{"id":261653,"date":"2003-08-01T04:00:00","date_gmt":"2003-08-01T08:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/issues\/investir-tot-et-bien-plutot-que-mal-et-tard-la-politique-familiale-au-quebec-et-au-canada\/"},"modified":"2025-10-07T19:35:32","modified_gmt":"2025-10-07T23:35:32","slug":"investir-tot-et-bien-plutot-que-mal-et-tard-la-politique-familiale-au-quebec-et-au-canada","status":"publish","type":"issues","link":"https:\/\/policyoptions.irpp.org\/fr\/2003\/08\/investir-tot-et-bien-plutot-que-mal-et-tard-la-politique-familiale-au-quebec-et-au-canada\/","title":{"rendered":"Investir t\u00f4t et bien, plut\u00f4t que mal et tard : la politique familiale au Qu\u00e9bec et au Canada"},"content":{"rendered":"<p class=\"dropcap-big\">L&#8217;arriv\u00e9e d&#8217;un nouveau gouvernement \u00e0 Qu\u00e9bec semble annoncer un r\u00e9am\u00e9nagement important de la politique familiale qu\u00e9b\u00e9coise. Malheureusement, les \u00e9chos en provenance de Qu\u00e9bec semblent indiquer que les lib\u00e9raux sont d&#8217;abord en qu\u00eate d&#8217;\u00e9conomies \u00e0 r\u00e9aliser, plut\u00f4t qu&#8217;enclins \u00e0 reposer la politique familiale sur de solides bases.<\/p>\n<p>Or, puisque l&#8217;heure semble \u00eatre \u00e0 la r\u00e9ing\u00e9nierie de l&#8217;appareil gouvernemental et des politiques publiques, il semble opportun de revenir sur les principes qui devraient fonder l&#8217;intervention publique envers les familles, soit l&#8217;\u00e9quit\u00e9, l&#8217;\u00e9galit\u00e9 et l&#8217;efficacit\u00e9, et de repenser cette politique dans un cadre plus large, celui de l&#8217;investissement dans le capital humain.<\/p>\n<p>Rappelons d&#8217;abord qu&#8217;en septembre 1997, Qu\u00e9bec avait adopt\u00e9 une importante r\u00e9forme de sa politique familiale autour de deux grands axes : remplacement de l&#8217;allocation familiale universelle par une allocation pour enfant cibl\u00e9e en fonction du revenu familial et la mise sur pied d&#8217;un syst\u00e8me de garderie \u00e0 prix fixe pour tous les enfants, ind\u00e9pendamment du revenu familial. En 2002, les diff\u00e9rents programmes qu\u00e9b\u00e9cois pour les familles (en argent, cong\u00e9s fiscaux et services) entrainaient des d\u00e9bours\u00e9s de l&#8217;ordre de 3 milliards de dollars, dont pr\u00e8s de 50 p. 100 pour les services de garde. C&#8217;est un changement radical d&#8217;orientation : en six ans, l&#8217;aide en nature est pass\u00e9e d&#8217;environ 10 p. 100 du budget famille du gouvernement qu\u00e9b\u00e9cois a pr\u00e8s de 48 p. 100.<\/p>\n<p>Quoique populaire aupr\u00e8s des usagers, le \u00ab mod\u00e8le \u00bb qu\u00e9b\u00e9cois d&#8217;allocations cibl\u00e9es et de garderies a 5$ a suscit\u00e9 d&#8217;importantes critiques, non sans raison. D&#8217;une part, malgr\u00e9 le grand nombre de places actuellement disponibles (environ 160 000 places comparativement \u00e0 80 000 en 1997), cette politique ne rejoint qu&#8217;une partie de la population. En 2002, un peu plus de la moiti\u00e9 des enfants de moins de 5 ans (340 000) ne fr\u00e9quentait pas les services de garde \u00e0 5$.<\/p>\n<p>D&#8217;autre part, comme pilier d&#8217;une politique familiale, cette approche est in\u00e9quitable car elle favorise les familles \u00e0 hauts revenus dont les deux parents travaillent selon des horaires conventionnels. Ainsi, plus de 50 p. 100 des enfants en services de garde a 5$ proviennent d&#8217;une famille ayant un revenu sup\u00e9rieur \u00e0 60 000$ alors que ces familles ne repr\u00e9sentent qu&#8217;environ 36 p. 100 de toutes les familles avec au moins un enfant de moins de 5 ans. De leur c\u00f4t\u00e9, les enfants issus d&#8217;une famille \u00e0 revenu modeste ou faible (&lt;40 000$), qui repr\u00e9sentent 40 p. 100 de toutes les familles (&lt;5 ans), ne comptent que pour 20 p. 100 de tous les enfants en services de garde. Enfin, les enfants des familles qu&#8217;on peut consid\u00e9rer comme pauvres (18 p. 100 des enfants) ne repr\u00e9sentent qu&#8217;environ 9 p. 100 de tous les enfants en services de garde. Il y a donc une forte auto s\u00e9lection dans la participation aux services de garde a 5$ qui conduit \u00e0 une r\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices favorable aux plus hauts revenus. C&#8217;est dire que comme \u00e9l\u00e9ment d&#8217;une strat\u00e9gie de lutte \u00e0 la pauvret\u00e9 et d&#8217;incitation \u00e0 int\u00e9grer le march\u00e9 du travail, la garderie a 5$ s&#8217;av\u00e9r\u00e9 inefficace.<\/p>\n<p>Le soutien public aux familles et la lutte \u00e0 la pauvret\u00e9 sont incontestablement des objectifs louables. Et le gouvernement du Qu\u00e9bec, possiblement plus que tout autre gouvernement au pays, a mis en place un \u00e9ventail de politiques propres \u00e0 aider \u00e0 relever ces d\u00e9fis, du cong\u00e9 parental (propos\u00e9) aux subventions aux services de garde, en passant par un programme de soutien du revenu et des allocations familiales non imposables. Par contre, la part des ressources publiques accord\u00e9e \u00e0 chacune n&#8217;est pas ad\u00e9quate.<\/p>\n<p>Ainsi, les subventions aux services de garde occupent une part nettement trop grande des ressources consacr\u00e9es aux familles avec enfants au d\u00e9triment d&#8217;un soutien financier direct aux familles. Non seulement cette politique profite-t-elle indument aux familles \u00e0 revenus moyens et \u00e9lev\u00e9s dont les deux parents travaillent, mais en outre, parce que les allocations familiales sont dor\u00e9navant cibl\u00e9es sur les familles \u00e0 faibles revenus, elle laisse de nombreuses familles sans aucune autre reconnaissance publique que le cr\u00e9dit d&#8217;imp\u00f4t non remboursable pour enfants \u00e0 charge. Pr\u00e9sentement, pour avoir droit au plein montant de l&#8217;allocation, une famille biparentale doit gagner moins de 21 000$ (625$ pour un enfant, 1 250$ pour deux). Par ailleurs, le montant de l&#8217;allocation diminue rapidement. Ainsi, avec un revenu familial de 26 000$, une famille biparentale avec deux enfants qui n&#8217;auraient pas recours aux services de garde a 5$ n&#8217;obtiendrait de Qu\u00e9bec que 206$ par an.<\/p>\n<p>Devant des ressources limit\u00e9es, les d\u00e9cideurs politiques doivent faire des choix. Si Qu\u00e9bec d\u00e9sire v\u00e9ritablement pr\u00e9venir et r\u00e9duire la pauvret\u00e9 des enfants et encourager l&#8217;attachement au march\u00e9 du travail, il devra revoir le financement qu&#8217;il consacre \u00e0 chaque programme destin\u00e9 aux familles et aux enfants.<\/p>\n<p>En fait, la politique qu\u00e9b\u00e9coise, tout en poursuivant des objectifs semblables, souffre des m\u00e9m\u00e9s faiblesses que les programmes mis en place via la Prestation nationale pour enfants (PNE) cr\u00e9\u00e9e par les gouvernements f\u00e9d\u00e9ral, provinciaux et territoriaux en 1998. Bien qu&#8217;il ne participe pas formellement \u00e0 cette initiative\u00a0f\u00e9d\u00e9rale-provinciale, Qu\u00e9bec a n\u00e9anmoins b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des prestations vers\u00e9es par Ottawa aux familles qu\u00e9b\u00e9coises, et les programmes qu&#8217;il a adopt\u00e9s sont tout \u00e0 fait compatibles avec