{"id":261936,"date":"2004-12-01T05:00:00","date_gmt":"2004-12-01T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/issues\/la-vraie-menace-du-dragon-chinois-pour-leconomie-canadienne-passe-par-loncle-sam\/"},"modified":"2025-10-07T19:45:42","modified_gmt":"2025-10-07T23:45:42","slug":"la-vraie-menace-du-dragon-chinois-pour-leconomie-canadienne-passe-par-loncle-sam","status":"publish","type":"issues","link":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2004\/12\/la-vraie-menace-du-dragon-chinois-pour-leconomie-canadienne-passe-par-loncle-sam\/","title":{"rendered":"La vraie menace du dragon chinois pour l&#8217;\u00e9conomie canadienne passe par l&#8217;oncle Sam"},"content":{"rendered":"<p>Depuis plusieurs mois, la Chine est au c\u0153ur des pr\u00e9occupations de la presse \u00e9conomique. D&#8217;un co\u00cc\u201at\u00e9, on nous parle de l&#8217;opportunit\u00e9 que repr\u00e9sente le march\u00e9 chinois pour nos entreprises, surtout dans le secteur des ressources naturelles. De l&#8217;autre, on fait \u00e9tat de la concurrence que les entreprises chinoises opposent \u00e0 nos soci\u00e9t\u00e9s, tant au Canada qu&#8217;aux \u00c9tats-Unis. Cependant, les m\u00e9dias canadiens et qu\u00e9b\u00e9cois ne mentionnent que rarement la possibilit\u00e9, pourtant r\u00e9elle, d&#8217;une crise financi\u00e8re chinoise et ses cons\u00e9quences sur notre \u00e9conomie. Or, cette possibilit\u00e9 devrait nous pr\u00e9occuper davantage car, si elle survenait, elle nuirait d&#8217;une part \u00e0 nos exportations de mati\u00e8res premi\u00e8res vers la Chine en raison du ralentissement \u00e9conomique qui s&#8217;en suivrait, mais surtout, elle aurait des r\u00e9percussions tr\u00e8s n\u00e9gatives sur les \u00c9tats-Unis, qui d\u00e9pendent grandement des capitaux chinois et asiatiques pour financer leur consommation exc\u00e9dentaire priv\u00e9e et publique. Ainsi, c&#8217;est moins comme concurrent commercial que la Chine est mena\u00e7ante pour le Canada que comme principal bailleur de fonds de notre principal partenaire commercial.<\/p>\n<p>Les \u00c9tats-Unis encourent un d\u00e9ficit de la balance de leur compte courant (balance commerciale et paiements nets de dividendes, int\u00e9r\u00e9\u201ats et transferts \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger) depuis plusieurs ann\u00e9es. Cela veut dire que les Am\u00e9ricains consomment plus que ce qu&#8217;ils produisent et qu&#8217;ils s&#8217;endettent vis-\u00e0-vis l&#8217;\u00e9tranger afin de financer leur consommation exc\u00e9dentaire. En soi, un d\u00e9ficit de la balance du compte courant n&#8217;est pas probl\u00e9matique, pas plus qu&#8217;un m\u00e9nage qui s&#8217;endette. C&#8217;est lorsque l&#8217;endettement ne s&#8217;arr\u00e9\u201ate plus qu&#8217;il y a probl\u00e8me. C&#8217;est exactement ce qui se passe aux \u00c9tats-Unis. Depuis 1990, le d\u00e9ficit de la balance du compte courant en pourcentage du produit int\u00e9rieur brut (PIB) ne cesse de croi\u00cc\u201atre (voir Fig. 1). Il atteint maintenant 5,4 p. 100 du PIB am\u00e9ricain.