{"id":261716,"date":"2003-11-01T05:00:00","date_gmt":"2003-11-01T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/issues\/a-propos-du-financement-des-universites-et-des-droits-de-scolarite-au-quebec\/"},"modified":"2025-10-07T19:37:45","modified_gmt":"2025-10-07T23:37:45","slug":"a-propos-du-financement-des-universites-et-des-droits-de-scolarite-au-quebec","status":"publish","type":"issues","link":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2003\/11\/a-propos-du-financement-des-universites-et-des-droits-de-scolarite-au-quebec\/","title":{"rendered":"\u00c0 propos du financement des universit\u00e9s et des droits de scolarit\u00e9 au Qu\u00e9bec"},"content":{"rendered":"<p>En juin dernier, une \u00e9tude de Statistique Canada sur le financement des universit\u00e9s r\u00e9v\u00e9lait que les revenus et les d\u00e9penses des universit\u00e9s canadiennes avaient atteint des niveaux sans pr\u00e9c\u00e9dent en 2001-2002, soit 16,9 milliards de dollars (d\u00e9penses de 17 milliards de dollars), une hausse de plus de 28 p. 100 en 15 ans.<\/p>\n<p>Bien que l&#8217;\u00c9tat assume encore la majeure partie des co\u00ebts de syst\u00e8me (66 p. 100 des revenus des universit\u00e9s au Qu\u00e9bec en 2001-2002, comparativement \u00e0 47,8 p. 100 en Ontario et 55 p. 100 en moyenne au Canada), la contribution publique a diminu\u00e9 au fil des ann\u00e9es. Depuis 1986, les gouvernements provinciaux ont r\u00e9duit leur contribution aux fonds de fonctionnement des universit\u00e9s de 4,5 p. 100, alors que les d\u00e9penses totales des universit\u00e9s augmentaient de 28 p. 100. Cet \u00e9cart a \u00e9t\u00e9 en partie combl\u00e9 par les revenus provenant de l&#8217;augmentation des client\u00e8les (en hausse de 18 p. 100 au cours de cette p\u00e9riode) et des frais de scolarit\u00e9 mais aussi par l&#8217;apport de dons et commandites de sources priv\u00e9es. Entre 1986 et 2001, les revenus de sources priv\u00e9es ont progress\u00e9 de 167 p. 100 au Canada, en provenance principalement des \u00e9tudiants par l&#8217;entremise de hausses des droits de scolarit\u00e9. La part des revenus provenant de la poche des \u00e9tudiants a ainsi doubl\u00e9 depuis 10 ans.<\/p>\n<p>Le Qu\u00e9bec se distingue \u00e0 ce niveau puisque, \u00e0 l&#8217;heure actuelle, les droits de scolarit\u00e9 y sont gel\u00e9s. Ces droits s&#8217;\u00e9tablissent \u00e0 1 668 $ pour un \u00e9tudiant qu\u00e9b\u00e9cois \u00e0 temps plein au baccalaur\u00e9at, alors que la moyenne canadienne est de 3 738 $. Au Qu\u00e9bec, les droits repr\u00e9sentent en moyenne 10,9 p. 100 des revenus des \u00e9tablissements, la part la plus faible de toutes les provinces. Dans l&#8217;ensemble du Canada, ils comptent en moyenne pour 19.7 p. 100 (22,3 p. 100 en excluant le Qu\u00e9bec). En somme, les \u00e9tudiants canadiens assument pratiquement le double de ce que les \u00e9tudiants qu\u00e9b\u00e9cois assument.<\/p>\n<p>Certains ont sugg\u00e9r\u00e9 qu&#8217;il incombe \u00e0 l&#8217;\u00c9tat d&#8217;expliciter une politique g\u00e9n\u00e9rale des universit\u00e9s qui tienne compte notamment de la part des co\u00ebts r\u00e9els reli\u00e9s aux \u00e9tudes que devrait assumer l&#8217;\u00e9tudiant lui-m\u00eame (et les autres acteurs). Malheureusement, cette question est trop peu d\u00e9battue au Qu\u00e9bec et a \u00e9t\u00e9 ignor\u00e9 dans la politique des universit\u00e9s propos\u00e9e par l&#8217;ex-ministre Legault.