En septembre dernier, au terme de la cause Truchon et Gladu, un juge de la Cour supérieure du Québec a invalidé plusieurs dispositions clés des lois provinciale et fédérale sur l’aide médicale à mourir (AMM), notamment le critère d’admissibilité de « mort raisonnablement prévisible ».  Le Québec a fait savoir qu’il accepte ce changement mais sans modifier sa loi, et que le critère de fin de vie sera désormais inopérant. Ottawa est actuellement en processus de consultation en vue de trouver une solution pancanadienne à cette question.

Le jugement de la Cour supérieure rendra l’AMM accessible à davantage de personnes qui se trouvent dans une situation semblable à celle de Jean Truchon et de Nicole Gladu, c’est-à-dire qui vivent de grandes souffrances dues à des incapacités physiques et des maladies chroniques. Mais un groupe d’experts avance que ces changements ont une portée bien plus grande. Ils pourraient permettre à des personnes souffrant uniquement de troubles mentaux d’être admissibles à l’AMM. D’où la nécessité d’un débat public sur la question.

Jocelyn Downie et Mona Gupta discutent dans ce balado bilingue des répercussions de la cause Truchon et Gladu. Elles publieront prochainement, avec des coauteurs, un rapport de l’IRPP sur l’AMM et les troubles mentaux.

Jocelyn s’entretient en anglais avec Julia Bugiel, alors que Mona discute en français des implications québécoises avec Ricardo Montrose. Pour accéder directement à la discussion en français, allez à la marque de 31 minutes.

Le téléchargement est gratuit. Nous mettons en ligne de nouveaux balados chaque deuxième mercredi. Vous pouvez envoyer vos commentaires par Twitter à @IRPP, @jbugiel ou à @JRicardoBM.

Le téléchargement est gratuit. Nous mettons de nouveaux balados en ligne tous les deux mercredis.  Si vous avez des questions ou des commentaires, envoyez des tweets à @IRPP ou à un membre de l’équipe (@JRicardoBM, @jenditchburn, @colmfosullivan ou @cleadesjardins).

Jocelyn Downie
Jocelyn Downie est professeure aux Facultés de droit et de médecine de l’Université Dalhousie. Elle a été membre de l’équipe de services juridiques pro bono dans l’affaire Carter c. Canada, du groupe consultatif provincial-territorial d’experts sur l’aide médicale à mourir, et du groupe d’experts de la Société royale du Canada sur la prise de décision en fin de vie.
Mona Gupta
Mona Gupta est psychiatre et chercheuse en bioéthique au Centre hospitalier de l’Université de Montréal. Elle est également professeure agrégée au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal.