux commerciaux canadiens, provinciaux ou autres organismes du m\u00e9\u201ame genre.<\/p>\n<p>Les entreprises d\u00e9sirant prendre de l&#8217;expansion sur les march\u00e9s \u00e9trangers rencontrent plusieurs obstacles, certains d&#8217;ordre structurel, d&#8217;autres de nature conjoncturelle. D&#8217;abord, la plupart des entrepreneurs voient une incursion sur la sc\u00e8ne internationale comme une aventure risqu\u00e9e sur le plan financier, plus sp\u00e9cifiquement en raison des fluctuations des prix des devises et des mati\u00e8res premi\u00e8res, ainsi que des difficult\u00e9s d&#8217;acc\u00e8s aux capitaux et services d&#8217;assurance. Entre autres, de janvier 2003 \u00e0 septembre 2005, le dollar canadien s&#8217;est appr\u00e9ci\u00e9 de pr\u00e8s de 31 p. 100, mettant un frein \u00e0 l&#8217;enthousiasme des exportateurs nets. Toutefois, plusieurs en ont profit\u00e9 pour r\u00e9aliser les efforts de modernisation qui s&#8217;imposaient pour maintenir, voire surpasser, leur niveau de comp\u00e9titivit\u00e9 d&#8217;avant ces trois ann\u00e9es de hausse. En somme, environ 30 p. 100 des PME disent avoir souffert directement de l&#8217;appr\u00e9ciation du dollar, comparativement \u00e0 20 p. 100 qui en ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 et \u00e0 50 p. 100 qui n&#8217;ont ressenti aucun effet particulier.<\/p>\n<p>Du co\u00cc\u201at\u00e9 du financement, le tableau est loin d&#8217;\u00e9\u201atre reluisant. Le taux de refus des pr\u00e9\u201ats bancaires a consid\u00e9rablement augment\u00e9, passant de 10\u00bd\u00a0p. 100 en 2000 \u00e0 16 p. 100 en 2003, les entreprises les plus jeunes et les plus petites essuyant le plus de refus. Ce constat s&#8217;applique aussi aux firmes \u0153uvrant au niveau international, en particulier \u00e0 leurs demandes de financement et \u00e0 leurs frais de r\u00e9vision du cr\u00e9dit.<\/p>\n<p>Par ailleurs, les r\u00e9centes hausses des primes d&#8217;assurance sont le deuxi\u00e8me enjeu le plus dommageable aux PME, tout juste derri\u00e8re les prix de l&#8217;\u00e9nergie. Alors que la majorit\u00e9 des propri\u00e9taires de PME \u00e9prouve de la difficult\u00e9 \u00e0 trouver une assurance ad\u00e9quate, la situation est encore plus difficile pour les entrepreneurs qui exportent ou prennent de l&#8217;expansion sur les march\u00e9s \u00e9trangers. Un de nos membres du Manitoba signalait qu&#8217;en 2004, sa prime allait \u00e9\u201atre de 25 000 $ s&#8217;il vendait aux \u00c9tats-Unis, comparativement \u00e0 13 000 $ s&#8217;il ne vendait qu&#8217;au Canada. Fait \u00e0 souligner, l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, sa prime s&#8217;\u00e9tablissait \u00e0 1 650 $.<\/p>\n<p>Un autre obstacle \u00e0 l&#8217;expansion des march\u00e9s des PME est la r\u00e9glementation sous toutes ses formes, qu&#8217;elle soit int\u00e9rieure ou li\u00e9e aux obligations internationales. En particulier, ces derniers irritants incluent les proc\u00e9dures \u00e0 la fronti\u00e8re, les diff\u00e9rences dans la nature et l&#8217;application des r\u00e9glementations et normes, surtout en mati\u00e8re d&#8217;emballage et d&#8217;\u00e9tiquetage, ainsi que le fardeau administratif de la fiscalit\u00e9.<\/p>\n<p>Les r\u00e9centes mesures protectionnistes comme l&#8217;imposition de tarifs douaniers sur le bois d&#8217;\u0153uvre, la fermeture de la fronti\u00e8re \u00e0 la suite de la maladie de la vache folle, les sanctions associ\u00e9es au r\u00e9gime de la Commission canadienne du bl\u00e9, les subventions \u00e0 l&#8217;agriculture et les tarifs douaniers sur l&#8217;acier ont eu un impact sur l&#8217;\u00e9conomie et augment\u00e9 les tensions du march\u00e9.