<\/p>\n<p>Dans la mesure o\u00f9 le niveau de fr\u00e9quentation universitaire tend \u00e0 progresser et qu&#8217;il est n\u00e9cessaire pour les \u00e9tablissements de pouvoir r\u00e9pondre \u00e0 la demande en disposant d&#8217;un financement ad\u00e9quat pour r\u00e9aliser leur mission et demeurer concurrentiels face \u00e0 leurs vis-\u00e0-vis ontariens et am\u00e9ricains, il devient urgent de s&#8217;interroger sur la part de la facture qui doit \u00eatre assum\u00e9e par chacun des acteurs en jeu, nomm\u00e9ment l&#8217;\u00c9tat, les \u00e9tudiants et le secteur priv\u00e9. Nous aborderons cette probl\u00e9matique sous l&#8217;angle de l&#8217;\u00e9volution des co\u00ebts de syst\u00e8me, de la participation des \u00e9tudiants et du secteur priv\u00e9, ainsi que des tendances r\u00e9centes observ\u00e9es ailleurs dans le monde relativement \u00e0 de nouvelles formes de financement et d&#8217;organisation.<\/p>\n<p>Il existe plusieurs approches au financement universitaire. Ainsi, \u00e0 une extr\u00e9mit\u00e9 du continuum, l&#8217;universit\u00e9 de type \u00ab public \u00bb, financ\u00e9e \u00e0 100p. 100 par l&#8217;\u00c9tat ; \u00e0 l&#8217;autre, l&#8217;universit\u00e9 \u00ab priv\u00e9e \u00bb, financ\u00e9e \u00e0 100 p. 100 par le secteur priv\u00e9 (\u00e9tudiants, entreprise priv\u00e9e et autres sources de financements non publiques).<\/p>\n<p>Au Qu\u00e9bec, nos \u00e9tablissements se situent entre les deux types mais sont davantage publics, puisque les deux tiers des revenus des universit\u00e9s proviennent de l&#8217;\u00c9tat. La situation est similaire ailleurs au Canada, o\u00f9 la part assum\u00e9e par les gouvernements varie de 42 p. 100 \u00e0 64 p. 100.<\/p>\n<p>Aux \u00c9tats-Unis, on retrouve beaucoup d&#8217;\u00e9tablissements de type priv\u00e9 ou \u00e0 tendance priv\u00e9e, les \u00e9tudiants assumant alors une part accrue du co\u00ebt de leurs \u00e9tudes universitaires et les \u00e9tablissements disposant parfois de revenus colossaux provenant de leurs fondations. Par exemple, l&#8217;Universit\u00e9 Harvard dispose d&#8217;un fonds de dotation de plus de 17 milliards de dollars. Les subventions gouvernementales ne comblent alors qu&#8217;une partie marginale des co\u00ebts d&#8217;op\u00e9ration. Dans les \u00e9tablissements dits publics, une \u00e9tude comparative entre l&#8217;Ontario et les \u00c9tats-Unis men\u00e9e par le Conseil des universit\u00e9s de l&#8217;Ontario et rendue publique en d\u00e9cembre 2000 a permis de constater, dans un \u00e9chantillon de pr\u00e8s de 130 \u00e9tablissements publics am\u00e9ricains, que les divers paliers de gouvernement assument en moyenne 54 p. 100 des revenus d&#8217;op\u00e9ration (60 p. 100 des revenus en incluant les subventions et contrats de recherche), alors que l&#8217;\u00e9tudiant am\u00e9ricain assume l&#8217;\u00e9quivalent de 26 p. 100 des revenus totaux, par des droits de scolarit\u00e9 moyens de l&#8217;ordre de 5 900 $ CAN. De fait, l&#8217;\u00e9tudiant am\u00e9ricain inscrit dans une universit\u00e9 publique paie environ trois fois moins cher que dans un \u00e9tablissement priv\u00e9 \u00e9quivalent, o\u00f9 les frais sont en moyenne de 14 000 $ (\u00ab baccalaureate \u00bb) et 19 700 $ (\u00ab research and doctoral \u00bb).