<\/p>\n<p>Un d\u00e9ficit de plus de 5 p. 100 du PIB est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant insoutenable. En principe, un tel d\u00e9ficit devrait provoquer une d\u00e9pr\u00e9ciation de la monnaie afin de favoriser les exportations au d\u00e9triment des importations. En diminuant les importations (parce qu&#8217;elles sont plus ch\u00e8res) et en augmentant les exportations, une d\u00e9pr\u00e9ciation de la monnaie permet de r\u00e9duire le d\u00e9ficit de la balance du compte courant. Or, dans le cas des \u00c9tats-Unis, malgr\u00e9 une d\u00e9pr\u00e9ciation de 14,5 p. 100 du taux de change r\u00e9el effectif du dollar am\u00e9ricain depuis le deuxi\u00e8me trimestre de 2002 (voir Fig. 2), le d\u00e9ficit de la balance du compte courant n&#8217;a pas diminu\u00e9, au contraire. La raison en est que le gouvernement am\u00e9ricain a recommenc\u00e9 \u00e0 faire des d\u00e9ficits budg\u00e9taires en 2002 (voir Fig. 3). Ces d\u00e9ficits doivent \u00e9\u201atre financ\u00e9s par l&#8217;\u00e9pargne priv\u00e9e et comme l&#8217;\u00e9pargne priv\u00e9e am\u00e9ricaine est nulle ou n\u00e9gative depuis le milieu des ann\u00e9es 1990, la consommation exc\u00e9dentaire du gouvernement am\u00e9ricain doit aussi \u00e9\u201atre financ\u00e9e par les \u00e9trangers, d&#8217;o\u00f9 le maintien du d\u00e9ficit de la balance du compte courant malgr\u00e9 la d\u00e9pr\u00e9ciation du dollar.<\/p>\n<p>Selon une \u00e9tude r\u00e9cente de la Federal Reserve Bank of New York, ce sont les banques centrales asiatiques, dont celle de la Chine, qui ach\u00e8tent des bons du Tr\u00e9sor am\u00e9ricain. Les banques centrales asiatiques continuent de financer, gra\u00cc\u201ace \u00e0 l&#8217;\u00e9pargne de leurs citoyens, l&#8217;endettement am\u00e9ricain grandissant parce qu&#8217;elles d\u00e9sirent emp\u00e9\u201acher l&#8217;appr\u00e9ciation de leurs propres devises par rapport au dollar am\u00e9ricain et, par le fait m\u00e9\u201ame, entre elles. En achetant des bons du Tr\u00e9sor, elles soutiennent la demande pour le dollar am\u00e9ricain sur le march\u00e9 international des devises. Cela emp\u00e9\u201ache le dollar de chuter et permet aux Am\u00e9ricains de continuer \u00e0 vivre au-dessus de leurs moyens. Mais qu&#8217;arriverait-il si la Chine connaissait une crise financi\u00e8re? Quel en serait l&#8217;impact sur l&#8217;\u00e9conomie canadienne?<\/p>\n<p>Les m\u00e9dias ont souvent fait \u00e9tat de la menace concurrentielle de la Chine ces derniers temps. Par exemple, on a mentionn\u00e9 l&#8217;opposition des fabricants canadiens de bicyclettes \u00e0 l&#8217;\u00e9limination des tarifs impos\u00e9s par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral sur les bicyclettes chinoises, indiquant que cette mesure allait mener nos producteurs \u00e0 la ruine \u00e9tant donn\u00e9 leurs cou\u00cc\u201ats de production sup\u00e9rieurs. Ils ont aussi port\u00e9 leur attention sur une \u00e9tude de l&#8217;Agence am\u00e9ricaine des douanes et de la protection des fronti\u00e8res (U.S. Customs and Border Protection Agency) qui soulignait que le rythme de croissance des exportations chinoises vers les \u00c9tats-Unis \u00e9tait tel que le Canada pourrait perdre son titre de premier partenaire commercial des \u00c9tats-Unis au profit de la Chine d&#8217;ici cinq ans. Une \u00e9tude r\u00e9cente men\u00e9e par les Manufacturiers et exportateurs du Qu\u00e9bec va dans le m\u00e9\u201ame sens. Elle d\u00e9montre que la part de march\u00e9 des exportations qu\u00e9b\u00e9coises sur le march\u00e9 am\u00e9ricain est pass\u00e9e de 3,6 \u00e0 2,9 p. 100 entre 1990 et 2003, alors que celle des exportations chinoises estpass\u00e9ede3\u00e012p.100aucoursde la m\u00e9\u201ame p\u00e9riode.