cette approche. Ainsi, la prestation qu\u00e9b\u00e9coise est modul\u00e9e sur l&#8217;aide f\u00e9d\u00e9rale, de sorte que, \u00e0 chaque hausse de cette derni\u00e8re, l&#8217;allocation du Qu\u00e9bec diminue du m\u00eame montant selon le principe d&#8217;une garantie maximale par enfant \u00e0 ne pas d\u00e9passer. En d&#8217;autres mots, depuis 1997 avec les hausses successives de la prestation f\u00e9d\u00e9rale, Qu\u00e9bec a r\u00e9alis\u00e9 des \u00e9conomies aux chapitres des allocations qu&#8217;il verse aux familles, lesquelles ont \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9es au financement des services de garde. Par ailleurs, entre 2001 et 2006, Ottawa aura vers\u00e9 au Qu\u00e9bec 520 millions de dollars pour financer des initiatives visant les familles et les jeunes enfants en situation de vuln\u00e9rabilit\u00e9, des sommes qui serviront aussi \u00e0 financer les garderies.<\/p>\n<p>Il est toujours d\u00e9licat d&#8217;aborder la question des programmes sociaux au Qu\u00e9bec en la posant dans le cadre des relations f\u00e9d\u00e9rales-provinciales. Historiquement, le Qu\u00e9bec a toujours \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement jaloux de ses comp\u00e9tences en ce domaine. Historiquement, Ottawa a n\u00e9anmoins toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s pr\u00e9sent, par la force de son pouvoir de d\u00e9penser. En fait, enfants et familles ont occup\u00e9 une place pr\u00e9dominante dans le discours social sur les politiques publiques au niveau f\u00e9d\u00e9ral au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es et Ottawa a introduit une importante r\u00e9forme de ses propres politiques de soutien aux familles en 1993 avec l&#8217;adoption d&#8217;une prestation fiscale pour enfants, qui deviendra la prestation nationale pour enfants (PNE) en 1998. Via la PNE, Ottawa s&#8217;est trouv\u00e9 \u00e0 assumer une plus grande proportion du cout des programmes provinciaux destin\u00e9s aux familles pauvres.<\/p>\n<p>Le nouveau gouvernement Charest s&#8217;est dit pr\u00eat \u00e0 reprendre le dialogue avec ses partenaires, notamment en ce qui a trait au partage des ressources fiscales. Nous sommes d&#8217;avis que la question des enfants et de la famille, parce qu&#8217;elle touche la question plus large du capital humain et exige des investissements consid\u00e9rables et coordonn\u00e9s, devrait aussi et prioritairement faire l&#8217;objet d&#8217;un examen approfondi et commun par les deux niveaux de gouvernements.<\/p>\n<p>Dans une \u00e9tude tout r\u00e9cemment publi\u00e9e par l&#8217;IRPP (\u00ab Assessing Family Policy in Canada : A New Deal for Families and Children \u00bb, <em>Choices,<\/em> juin 2003), nous avons analys\u00e9 et \u00e9valu\u00e9 la politique familiale canadienne et conclu que les mesures f\u00e9d\u00e9rales et provinciales des derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e9taient in\u00e9quitables pour certaines familles canadiennes et n&#8217;atteignaient pas leurs objectifs de r\u00e9duire la pauvret\u00e9 chez les enfants, particuli\u00e8rement la pauvret\u00e9 extr\u00eame. Dans la derni\u00e8re partie de cet article nous r\u00e9sumons les principales recommandations que nous y faisions concernant le soutien public des familles ayant de jeunes enfants, dans l&#8217;esprit de d\u00e9velopper les comp\u00e9tences et le capital humain, en commen\u00e7ant par les trois \u00e9l\u00e9ments qui prennent trop de place dans notre portefeuille d&#8217;interventions.