<\/p>\n<p>De la m\u00eame fa\u00e7on, dans les diff\u00e9rents pays de l&#8217;Union europ\u00e9enne, o\u00f9 la fr\u00e9quentation universitaire est en croissance depuis 20 ans, les \u00e9tudiants ne contribuent pas tous \u00e9galement au financement de l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur. Dans pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des pays de l&#8217;Union, les faibles droits de scolarit\u00e9 ou encore les g\u00e9n\u00e9reuses aides financi\u00e8res font en sorte que l&#8217;acc\u00e8s peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme gratuit. C&#8217;est le cas au Danemark, en Gr\u00e8ce, au Luxembourg, en Autriche, en Finlande, en Su\u00e8de, en Norv\u00e8ge et en Allemagne (\u00e0 l&#8217;exception de deux r\u00e9gions). Certains pays, par contre, tels la Gr\u00e8ce et le Royaume-Uni, limitent l&#8217;accessibilit\u00e9 autrement, souvent par des examens d&#8217;entr\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans les autres pays de l&#8217;UE, les \u00e9tudiants assument davantage de droits de scolarit\u00e9 et d&#8217;inscription et\/ou des cotisations aux organisations \u00e9tudiantes. En Belgique, en Espagne, en France, en Irlande, en Italie, aux Pays-Bas, au Portugal, au Royaume-Uni et en Islande, les \u00e9tudiants paient des droits de scolarit\u00e9 ou d&#8217;inscription \u00e0 leur \u00e9tablissement, parfois des cotisations suppl\u00e9mentaires, comme une assurance m\u00e9dicale et l&#8217;allocation sociale en France. Par ailleurs, dans le cas de la France, il faut distinguer les \u00e9tablissements d&#8217;enseignement sup\u00e9rieur publics et priv\u00e9s. Les universit\u00e9s et \u00e9coles publiques sont pour ainsi dire gratuites (quoique l&#8217;on exige des droits dans certains programmes, par exemple 3 700 euros pour une licence en administration \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Paris) alors que les \u00e9coles priv\u00e9es, comme certaines \u00e9coles d&#8217;ing\u00e9nieurs et les grandes \u00e9coles de commerce (par exemple HEC-Paris, ESCP), exigent des droits de scolarit\u00e9 \u00e9lev\u00e9s (par exemple 6 900 \u00e0 15 000 euros, soit entre 10 000 $ et 25 000 $, pour une ma\u00eetrise et plus de 27 000 \u00e0 30 000 euros, ou 40 000 $ \u00e0 60 000 $, pour un MBA).\u00a0Depuis 1998, au Royaume-Uni, les \u00e9tudiants d\u00e9fraient des droits de scolarit\u00e9 en fonction de leurs ressources (plafonn\u00e9s \u00e0 environ 2 500 $) et la tendance penche vers une privatisation accrue.<\/p>\n<p>En contrepartie, les \u00e9tudiants peuvent dans certains pays, b\u00e9n\u00e9ficier de syst\u00e8mes d&#8217;aide financi\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9reux, sous forme de pr\u00eats ou bourses, certains pays favorisant plut\u00f4t l&#8217;un ou l&#8217;autre, parfois exclusivement. Ainsi, les \u00e9tudiants fran\u00e7ais b\u00e9n\u00e9ficient davantage d&#8217;aide sous forme de bourses, en plus de programmes d&#8217;allocations familiales et d&#8217;allocations de logement (non incluses dans les statistiques de financement). Mais par rapport \u00e0 la moyenne des pays de l&#8217;Union europ\u00e9enne, la France, comme l&#8217;Allemagne, l&#8217;Italie, l&#8217;Autriche, la Gr\u00e8ce, l&#8217;Espagne et le Portugal octroient relativement moins de ressources sous forme d&#8217;aide financi\u00e8re aux \u00e9tudiants que les pays nordiques mentionn\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment.<\/p>\n<p>La part des d\u00e9penses publiques consacr\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation en Europe varie peu d&#8217;un pays \u00e0 l&#8217;autre, la moyenne jouant autour de 11 p. 100 des budgets de l&#8217;enseignement (l&#8217;\u00e9ducation sup\u00e9rieure englobe environ le cinqui\u00e8me de ce budget, avec relativement peu d&#8217;\u00e9cart d&#8217;un pays \u00e0 l&#8217;autre). Au Canada, l&#8217;\u00e9ducation englobait 12 p.100 des d\u00e9penses publiques en 2000, en baisse par rapport \u00e0 1995, alors qu&#8217;elle comptait pour 13,6 p. 100 des d\u00e9penses. Le fait que le Canada consacre une plus grande part de son PIB \u00e0 l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur que la moyenne des pays de l&#8217;OCDE s&#8217;expliquerait par un taux de fr\u00e9quentation g\u00e9n\u00e9ralement plus \u00e9lev\u00e9 que dans les autres pays et non par une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 relative du financement public ou par l&#8217;inefficience relative de la gestion universitaire. En Europe, les co\u00ebts moyens d&#8217;op\u00e9ration sont de l&#8217;ordre de 6 200 euros par \u00e9tudiant (soit pr\u00e8s de 10 000 $ CAN), un peu moins qu&#8217;au Canada (11 500 $).<\/p>\n<p>Notons que, en Europe, la contribution des \u00e9tudiants aux co\u00ebts des syst\u00e8mes d&#8217;\u00e9ducation sup\u00e9rieure a augment\u00e9 depuis 20 ans, de l&#8217;ordre de86 p. 100. Ironiquement, le taux de fr\u00e9quentation a aussi augment\u00e9, de l&#8217;ordre de 30 p. 100. Ceci nous permet de croire que, malgr\u00e9 le fait que la hausse de fr\u00e9quentation puisse \u00eatre influenc\u00e9e par d&#8217;autres facteurs, l&#8217;augmentation des droits de scolarit\u00e9 n&#8217;a pas eu l&#8217;impact que certains craignaient sur l&#8217;accessibilit\u00e9 aux \u00e9tudes sup\u00e9rieures.<\/p>\n<p>Au Canada, on observe \u00e9galement des hausses de fr\u00e9quentation. Alors que le minist\u00e8re de l&#8217;\u00c9ducation du Qu\u00e9bec anticipait en 2001 un plafonnement suivi d&#8217;un d\u00e9clin de la fr\u00e9quentation universitaire, c&#8217;est l&#8217;inverse qui s&#8217;est produit; la fr\u00e9quentation a continu\u00e9 d&#8217;augmenter. D&#8217;ailleurs, les universit\u00e9s canadiennes pr\u00e9voient que, d&#8217;ici 2010, la fr\u00e9quentation universitaire cro\u00eetra de 20 \u00e0 25 p. 100, soit une croissance d&#8217;environ 3 p. 100 par ann\u00e9e. Les \u00e9tablissements devront r\u00e9pondre \u00e0 cette demande et assumer les co\u00ebts de cette croissance.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, une question fondamentale se pose : qui doit assumer le co\u00ebt de l&#8217;\u00e9ducation universitaire et dans quelle proportion? Si, au Qu\u00e9bec, nous avons historiquement fait supporter la majeure partie des co\u00ebts de syst\u00e8me par l&#8217;\u00c9tat, la situation est parfois tr\u00e8s diff\u00e9rente ailleurs.<\/p>\n<p>Il existe d&#8217;autres avenues de solution, d&#8217;autres mod\u00e8les en \u00e9mergence, par exemple des mod\u00e8les dits \u00ab entrepreneuriaux \u00bb o\u00f9 l&#8217;\u00e9tablissement agit litt\u00e9ralement comme une entreprise priv\u00e9e qui d\u00e9cide de ses orientations, de ses modes de financement, des droits de scolarit\u00e9, etc.<\/p>\n<p>\u00c9galement, certains cas originaux de partenariat avec le priv\u00e9 illustrent la possibilit\u00e9 de faire supporter une partie des co\u00ebts d&#8217;op\u00e9ration des universit\u00e9s par l&#8217;entreprise priv\u00e9e. Apr\u00e8s tout, celles-ci b\u00e9n\u00e9ficient de la main d&#8217;\u0153uvre qualifi\u00e9e form\u00e9e \u00e0 l&#8217;universit\u00e9. L&#8217;Inde, la Chine et les \u00c9tats-Unis sont des exemples o\u00f9 le secteur priv\u00e9 est bien implant\u00e9 dans les affaires universitaires et y contribuent de fa\u00e7on substantielle.