<\/p>\n<p>En m\u00e9\u201ame temps, les m\u00e9dias indiquent que la croissance \u00e9conomique chinoise est un baume pour les entreprises canadiennes sp\u00e9cialis\u00e9es dans l&#8217;extraction et la transformation des ressources naturelles. Le \u00ab boom \u00bb \u00e9conomique chinois cr\u00e9e une forte demande pour le p\u00e9trole, les m\u00e9taux (acier, aluminium, cuivre, nickel et zinc), ainsi que pour les produits forestiers, chimiques et agricoles. La croissance de l&#8217;\u00e9conomie chinoise est tout simplement \u00e9poustouflante. Entre 1999 et 2003, l&#8217;\u00e9conomie chinoise a cru\u00cc\u201a \u00e0 un taux annuel compos\u00e9 de 9,1 p. 100 selon une \u00e9tude des conseillers en gestion McKinsey &amp; Cie. Depuis 1990, le taux de croissance annuel moyen du PIB chinois est de 18,5 p. 100 selon une \u00e9tude de Wendy Dobson pour l&#8217;Institut C.D. Howe. Malgr\u00e9 les efforts r\u00e9cents de contraction du cr\u00e9dit du gouvernement chinois pour ralentir l&#8217;\u00e9conomie en voie de surchauffe, l&#8217;Economist Intelligence Unit s&#8217;attend \u00e0 des taux de croissance du PIB de 8,9 p. 100 en 2004 et 8,1 p. 100 en 2005.<\/p>\n<p>L&#8217;investissement et l&#8217;exportation sont \u00e0 la base de la croissance \u00e9conomique chinoise. Selon l&#8217;\u00e9tude de McKinsey &amp; Cie, l&#8217;investissement repr\u00e9sente 40 p. 100 du PIB depuis 1997. Malgr\u00e9 une augmentation annuelle moyenne de 130 p. 100 depuis 1990 selon l&#8217;\u00e9tude de Dobson, les investissements directs \u00e9trangers ne repr\u00e9sentent que un dixi\u00e8me du total des investissements dans l&#8217;\u00e9conomie chinoise. C&#8217;est donc dire que l&#8217;\u00e9pargne chinoise finance la grande majorit\u00e9 des investissements faits en Chine. C&#8217;est pourquoi le syst\u00e8me bancaire joue un ro\u00cc\u201ale cl\u00e9 dans le d\u00e9veloppement \u00e9conomique de la Chine. Cependant, comme nous le verrons plus loin, cela repr\u00e9sente aussi un risque pour l&#8217;\u00e9conomie chinoise, avec des r\u00e9percussions possibles importantes pour les \u00c9tats-Unis et le Canada.<\/p>\n<p>Du co\u00cc\u201at\u00e9 des exportations, celles-ci repr\u00e9sentent maintenant pr\u00e8s de 30 p. 100 du PIB chinois. Les principales destinations pour les produits chinois sont les \u00c9tats-Unis (21,1 p. 100 du total), Hong Kong (17,4 p. 100) et le Japon (13,6 p. 100). La Cor\u00e9e du Sud vient loin en quatri\u00e8me position avec 4,6 p. 100 du total des exportations chinoises selon l&#8217;\u00e9tude de McKinsey &amp; Cie. La Chine est \u00e9galement un importateur important, car elle a besoin de mati\u00e8res premi\u00e8res, d&#8217;\u00e9quipements et de machinerie pour soutenir et augmenter sa production. Selon l&#8217;\u00e9tude de Dobson, les importations repr\u00e9sentaient 24,4 p. 100 du PIB chinois en 2002. Le Japon, Tai\u00cc\u02c6wan, la Cor\u00e9e du Sud, les \u00c9tats-Unis et l&#8217;Allemagne \u00e9taient ses principaux fournisseurs en 2003 selon McKinsey &amp; Cie. De plus, on note l&#8217;\u00e9mergence progressive d&#8217;une classe moyenne chinoise qui demande des produits de consommation dits de luxe, provenant souvent de l&#8217;\u00e9tranger (ex.:voitures, appareils \u00e9lectrom\u00e9nagers, etc.).