<\/p>\n<p>On peut argumenter qu&#8217;au Canada certains \u00e9l\u00e9ments du portefeuille des interventions pour d\u00e9velopper les comp\u00e9tences et le capital humain sont trop importants. \u00c9laguer et r\u00e9duire ces \u00e9l\u00e9ments permettrait de lib\u00e9rer des ressources publiques pour des investissements plus porteurs socialement et r\u00e9pondre \u00e0 des besoins plus urgents. Trois types d&#8217;intervention peuvent \u00eatre identifi\u00e9s.<\/p>\n<p><em>Des subventions publiques pour l&#8217;\u00e9ducation postsecondaire excessives<\/em> \u201d\u201d Selon les statistiques de l&#8217;OCDE, le Canada est le pays avec la proportion la plus \u00e9lev\u00e9e de ressources publiques consacr\u00e9es \u00e0 ce niveau d&#8217;\u00e9ducation. Or, les recherches empiriques sugg\u00e8rent que la barri\u00e8re financi\u00e8re n&#8217;est pas dissuasive, mais que se sont plut\u00f4t des facteurs de long terme comme la pr\u00e9paration durant les \u00e9tudes secondaires, la r\u00e9ussite scolaire ant\u00e9rieure, la motivation et les attentes (fa\u00e7onn\u00e9es par la famille et le milieu social) qui expliquent le mieux la fr\u00e9quentation. D&#8217;ailleurs, la participation aux \u00e9tudes postsecondaires a augment\u00e9 de fa\u00e7on importante, malgr\u00e9 la hausse des frais de scolarit\u00e9. D&#8217;autre part, nos politiques en ce domaine doivent aussi prendre en consid\u00e9ration le fait que le rendement \u00e9conomique de l&#8217;\u00e9ducation est essentiellement capt\u00e9 par les dipl\u00f4m\u00e9s, qui r\u00e9duisent significativement leur probabilit\u00e9 de connaitre le ch\u00f4mage et qui peuvent escompter une augmentation de leur revenu de travail durant tout le cycle de vie. Il serait inefficace d&#8217;augmenter encore plus ces subventions afin de promouvoir la participation \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation postsecondaire et ce d&#8217;autant plus que leur effet distributif n&#8217;est pas sans soulever des inqui\u00e9tudes : les \u00e9tudiants provenant de familles ais\u00e9es sont fortement surrepr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 par rapport aux familles moins bien nanties. En ce sens, les dispositions et les transferts r\u00e9cemment mis en place par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral pour les \u00e9tudiants et leurs familles, \u00e9valu\u00e9s \u00e0 plus de 1 milliard de dollars pour l&#8217;ann\u00e9e fiscale 2000-2001, et ceci en faisant abstraction des bourses du Mill\u00e9naire, ne constituent pas une judicieuse utilisation de nos ressources.<\/p>\n<p><em>Une emphase exag\u00e9r<\/em><em>\u00e9<\/em><em>e sur des transferts en esp<\/em><em>\u00e8<\/em><em>ces trop cibl<\/em><em>\u00e9<\/em><em>s sur les familles \u00e0 faibles revenus<\/em> \u201d\u201d Un transfert en esp\u00e8ces vers les familles pauvres doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9, a son titre de levier pour enrichir le capital humain des enfants, comme moyen utilis\u00e9 par les parents pour cr\u00e9er un environnement et acheter des biens et des services favorisant leur d\u00e9veloppement physique, \u00e9motif, social et cognitif. Les \u00e9vidences longitudinales dont on dispose sur l&#8217;effet du revenu familial indiquent que, sauf pour les familles tr\u00e8s pauvres, l&#8217;impact d&#8217;un transfert en esp\u00e8ces est minime sur les indicateurs de d\u00e9veloppement des enfants. Une fois les besoins de base assur\u00e9s, une hausse du revenu familial de 1 000$ ou 2 000$ am\u00e9liore bien sur le niveau de vie de la famille mais sans effet notable sur les enfants. En revanche, les programmes d&#8217;\u00e9ducation pr\u00e9scolaire, notamment