<\/p>\n<p>Dans ces pays, on constate une pr\u00e9sence accrue du secteur priv\u00e9 dans le financement d&#8217;institutions \u00e0 but lucratif ou non, \u00e0 des partenariats d&#8217;affaires en vue de fournir une formation sp\u00e9cialis\u00e9e, etc. Dans certains cas, l&#8217;universit\u00e9 se comporte comme une entreprise priv\u00e9e, avec de grands pouvoirs d\u00e9cisionnels, l&#8217;ouverture sur le financement par \u00e9mission d&#8217;actions ou d&#8217;obligations, etc.<\/p>\n<p>Mais si l&#8217;on peut craindre la place de plus en plus grande du secteur priv\u00e9 dans les affaires universitaires et l&#8217;impact sur l&#8217;autonomie intellectuelle notamment, il n&#8217;en demeure pas moins que ces avenues de solution permettent dans certains cas de r\u00e9pondre au probl\u00e8me du sous-financement, en plus de permettre l&#8217;all\u00e9gement de la reddition de comptes envers un \u00c9tat dont la pr\u00e9sence est de plus en plus marginale. Des solutions comme la cr\u00e9ation d&#8217;une fondation universitaire pourraient permettre de pr\u00e9server l&#8217;autonomie des universit\u00e9s et de r\u00e9partir \u00e9quitablement les sommes recueillies aupr\u00e8s du priv\u00e9.<\/p>\n<p>La question des droits de scolarit\u00e9 est incontournable, non parce qu&#8217;une lib\u00e9ralisation des droits est in\u00e9vitable mais parce que la question doit faire l&#8217;objet d&#8217;une r\u00e9flexion objective et d&#8217;une prise de position de l&#8217;\u00c9tat qu\u00e9b\u00e9cois en tenant compte du contexte actuel et non seulement des traditions et des politiques sociales pass\u00e9es. Nous vivons de plus en plus dans un monde d\u00e9cloisonn\u00e9 o\u00f9 les \u00e9tablissements se font concurrence. Cette concurrence se vit entre les \u00e9tablissements qu\u00e9b\u00e9cois mais aussi et surtout avec les universit\u00e9s ontariennes et celles des autres provinces, de m\u00eame qu&#8217;avec les institutions am\u00e9ricaines et fran\u00e7aises, qui disposent d&#8217;une r\u00e9putation enviable et de moyens financiers consid\u00e9rables pour attirer \u00e9tudiants et professeurs de haut niveau. En g\u00e9n\u00e9ral, ces derni\u00e8res jouissent d&#8217;une plus grande marge de man\u0153uvre pour chercher du financement priv\u00e9 et pour d\u00e9cider des droits de scolarit\u00e9.<\/p>\n<p>Si nos universit\u00e9s souhaitent le d\u00e9gel des droits de scolarit\u00e9, c&#8217;est pour disposer de moyens financiers accrus pour continuer \u00e0 recruter et retenir du personnel comp\u00e9tent, disposer d&#8217;infrastructures r\u00e9pondant aux besoins et offrir un enseignement et des services de qualit\u00e9 et non pas pour compenser des r\u00e9ductions de subventions gouvernementales comme c&#8217;est le cas en Ontario. Un argument suppl\u00e9mentaire en faveur du d\u00e9gel, outre l&#8217;incapacit\u00e9 de l&#8217;\u00c9tat \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins des universit\u00e9s, est que le dipl\u00f4me universitaire est pour l&#8217;\u00e9tudiant un investissement qui lui rapportera plus tard. L&#8217;OCDE calcule que le taux de rendement de cet investissement pour l&#8217;\u00e9tudiant canadien est de 8 p. 100 pour les hommes et 9,6 p. 100pour les femmes. Bien s\u00ebr, l&#8217;\u00c9tat (et l&#8217;entreprise priv\u00e9e) b\u00e9n\u00e9ficiera \u00e9galement de cet investissement puisque chaque dipl\u00f4m\u00e9 sera bient\u00f4t un travailleur qui contribuera \u00e0 l&#8217;avancement de la soci\u00e9t\u00e9 et paiera des imp\u00f4ts. Chacun y trouve donc son compte.