<\/p>\n<p>La croissance et le d\u00e9veloppement de l&#8217;\u00e9conomie chinoise ne se font pas sans probl\u00e8mes. Les institutions n\u00e9cessaires au bon fonctionnement de l&#8217;\u00e9conomie telles que le respect des droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, des administrations publiques et des tribunaux comp\u00e9tents et honn\u00e9\u201ates, des lois et r\u00e8glements clairs, etc. font encore grandement d\u00e9faut en Chine. Et le probl\u00e8me le plus grave auquel elle fait face pour l&#8217;instant est la fragilit\u00e9 de son syst\u00e8me bancaire.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me bancaire chinois est au c\u0153ur du d\u00e9veloppement \u00e9conomique du pays, canalisant les d\u00e9po\u00cc\u201ats des Chinois vers les investissements en infrastructures, ba\u00cc\u201atiments, usines, entrepo\u00cc\u201ats, etc. : 90 p. 100 des investissements sont financ\u00e9s par les banques. Malheureusement, ce syst\u00e8me est tr\u00e8s inefficace puisque l&#8217;allocation du capital r\u00e9pond trop souvent encore \u00e0 des imp\u00e9ratifs politiques pluto\u00cc\u201at qu&#8217;\u00e9conomiques. Ainsi, les quatre grandes banques commerciales qui dominent le march\u00e9 chinois sont toutes d\u00e9tenues par le gouvernement. Ce sont de grosses bureaucraties o\u00f9 la corruption est omnipr\u00e9sente. La majorit\u00e9 des grandes entreprises chinoises sont \u00e9galement d\u00e9tenues par l&#8217;\u00c9tat et tout aussi bureaucratiques et inefficientes, bien que le gouvernement tente d&#8217;y faire le m\u00e9nage depuis quelques ann\u00e9es.<\/p>\n<p>L&#8217;octroi de pr\u00e9\u201ats selon une logique politique signifie que des projets peu solides sur le plan \u00e9conomique re\u00e7oivent souvent du financement malgr\u00e9 tout. Beaucoup de gaspillage a eu lieu de cette mani\u00e8re jusqu&#8217;\u00e0 maintenant, de sorte que les banques se retrouvent avec une montagne de pr\u00e9\u201ats non performants, c&#8217;est-\u00e0-dire des pr\u00e9\u201ats dont les int\u00e9r\u00e9\u201ats ne sont pas pay\u00e9s et qui ne font pas l&#8217;objet de remboursements. Selon le Fonds mon\u00e9taire international (FMI), 20 p. 100 des pr\u00e9\u201ats octroy\u00e9s par les banques commerciales publiques \u00e9taient non performants en 2003, ce qui repr\u00e9sente 16 p. 100 du PIB chinois.<\/p>\n<p>Cette situation a rendu la ta\u00cc\u201ache du gouvernement chinois plus difficile lorsque le temps est venu de ralentir l&#8217;\u00e9conomie qui commen\u00e7ait \u00e0 surchauffer, au d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e 2004. Alors qu&#8217;il suffit ici \u00e0 la Banque du Canada d&#8217;augmenter son taux directeur pour ralentir l&#8217;investissement, en Chine le gouvernement a du\u00cc\u201a intervenir directement par l&#8217;entremise des banques en limitant l&#8217;octroi de cr\u00e9dits bancaires, autant pour les nouveaux projets d&#8217;investissement que pour le fonds de roulement des entreprises. Le gouvernement chinois craignait qu&#8217;une augmentation du taux directeur de la Banque populaire de Chine ne mi\u00cc\u201at en p\u00e9ril la viabilit\u00e9 du syst\u00e8me bancaire. Cela aurait aussi rendu plus difficile la ta\u00cc\u201ache de maintenir fixe le taux de change entre le yuan chinois et le dollar am\u00e9ricain. Ce qui est inqui\u00e9tant, c&#8217;est que, selon le <em>Financial Times<\/em>, ces restrictions administratives auraient \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9es avec plus de diligence aux entreprises priv\u00e9es, moins bien branch\u00e9es politiquement, qu&#8217;aux entreprises d&#8217;\u00c9tat. Cela veut dire que l&#8217;allocation du cr\u00e9dit a continu\u00e9 d&#8217;\u00e9\u201atre biais\u00e9e.