ceux qui visent les enfants vuln\u00e9rables (c&#8217;est-\u00e0-dire qui vivent l&#8217;exp\u00e9rience d&#8217;un \u00e9pisode significatif d&#8217;un ou de plusieurs probl\u00e8mes de d\u00e9veloppement comparativement \u00e0 la moyenne de leur groupe de pairs), se caract\u00e9risent non seulement par un rendement tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 mais apportent des b\u00e9n\u00e9fices durables dans le temps avec des effets dynamiques positifs. D&#8217;o\u00f9 l&#8217;int\u00e9r\u00eat d&#8217;investissement t\u00f4t dans le capital humain car les b\u00e9n\u00e9fices se r\u00e9percutent sur toute la vie.<\/p>\n<p><em>Une emphase indue sur les programmes de formation et de transition assistance sociale-travail pour les familles \u00e0 faibles revenus et qualification<\/em> \u201d\u201d Pour r\u00e9duire l&#8217;incidence de la pauvret\u00e9 et de l&#8217;insuffisance du revenu, il est imp\u00e9rieux d&#8217;en examiner les causes. Les personnes avec peu de comp\u00e9tences professionnelles, de qualifications et d&#8217;\u00e9ducation vont continuellement faire l&#8217;exp\u00e9rience du ch\u00f4mage, subir des p\u00e9riodes plus ou moins longues de ch\u00f4mage et de sous-emploi dans un monde qui vit constamment des changements \u00e9conomiques. Les solutions propos\u00e9es et souvent adopt\u00e9es font l&#8217;hypoth\u00e8se qu&#8217;il est possible par de la formation ou par l&#8217;investissement dans le capital humain d&#8217;accroitre le niveau des comp\u00e9tences de la main-d&#8217;\u0153uvre peu ou pas qualifi\u00e9e. Malheureusement, les \u00e9vidences empiriques indiquent que les investissements dans les personnes peu qualifi\u00e9es et ayant d\u00e9pass\u00e9 un certain Age ont des rendements sociaux faibles ou nuls. Les programmes publics d&#8217;emploi et de formation sont peu efficaces et insuffisants pour sortir de la pauvret\u00e9 la plupart des participants.<\/p>\n<p>Au Canada comme au Qu\u00e9bec, la politique familiale devrait reconnaitre la valeur de chaque enfant, tout en \u00e9vitant de porter jugement sur les choix que les parents font relativement \u00e0 la garde de leurs enfants, et aider \u00e0 r\u00e9duire les effets de la pauvret\u00e9 sur les enfants. Les recherches empiriques touchant le bien-\u00eatre et la sant\u00e9 des enfants et leur \u00e9panouissement une fois devenus adultes permettent de conclure que la meilleure strat\u00e9gie publique consiste \u00e0 adopter une perspective de cycle de vie et \u00e0 investir dans le capital humain des enfants. Au c\u0153ur de cette strat\u00e9gie, on devrait trouver les \u00e9l\u00e9ments suivants : faire co\u00efncider les besoins des enfants avec leurs potentiels en portant attention aux circonstances propres \u00e0 chaque enfant et \u00e0 ses stades de d\u00e9veloppement, qu&#8217;il soit un nouveau-n\u00e9, un b\u00e9b\u00e9, un enfant d\u2019Age pr\u00e9scolaire ou scolaire ; offrir aux parents un choix plus large en mati\u00e8re de conciliation des activit\u00e9s de travail et parentales pour toutes les familles sans \u00e9gard \u00e0 leur revenu ou leurs activit\u00e9s professionnelles ; et lutter contre la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>Le tableau ci-dessous identifie les \u00e9l\u00e9ments d&#8217;une strat\u00e9gie qui pourrait \u00eatre implant\u00e9e sur quelques ann\u00e9es et qui r\u00e9pond aux critiques soulev\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment et met \u00e0 contribution les deux paliers de gouvernements au Canada. On se contentera ici de donner une courte description de chaque mesure et de sa justification.