<\/p>\n<p>L&#8217;ALENA et les autres accords commerciaux ont r\u00e9duit le nombre des barri\u00e8res commerciales et substantiellement accru le volume des \u00e9changes entre le Canada et les \u00c9tats-Unis. Par exemple, la seule circulation de camions dans les deux directions est pass\u00e9e de 6 \u00e0 13,4 millions de camions de 1984 \u00e0 2001. Malheureusement, les proc\u00e9dures douani\u00e8res et les infrastructures des postes frontaliers n&#8217;ont pas suivi le rythme et sont devenues un obstacle majeur \u00e0 la croissance des \u00e9changes commerciaux. En cons\u00e9quence, le trafic de camions a brusquement cess\u00e9 de croi\u00cc\u201atre au cours des deux ann\u00e9es suivantes, s&#8217;\u00e9tablissant \u00e0 13,5 millions en 2003. Or, cette stagnation des mouvements routiers coi\u00cc\u02c6ncide avec le ralentissement des \u00e9changes commerciaux entre les deux pays, qui ont enregistr\u00e9 un recul de 3,9 p. 100 de 2000 \u00e0 2004.<\/p>\n<p>En plus de ces probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la capacit\u00e9 des infrastructures, la menace terroriste aux \u00c9tats-Unis a donn\u00e9 naissance \u00e0 une myriade de nouveaux programmes de protection \u00e0 la fronti\u00e8re, dont les r\u00e8gles sur le bioterrorisme et le syst\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieur \u00e0 code de couleurs aux \u00c9tats-Unis, ce qui a fait grimper le cou\u00cc\u201at des \u00e9changes transfrontaliers. Le temps moyen de passage d&#8217;un camion \u00e0 la douane a tripl\u00e9 entre 2001 et 2004, passant de 45 secondes \u00e0 2h15. En cons\u00e9quence, il en cou\u00cc\u201ate quelque 10,3 milliards de dollars US aux entreprises des deux pays pour traverser les fronti\u00e8res, en raison des d\u00e9lais d&#8217;attente \u00e0 la fronti\u00e8re, des frais de courtage, des d\u00e9lais de traitement des douanes et des changements aux trajets (voir tableau 2). Si ces cou\u00cc\u201ats sont colossaux pour les firmes participant \u00e0 ces \u00e9changes, ils le sont aussi pour celles qui laissent passer des occasions d&#8217;affaires en raison de ces difficult\u00e9s aux fronti\u00e8res.<\/p>\n<p>A fin d&#8217;appuyer les entreprises canadiennes qui rel\u00e8vent ces d\u00e9fis chaque jour, le gouvernement de Paul Martin a publi\u00e9 en septembre dernier sa Politique internationale, qui comprend trois pans majeurs, soit la relance de notre partenariat nord-am\u00e9ricain, l&#8217;apport d&#8217;une contribution sp\u00e9ciale au monde et l&#8217;am\u00e9lioration de nos fa\u00e7ons de faire. Pour favoriser le commerce international on vise notamment \u00e0 :<\/p>\n<ul>\n<li>\n<p>Ba\u00cc\u201atir une fronti\u00e8re moderne, pour faciliter les d\u00e9placements des marchandises \u00e0 faible risque tout en renfor\u00e7ant la s\u00e9curit\u00e9 pour contrer les menaces potentielles ;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Am\u00e9liorer l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 et l&#8217;efficacit\u00e9 des m\u00e9canismes de r\u00e8glements des diff\u00e9rents commerciaux en Am\u00e9rique du Nord et \u00e0 renforcer nos relations diplomatiques aupr\u00e8s des d\u00e9cideurs am\u00e9ricains ;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Adopter les principales recommandations du Comit\u00e9 consultatif externe sur la r\u00e9glementation intelligente, lesquelles concernent la pertinence, l&#8217;efficacit\u00e9, l&#8217;efficience et la non-duplication des r\u00e8gles, et s&#8217;assurer que ces r\u00e8gles am\u00e9liorent la comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises tout en prot\u00e9geant les citoyens ;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Minimiser les p\u00e9nuries de maind&#8217;\u0153uvre, par l&#8217;int\u00e9gration des immigrants au march\u00e9 du travail et l&#8217;internationalisation de l&#8217;\u00e9ducation ;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Favoriser l&#8217;\u00e9change et le d\u00e9veloppement scientifique et technologique, entre autres dans le secteur \u00e9nerg\u00e9tique ;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Appliquer et conclure plusieurs nouveaux accords internationaux, notamment avec l&#8217;Union europ\u00e9enne, le Japon, la Chine, le Br\u00e9sil, la Cor\u00e9e du Sud et l&#8217;Inde ;<\/p>\n<\/li>\n<li>\n<p>Promouvoir des r\u00e9sultats significatifs dans le Cycle de Doha, en vue d&#8217;am\u00e9liorer l&#8217;\u00e9quit\u00e9 des r\u00e8gles relatives au commerce des produits agricoles, ainsi que la fluidit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale du commerce de biens et services.