<\/p>\n<p>Cette situation s&#8217;explique par la d\u00e9centralisation des syst\u00e8mes bancaire et politique chinois. L&#8217;octroi du cr\u00e9dit se d\u00e9cide au niveau local, pour des raisons politiques locales. Dans ce cas, il est donc difficile pour les autorit\u00e9s centrales \u00e0 P\u00e9kin de faire respecter leurs volont\u00e9s \u00e0 court terme. En cons\u00e9quence, l&#8217;\u00e9conomie chinoise n&#8217;a pas vraiment ralenti sa croissance et les pressions inflationnistes persistent.<\/p>\n<p>Face \u00e0 l&#8217;inefficacit\u00e9 des mesures administratives adopt\u00e9es pour limiter l&#8217;octroi du cr\u00e9dit bancaire, la Banque populaire de Chine s&#8217;est vue dans l&#8217;obligation d&#8217;augmenter son taux directeur de 27 points de pourcentage le 28 octobre dernier, pour la premi\u00e8re fois depuis 1995. En cons\u00e9quence, le prix des m\u00e9taux et des actions de compagnies mini\u00e8res mondiales comme Alcan et Inco ont baiss\u00e9 face \u00e0 la possibilit\u00e9 d&#8217;un ralentissement significatif de la demande chinoise pour de tels produits, surtout devant la possibilit\u00e9 de nouvelles hausses du taux directeur.<\/p>\n<p>Cet exemple montre bien combien une diminution de la croissance \u00e9conomique chinoise peut influer n\u00e9gativement sur l&#8217;\u00e9conomie canadienne, sur le secteur des ressources naturelles notamment. Cependant, la vraie menace pour le Canada se trouve au niveau du syst\u00e8me mon\u00e9taire chinois, pluto\u00cc\u201at qu&#8217;au niveau des \u00e9changes commerciaux.<\/p>\n<p>La Chine poss\u00e8de pr\u00e9sentement un r\u00e9gime de taux de change fixe avec le dollar am\u00e9ricain. Cependant, plusieurs experts et gouvernements sont d&#8217;avis que le taux de change actuel sous-\u00e9value le yuan, conf\u00e9rant par le fait m\u00e9\u201ame un avantage concurrentiel aux entreprises exportatrices chinoises. Afin de r\u00e9tablir l&#8217;\u00e9quilibre de son taux de change ainsi que l&#8217;\u00e9quit\u00e9 concurrentielle internationale, ils croient que le gouvernement chinois devrait r\u00e9\u00e9valuer le yuan par rapport au dollar am\u00e9ricain (et dans la foul\u00e9e, par rapport au dollar canadien). Certains gouvernements, dont celui des \u00c9tats-Unis, demandent \u00e0 la Chine d&#8217;aller jusqu&#8217;\u00e0 abandonner son r\u00e9gime de taux de change fixe et de laisser le yuan flotter au gr\u00e9 du march\u00e9 afin qu&#8217;il puisse s&#8217;appr\u00e9cier \u00e0 sa juste valeur.<\/p>\n<p>Une r\u00e9\u00e9valuation (ou appr\u00e9ciation) du yuan serait doublement b\u00e9n\u00e9fique pour l&#8217;\u00e9conomie du Canada. D&#8217;une part, la position concurrentielle de nos entreprises sur le march\u00e9 am\u00e9ricain s&#8217;am\u00e9liorerait puisque les produits chinois deviendraient relativement plus chers alors que les prix des produits canadiens n&#8217;auraient pas chang\u00e9. D&#8217;autre part, le prix des importations canadiennes en Chine diminuerait.