<\/p>\n<p>(1) Une allocation familiale universelle, modul\u00e9e selon l\u2019\u00e2ge de l&#8217;enfant. L&#8217;universalit\u00e9 de l&#8217;allocation est la pierre d&#8217;assise de toute politique familiale. Une juste compensation pour les couts priv\u00e9s d&#8217;\u00e9duquer un enfant indique l&#8217;importance des enfants pour la soci\u00e9t\u00e9 et la reconnaissance du r\u00f4le jou\u00e9 par les parents. Et ce ind\u00e9pendamment du revenu familial.<\/p>\n<p>(2) Un programme de suppl\u00e9ment au revenu de travail avec une prestation maximale modul\u00e9e selon le rang de l&#8217;enfant. Une subvention \u00e0 l&#8217;emploi-revenu de travail est la fa\u00e7on la plus directe de rendre plus int\u00e9ressants financi\u00e8rement l&#8217;entr\u00e9e et le maintien sur le march\u00e9 du travail des personnes avec un faible potentiel de r\u00e9mun\u00e9ration. Une telle approche favorise l&#8217;inclusion sociale, promeut l&#8217;accumulation d&#8217;exp\u00e9riences de travail, r\u00e9compense l&#8217;effort et se traduit pour les familles de ces personnes et pour leur communaut\u00e9 par des b\u00e9n\u00e9fices non p\u00e9cuniaires. De tels programmes existent ailleurs (\u00c9tats-Unis, Royaume-Uni, France) et ont \u00e9t\u00e9 exp\u00e9riment\u00e9s au Canada. Les \u00e9vidences empiriques indiquent qu&#8217;ils r\u00e9duisent la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>(3) B\u00e9n\u00e9fice en temps et b\u00e9n\u00e9fices de cong\u00e9s parentaux. L&#8217;augmentation de la dur\u00e9e des cong\u00e9s parentaux pay\u00e9s par l&#8217;assurance emploi (a.-e.) est un progr\u00e8s consid\u00e9rable pour le bien-\u00eatre des nouveau-n\u00e9s et de leurs parents, mais pr\u00e9sentement le taux de remplacement du salaire des parents admissibles a l\u2019a. -e. apparait faible ; il devrait plut\u00f4t passer \u00e0 75 p. 100. D&#8217;autre part, compte tenu du nombre important de m\u00e8res (et de p\u00e8res) qui ne sont pas admissibles \u00e0 ces cong\u00e9s subventionn\u00e9s (en fait environ 40 p. 100 des naissances), on pourrait envisager un paiement forfaitaire \u00e9tal\u00e9 sur 12 mois de 4 800$, mais payable \u00e0 partir du septi\u00e8me mois de la grossesse. Cette somme reste modeste par rapport au montant d&#8217;environ 15 000$ actuellement pay\u00e9 par naissance en moyenne par l\u2019a. -e.<\/p>\n<p>(4) Il faut rendre disponible la maternelle \u00e0 temps plein pour les 5 ans, comme le font d\u00e9j\u00e0 le Qu\u00e9bec et le Nouveau-Brunswick, plut\u00f4t qu&#8217;\u00e0 temps partiel (2 heures et demie) comme c&#8217;est le cas dans les autres provinces. Puis progressivement offrir des services de garde \u00e9ducatifs \u00e0 temps plein dans l&#8217;environnement des \u00e9coles primaires pour tous les enfants de 4 ans. C&#8217;est une tendance lourde qu&#8217;on observe dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s ainsi que dans les \u00e9tats am\u00e9ricains que d&#8217;int\u00e9grer \u00e0 l&#8217;\u00e9cole les enfants \u00e0 partir de 4 ans. De tels services lorsqu&#8217;ils sont offerts par le syst\u00e8me d&#8217;\u00e9ducation assurent \u00e0 tous les enfants une garantie d&#8217;acc\u00e8s, de fiabilit\u00e9 et de qualit\u00e9, alors que le taux de fr\u00e9quentation avoisine les 95 p. 100 m\u00eame lorsque les parents ne travaillent pas. La maternelle favorise l&#8217;\u00e9galit\u00e9 des chances en permettant aux enfants de faire l&#8217;exp\u00e9rience d&#8217;environnements diff\u00e9rents \u00e0 un Age propice \u00e0 ces nouvelles stimulations.