<\/p>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>Toutes ces mesures sont de bonne augure et r\u00e9pondent \u00e0 diverses pr\u00e9occupations qu&#8217;expriment r\u00e9guli\u00e8rement les entreprises. Cependant, nous enjoignons le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral \u00e0 aller plus loin, notamment sur trois aspects se trouvant au c\u0153ur des pr\u00e9occupations des PME canadiennes.<\/p>\n<p>Premi\u00e8rement, le Canada doit accroi\u00cc\u201atre ses efforts imm\u00e9diats en vue de d\u00e9sengorger les fronti\u00e8res et de r\u00e9gler les diff\u00e9rends commerciaux avec nos voisins du Sud. Entre autres, les deux gouvernements devraient rechercher les meilleures pratiques en mati\u00e8re d&#8217;infrastructures frontali\u00e8res dans d&#8217;autres pays, notamment les partenariats public-priv\u00e9. Quant aux litiges commerciaux, ce sont les deux \u00e9conomies qui perdent les b\u00e9n\u00e9fices qu&#8217;ils re\u00e7oivent par ailleurs dans les autres secteurs o\u00f9 les \u00e9changes de marchandises sont plus fluides. \u00e0 ce titre, le changement de ton du premier ministre Martin nous apparai\u00cc\u201at opportun, dans la mesure o\u00f9 la cl\u00e9 d&#8217;\u00e9ventuels d\u00e9nouements de ces d\u00e9saccords repose en bonne partie sur l&#8217;opinion des milieux d&#8217;affaires am\u00e9ricains.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8mement, il faut intensifier la concurrence dans le secteur financier, de mani\u00e8re \u00e0 am\u00e9liorer l&#8217;offre de services aupr\u00e8s des PME, notamment dans les secteurs bancaire et de l&#8217;assurance. Toute am\u00e9lioration en ce sens sera bienvenue de la part des petites firmes, qui se butent \u00e0 des pr\u00e9jug\u00e9s tenaces li\u00e9s \u00e0 leur taille et les emp\u00e9\u201achent de croi\u00cc\u201atre \u00e0 la hauteur de leurs capacit\u00e9s et ambitions. Pour ce faire, il convient d&#8217;inciter les banques et les autres institutions financi\u00e8res \u00e0 adopter des politiques et des pratiques de cr\u00e9dit plus souples.<\/p>\n<p>Enfin, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral devrait r\u00e9viser les politiques et les activit\u00e9s existantes de soutien au commerce international et les rendre plus pertinentes pour les PME. En effet, plus de 80 p. 100 des firmes actives sur le plan international n&#8217;y ont pas recours. Les ressources et les politiques commerciales gouvernementales doivent clairement \u00e9\u201atre recentr\u00e9es de mani\u00e8re \u00e0 permettre aux PME de profiter pleinement des d\u00e9bouch\u00e9s commerciaux. En particulier, pour les secteurs et les travailleurs touch\u00e9s par la concurrence \u00e9trang\u00e8re, il semble logique et rentable pour les gouvernements de les aider \u00e0 migrer vers des activit\u00e9s plus rentables pluto\u00cc\u201at que de les maintenir en vie artificiellement ou de retarder une chute in\u00e9vitable.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><em>Sauf indication contraire, les informations pr\u00e9sent\u00e9es dans cet article sont tir\u00e9es d&#8217;un sondage pancanadien sur le commerce, auquel 9 577 petites et moyennes entreprises ont r\u00e9pondu. La marge d&#8217;erreur globale de cette enqu\u00e9\u201ate est de 1 p. 100, 19 fois sur 20.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le commerce international a apport\u00e9 d&#8217;importants avantages macro\u00e9conomiques au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, tant en termes de cr\u00e9ation de richesse que de r\u00e9duction des in\u00e9galit\u00e9s \u00e9conomiques. De 1990 \u00e0 2001, la Banque mondiale estime que le niveau de vie (PIB par habitant) des pays les plus ouverts au commerce international a cru\u00cc\u201a d&#8217;environ 41\/4 p. 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