<\/p>\n<p>Selon un article r\u00e9cent de Fred Bergsten, directeur du prestigieux<em> Institute for International Economics<\/em>, paru dans la revue <em>The Economist<\/em>, une r\u00e9\u00e9valuation du yuan de 20 \u00e0 25 p. 100 contribuerait aussi \u00e0 r\u00e9duire la croissance \u00e9conomique de la Chine (gra\u00cc\u201ace \u00e0 une plus faible demande pour ses produits), ce qui permettrait \u00e0 au gouvernement chinois d&#8217;atteindre son objectif d&#8217;un \u00ab atterrissage en douceur \u00bb (soft landing). Une telle r\u00e9\u00e9valuation servirait aussi \u00e0 restreindre l&#8217;inflation chinoise gra\u00cc\u201ace \u00e0 la r\u00e9duction du prix des importations. Finalement, cela r\u00e9duirait l&#8217;entr\u00e9e de capitaux sp\u00e9culatifs (misant actuellement sur le fait qu&#8217;une r\u00e9\u00e9valuation aura effectivement lieu) qui stimulent la croissance de la masse mon\u00e9taire et du cr\u00e9dit.<\/p>\n<p>Le gouvernement chinois refuse toutefois de r\u00e9\u00e9valuer ou de laisser flotter le yuan pour l&#8217;instant. Lors de la derni\u00e8re rencontre du G7 en marge de la rencontre du Fonds mon\u00e9taire international (FMI) et de la Banque mondiale en octobre dernier, la Chine, qui \u00e9tait l&#8217;invit\u00e9e d&#8217;honneur des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des pays du G7, a refus\u00e9 de modifier son r\u00e9gime de taux de change, jugeant que le temps n&#8217;\u00e9tait pas encore opportun.<\/p>\n<p>Bien qu&#8217;un tel refus de r\u00e9\u00e9valuer le yuan repr\u00e9sente une mauvaise nouvelle pour les entreprises canadiennes, ce sont ses cons\u00e9quences sur le syst\u00e8me bancaire chinois qui pourraient \u00e9\u201atre beaucoup plus n\u00e9fastes pour l&#8217;\u00e9conomie canadienne. En effet, la sous-\u00e9valuation du yuan augmente le risque que le syst\u00e8me bancaire chinois s&#8217;effondre et ce, malgr\u00e9 les mesures prises par le gouvernement pour pr\u00e9venir un tel sc\u00e9nario. Comme les mesures administratives pour restreindre le cr\u00e9dit bancaire sont peu efficaces et que les fonds \u00e9trangers continuent d&#8217;entrer massivement dans le territoire chinois, la banque centrale chinoise doit continuer \u00e0 acheter des actifs financiers \u00e9trangers (ex. bons du Tr\u00e9sor am\u00e9ricain) et ainsi r\u00e9duire la demande pour le yuan afin de maintenir le taux de change fixe et les taux d&#8217;int\u00e9r\u00e9\u201at inf\u00e9rieurs \u00e0 leur niveau d&#8217;\u00e9quilibre. Dans la m\u00e9\u201ame optique, le gouvernement permet de plus en plus aux entreprises chinoises d&#8217;investir \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. Ces investissements se font surtout dans le secteur des ressources naturelles afin de r\u00e9duire la d\u00e9pendance de la Chine envers l&#8217;\u00e9tranger. L&#8217;acquisition probable de Mines Noranda (une des plus importantes soci\u00e9t\u00e9s mini\u00e8res canadiennes) par China Minmetals est un bon exemple de cette nouvelle politique d&#8217;investissement \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger (baptis\u00e9e \u00ab Go Out \u00bb en anglais).