<\/p>\n<p>La lib\u00e9ralisation des droits peut prendre plusieurs formes : d\u00e9gel progressif ou total ; lib\u00e9ralisation des droits des \u00e9tudiants \u00e9trangers, qui comptent pour une part marginale mais de plus en plus importante des contingents (et des revenus des \u00e9tablissements) ; diff\u00e9renciation des droits dans certains programmes d&#8217;\u00e9tudes sp\u00e9cifiques, comme pour les programmes de certificat, de MBA ou d&#8217;\u00e9ducation aux adultes, voire dans les programmes contingent\u00e9s, en misant sur la r\u00e9putation de l&#8217;institution pour justifier les frais plus \u00e9lev\u00e9s et attirer les meilleurs \u00e9tudiants. Cette approche de frais diff\u00e9renci\u00e9s est appliqu\u00e9e en Ontario. Mais le Conseil sup\u00e9rieur de l&#8217;\u00e9ducation du Qu\u00e9bec s&#8217;y est d\u00e9j\u00e0 oppos\u00e9, de la m\u00eame fa\u00e7on qu&#8217;il s&#8217;oppose \u00e0 une diff\u00e9renciation des frais selon l&#8217;esp\u00e9rance de revenu (la tendance \u00e9mergente en Ontario), en fonction du niveau d&#8217;instruction ou sp\u00e9cifique \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation aux adultes. Malgr\u00e9 tout, on constate que les contraintes budg\u00e9taires v\u00e9cues par nombre d&#8217;\u00e9tablissements \u00e0 travers le monde font en sorte que ces tendances sont en \u00e9mergence.<\/p>\n<p>En comparant les chiffres sur les droits de scolarit\u00e9 avec les autres provinces et les \u00c9tats-Unis, on voit bien que les droits au Qu\u00e9bec sont parmi les plus faibles au monde. Et l&#8217;argument voulant que toute augmentation nuise \u00e0 l&#8217;accessibilit\u00e9 aux \u00e9tudes ne semble pas s&#8217;appuyer sur des bases tr\u00e8s solides. Ainsi, le gel des frais de scolarit\u00e9 au Qu\u00e9bec durant 20 ans n&#8217;a pas eu d&#8217;impact majeur sur la fr\u00e9quentation comparativement celle des autres provinces o\u00f9 les frais \u00e9taient plus \u00e9lev\u00e9s. D&#8217;ailleurs, au cours des ann\u00e9es 1990, l&#8217;achalandage a diminu\u00e9, passant de 171 000 EEETP en 1992-93 \u00e0 161 000 EEETP en 1999-2000, les facteurs d\u00e9mographiques et conjoncturels, comme les perspectives d&#8217;emploi, expliqueraient mieux ces variations. M\u00eame parall\u00e8le avec l&#8217;Australie, o\u00f9, avant la r\u00e9cente tendance \u00e0 la privatisation, on avait aboli les frais de scolarit\u00e9 sans que l&#8217;on ne constate d&#8217;impact sur la fr\u00e9quentation ou la composition des effectifs \u00e9tudiants. Quant \u00e0 savoir si l&#8217;impact est significatif sur les \u00e9tudiants issus de milieux d\u00e9favoris\u00e9s, il semble que les \u00e9tudes ne soient pas concluantes et ne permettent pas de croire que l&#8217;accessibilit\u00e9 est affect\u00e9e par le niveau des droits (du moins jusqu&#8217;\u00e0 un certain niveau).<\/p>\n<p>Par contre, une hausse des droits de scolarit\u00e9 se traduirait tr\u00e8s certainement par une hausse de l&#8217;endettement \u00e9tudiant. Le gouvernement provincial ontarien estimait en 1999 que le fardeau \u00abacceptable\u00bb pour un \u00e9tudiant devrait \u00eatre de 35 p. 100 du co\u00ebt r\u00e9el de ses \u00e9tudes (face au d\u00e9sengagement de l&#8217;\u00c9tat, ce fardeau dans les faits est maintenant au-del\u00e0 de 41 p. 100, voire 50 p. 100 dans certains cas, en Ontario et ailleurs au Canada). Au Qu\u00e9bec, le fardeau est de l&#8217;ordre de 20 p. 100. La moyenne nationale est de l&#8217;ordre de 30 p. 100. Au terme de ses \u00e9tudes, un \u00e9tudiant qu\u00e9b\u00e9cois, apr\u00e8s trois ans au baccalaur\u00e9at, aurait actuellement une dette cumul\u00e9e d&#8217;environ 10 800 $. En Ontario, sa dette serait de 14 400 $.