<\/p>\n<p>(5) Pour ce qui est des services de garde, le probl\u00e8me perd de son acuit\u00e9 si les autres propositions sont adopt\u00e9es et si l&#8217;on tient compte de l&#8217;engagement d&#8217;Ottawa de transf\u00e9rer aux provinces et territoires 900 millions de dollars sur cinq ans afin de r\u00e9duire le cout des services de garde pour les familles \u00e0 faibles revenus (nous supposons que les provinces s&#8217;engagent pour 300 millions de dollars pour la m\u00eame p\u00e9riode). Pour la premi\u00e8re ann\u00e9e de la vie d&#8217;un enfant, les parents disposeront de temps et de ressources \u00e0 lui consacrer sans \u00eatre financi\u00e8rement contraints \u00e0 retourner sur le march\u00e9 du travail. A ceci s&#8217;ajouterait une allocation familiale non imposable utilisable de fa\u00e7on discr\u00e9tionnaire. Pour les 4-5 ans, la maternelle r\u00e9gl\u00e9 le probl\u00e8me de la garde \u00e9ducative durant l&#8217;ann\u00e9e scolaire. L&#8217;allocation familiale ouvre l&#8217;option financi\u00e8re de l&#8217;achat de services de garde si le ou les parents travaillent \u00e0 temps plein. Restent les 1-3 ans dont une proportion importante de m\u00e8res d\u00e9cident de ne pas travailler ou de travailler \u00e0 temps partiel. L&#8217;allocation familiale plus importante pour ce groupe d\u2019Age offre un choix flexible a cet \u00e9gard.<\/p>\n<p>Au total, nos propositions impliquent des d\u00e9bours\u00e9s suppl\u00e9mentaires par rapport aux engagements d\u00e9j\u00e0 pris par les gouvernements d&#8217;environ 9,3 milliards de dollars (voir derni\u00e8re colonne du tableau) dont 75 p. 100 seraient assum\u00e9es par Ottawa. Le tableau (partie inf\u00e9rieure) identifie 5,5 milliards d&#8217;\u00e9conomies et de recettes potentielles, associ\u00e9es \u00e0 une r\u00e9vision de programmes existants et \u00e0 l&#8217;adoption des programmes propos\u00e9s. Cette strat\u00e9gie alternative apparait donc comme cr\u00e9dible financi\u00e8rement si elle est d\u00e9ploy\u00e9e sur quelques ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Les r\u00e9centes initiatives f\u00e9d\u00e9rales et provinciales, que ce soit au Qu\u00e9bec ou ailleurs, gr\u00e2ce \u00e0 la Prestation nationale pour enfants, n&#8217;ont pas atteint leurs objectifs. Pour r\u00e9sumer, on dira qu&#8217;elles ne respectent pas les crit\u00e8res usuels d&#8217;efficacit\u00e9 (plus haut b\u00e9n\u00e9fice par dollar d\u00e9pens\u00e9), d&#8217;investissement social solide (rendement social \u00e9lev\u00e9), d&#8217;incitation (encourager les comportements d\u00e9sirables), d&#8217;\u00e9quit\u00e9 (traitement \u00e9gal des familles) ou de justice (\u00e9galisation des chances pour les enfants). Ces initiatives \u00e9chouent ces tests parce qu&#8217;elles s&#8217;appuient sur une vision de court terme et ne consid\u00e8rent pas ad\u00e9quatement la nature des probl\u00e8mes existants.<\/p>\n<p>Nous recommandons une politique qui r\u00e9compense fortement les efforts de travail des parents \u00e0 faible qualification ; le remplacement des prestations fiscales par une allocation familiale universelle pour chaque enfant ; et, finalement, la mise sur pied de services universels d&#8217;\u00e9ducation pr\u00e9scolaire qui demeurent la meilleure approche pour apporter une aide imm\u00e9diate aux jeunes enfants dans le but de les pr\u00e9parer \u00e0 l&#8217;\u00e9cole.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;arriv\u00e9e d&#8217;un nouveau gouvernement \u00e0 Qu\u00e9bec semble annoncer un r\u00e9am\u00e9nagement important de la politique familiale qu\u00e9b\u00e9coise. 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