<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 l&#8217;augmentation des investissements chinois \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, l&#8217;\u00e9conomie chinoise continue de voir sa masse mon\u00e9taire s&#8217;accroi\u00cc\u201atre rapidement. La pression inflationniste et l&#8217;inefficience des investissements qui s&#8217;ensuit augmentent le risque que la croissance \u00e9conomique se transforme en une bulle artificielle qui finira par \u00e9clater, comme ce fut le cas pour le secteur des technologies de l&#8217;information en 2000. Un tel sc\u00e9nario agirait comme un raz de mar\u00e9e pour le syst\u00e8me bancaire chinois qui n&#8217;a pas encore les reins assez solides pour faire face \u00e0 une d\u00e9gringolade de l&#8217;\u00e9conomie, les r\u00e9serves actuelles des banques commerciales chinoises (moins que la norme minimale internationale de 8 p. 100 du total des pr\u00e9\u201ats pond\u00e9r\u00e9 par le niveau de risque) \u00e9tant encore insuffisantes compte tenu de la pi\u00e8tre qualit\u00e9 de leurs portefeuilles de pr\u00e9\u201ats.<\/p>\n<p>Une telle crise bancaire en Chine et l&#8217;\u00ab atterrissage forc\u00e9 \u00bb (hard landing) de l&#8217;\u00e9conomie qu&#8217;elle entrai\u00cc\u201anerait provoqueraient su\u00cc\u201arement un arr\u00e9\u201at des entr\u00e9es de capitaux \u00e9trangers, si ce n&#8217;est une sortie nette de fonds vers des eaux plus calmes. Au pire, la Chine vivrait une crise similaire \u00e0 celle que ses voisins asiatiques ont v\u00e9cue en 1997.<\/p>\n<p>Mais m\u00e9\u201ame si la Chine parvenait \u00e0 \u00e9viter une telle crise caus\u00e9e par des sorties de fonds massives et l&#8217;effondrement de son taux de change, l&#8217;\u00e9conomie am\u00e9ricaine n&#8217;en serait pas moins grandement affect\u00e9e. Jusqu&#8217;\u00e0 maintenant, les politiques mon\u00e9taires et de taux de change de la Chine et de ses voisins asiatiques ont permis aux \u00c9tats-Unis de garder ses taux d&#8217;int\u00e9r\u00e9\u201at bas et de financer son \u00e9norme d\u00e9ficit de la balance du compte courant. Par exemple, les r\u00e9serves officielles chinoises sont d&#8217;environ 500 milliards de dollars US et celles-ci sont constitu\u00e9es majoritairement d&#8217;obligations et de bons du Tr\u00e9sor am\u00e9ricains.<\/p>\n<p>Une crise financi\u00e8re chinoise affecterait n\u00e9gativement l&#8217;\u00e9conomie am\u00e9ricaine de fa\u00e7on directe, bien su\u00cc\u201ar. Cependant, elle l&#8217;affecterait aussi de fa\u00e7on indirecte en raison de l&#8217;impact qu&#8217;elle aurait par ailleurs sur les \u00e9conomies des autres pays asiatiques qui transigent et investissent beaucoup en Chine, comme le Japon par exemple. Un arr\u00e9\u201at du financement de ce d\u00e9ficit de la balance du compte courant am\u00e9ricain par la Chine et indirectement par ses voisins asiatiques provoquerait une augmentation importante des taux d&#8217;int\u00e9r\u00e9\u201at am\u00e9ricains en plus d&#8217;une d\u00e9pr\u00e9ciation majeure du dollar am\u00e9ricain. Dans ce cas, les exportations canadiennes vers les \u00c9tats-Unis seraient doublement touch\u00e9es. De un, le ralentissement de l&#8217;\u00e9conomie am\u00e9ricaine caus\u00e9 par une hausse des taux d&#8217;int\u00e9r\u00e9\u201at r\u00e9duirait la demande pour les produits canadiens. De deux, la d\u00e9pr\u00e9ciation du dollar am\u00e9ricain rendrait les produits canadiens beaucoup plus chers pour les manufacturiers et les consommateurs am\u00e9ricains.