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, il n&#8217;est pas certain qu&#8217;un endettement accru soit aussi alarmant que certains voudraient le croire. Une \u00e9tude de Ross Finnie pour le compte de l&#8217;Institut C.D. Howe a montr\u00e9 que l&#8217;augmentation du niveau d&#8217;endettement des \u00e9tudiants ne se traduit pas forc\u00e9ment en difficult\u00e9s accrues \u00e0 rembourser leurs dettes, ces derniers allant m\u00eame jusqu&#8217;\u00e0 emprunter plus lorsque c&#8217;est possible. L&#8217;auteur propose plut\u00f4t de d\u00e9velopper et d&#8217;am\u00e9liorer le syst\u00e8me d&#8217;aide financi\u00e8re afin de permettre une distribution plus juste de cette aide, qu&#8217;elle soit plus accessible \u00e0 ceux qui en ont r\u00e9ellement besoin et g\u00e9r\u00e9e de fa\u00e7on plus efficiente avec des modalit\u00e9s de remboursement plus flexibles. D&#8217;autres t\u00e9moignages, s&#8217;inspirant de l&#8217;endettement en Ontario et dans les Maritimes, o\u00f9 les d\u00e9fauts de paiement sont plus \u00e9lev\u00e9s, sugg\u00e8rent \u00e9galement un train de mesures visant \u00e0 prot\u00e9ger les \u00e9tudiants d&#8217;un endettement excessif. Il faut donc revoir le syst\u00e8me d&#8217;aide financi\u00e8re aux \u00e9tudiants et l&#8217;adapter \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de chaque province et aux besoins r\u00e9els des \u00e9tudiants.<\/p>\n<p>L&#8217;observation des tendances lourdes aux \u00c9tats-Unis, en Europe et ailleurs dans le monde d\u00e9montre que la question du financement des \u00e9tudes sup\u00e9rieures est d\u00e9battue dans de nombreux pays et que les syst\u00e8mes universitaires sont en changement et cherchent \u00e0 s&#8217;adapter aux nouvelles r\u00e9alit\u00e9s, que ce soit au niveau des sources de financement, de l&#8217;utilisation des nouvelles technologies, des nouveaux cr\u00e9neaux d&#8217;enseignement, de l&#8217;internationalisation des client\u00e8les ou de la sp\u00e9cialisation des \u00e9tablissements.<\/p>\n<p>La m\u00eame d\u00e9marche doit \u00eatre entreprise au Qu\u00e9bec pour faire en sorte que le financement des universit\u00e9s leur permette de s&#8217;acquitter de leur mission et d&#8217;am\u00e9liorer leur r\u00e9putation. Le financement doit \u00eatre \u00e0 la hauteur des objectifs \u00e0 atteindre, objectifs qui sont par ailleurs sp\u00e9cifi\u00e9s et \u00e9valu\u00e9s au niveau des contrats de performance. \u00c0 l&#8217;heure o\u00f9 les gouvernements cherchent \u00e0 se retirer du financement universitaire et o\u00f9 le financement de la sant\u00e9, des services sociaux ou les baisses d&#8217;imp\u00f4ts sont des options concurrentes au financement de l&#8217;\u00e9ducation, les \u00e9tablissements doivent se tourner vers d&#8217;autres sources de financement en s&#8217;inspirant des solutions adopt\u00e9es dans plusieurs pays aux prises avec les m\u00eames d\u00e9fis. Il en va de la qualit\u00e9 de l&#8217;enseignement et de la recherche dans nos universit\u00e9s qu\u00e9b\u00e9coises et, par cons\u00e9quent, de la comp\u00e9titivit\u00e9 de notre \u00e9conomie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En juin dernier, une \u00e9tude de Statistique Canada sur le financement des universit\u00e9s r\u00e9v\u00e9lait que les revenus et les d\u00e9penses des universit\u00e9s canadiennes avaient atteint des niveaux sans pr\u00e9c\u00e9dent en 2001-2002, soit 16,9 milliards de dollars (d\u00e9penses de 17 milliards de dollars), une hausse de plus de 28 p. 100 en 15 ans. 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