<\/p>\n<p>C&#8217;est ainsi que la vraie menace de la Chine pour les entreprises et l&#8217;\u00e9conomie canadiennes passe par le d\u00e9ficit de la balance du compte courant am\u00e9ricain pluto\u00cc\u201at que par la concurrence des entreprises chinoises sur les march\u00e9s am\u00e9ricain et canadien. Au moins, dans le cas de la concurrence chinoise, les entreprises canadiennes peuvent s&#8217;ajuster. Elles peuvent se sp\u00e9cialiser dans des cr\u00e9neaux \u00e0 plus grande valeur ajout\u00e9e. Elles peuvent aussi am\u00e9liorer leur productivit\u00e9 en investissant dans de nouveaux \u00e9quipements, ce que facilite l&#8217;appr\u00e9ciation r\u00e9cente du dollar canadien. Finalement, elles peuvent d\u00e9cider de d\u00e9m\u00e9nager une partie de leur production \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger afin de profiter d&#8217;une maind&#8217;\u0153uvre moins ch\u00e8re. Face \u00e0 une crise financi\u00e8re chinoise et \u00e0 son effet sur l&#8217;\u00e9conomie am\u00e9ricaine, les entreprises canadiennes sont pluto\u00cc\u201at impuissantes. Malheureusement, les gouvernements canadiens le sont aussi.<\/p>\n<p>Devant le refus du gouvernement chinois de r\u00e9\u00e9valuer le yuan et la possibilit\u00e9 d&#8217;une crise bancaire chinoise, le gouvernement canadien dispose de modestes moyens de pression. D\u00e9j\u00e0, la participation de la Chine \u00e0 la rencontre des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des pays du G7 \u00e9tait une premi\u00e8re. Et m\u00e9\u201ame si cette rencontre n&#8217;a pas eu les effets escompt\u00e9s, l&#8217;exp\u00e9rience devrait \u00e9\u201atre renouvel\u00e9e. Le Canada peut \u00e9galement tenter d&#8217;influencer la politique mon\u00e9taire chinoise via la CEAP (Coop\u00e9ration \u00e9conomique Asie-Pacifique), mais cette option demeure illusoire car \u00e0 l&#8217;heure actuelle les membres les plus influents de la CEAP (ex. : Japon et \u00c9tats-Unis) profitent du statu quo. Le Canada devrait \u00e9galement soutenir la Chine dans ses efforts pour r\u00e9former son syst\u00e8me bancaire et son \u00e9conomie en g\u00e9n\u00e9ral en lui fournissant une assistance technique g\u00e9n\u00e9reuse. Enfin, le gouvernement Martin (en collaboration avec le FMI et les gouvernements d&#8217;autres pays) peut aussi tenter de convaincre le gouvernement am\u00e9ricain de rem\u00e9dier \u00e0 son d\u00e9ficit de la balance du compte courant en r\u00e9duisant son d\u00e9ficit budg\u00e9taire.<\/p>\n<p>En somme, cela veut dire que le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral et les gouvernements provinciaux ne peuvent que se pr\u00e9parer \u00e0 faire face \u00e0 un dur choc \u00e9conomique si l&#8217;\u00e9conomie chinoise s&#8217;effondre. En ce sens, une gestion serr\u00e9e des finances publiques s&#8217;impose encore, de mani\u00e8re \u00e0 disposer de la marge de man\u0153uvre n\u00e9cessaire pour faire face aux nouvelles d\u00e9penses qu&#8217;engendrerait un ralentissement \u00e9conomique chez nos voisins du Sud et ce, sans trop augmenter l&#8217;endettement public, ce qui est particuli\u00e8rement imp\u00e9ratif dans certaines provinces d\u00e9j\u00e0 bien endett\u00e9es, comme le Qu\u00e9bec. Les gouvernements pourraient \u00e9galement encourager nos entreprises \u00e0 inclure la possibilit\u00e9 d&#8217;un tel sc\u00e9nario dans leurs plans strat\u00e9giques et pr\u00e9visions financi\u00e8res, pour leur permettre de faire face \u00e0 la musique, le cas \u00e9ch\u00e9ant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis plusieurs mois, la Chine est au c\u0153ur des pr\u00e9occupations de la presse \u00e9conomique. 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