Un Québec ouvert à tous

3 octobre 2012

LLa fierté d’être Québécoi est partagée par tous, qu’ils soient francophones, anglophones, allophones, d’ici et d’ailleurs. La définition de notre caractère unique doit se poursuivre au Québec, par le Québec. Mais elle doit s’ouvrir à tous ceux et celles qui désirent y apporter leur voix. Elle doit écouter d’autres points de vue que celui des francophones majoritaires. Rappelons nos principes : primauté de la langue française, égalité entre les hommes et les femmes, respect de nos chartes des droits et neutralité religieuse de l’État. Sur cette base, toutes et tous sont invités à participer.

[traduction] J’aimerais adresser un mot spécial a nos amis de la communauté anglophone. Je sais que tout comme moi, vous êtes de fiers Québécois aux racines profondément ancrées dans cette province, que la réussite du Québec est aussi votre réussite, que les défis du Québec sont aussi les vôtres, car nous partageons un même objectif : bâtir un Québec juste et prospère où nos enfants et petits-enfants pourront s’épanouir.

[traduction] J’aimerais donc entendre votre voix et je vous invite à participer
activement à cette course à la direction.

Ensemble, il nous revient à nous, Québécois, de prendre notre place, d’exprimer ce que nous sommes et de faire avancer notre projet : continuer à faire progresser et prospérer le Québec, société francophone d’Amérique, au sein de la fédération canadienne. Une société enrichie par l’apport de tous, des Premières Nations de même que de tous ceux qui, des quatre coins du globe, sont venus se joindre à nous.


Philippe Couillard. Tirée de son discours de candidature, Montréal

L’identité unique représente un piège

22 septembre 2012

Peut-on être un Écossais authentique et fier tout en préférant faire partie de la Grande-Bretagne ?

Oui. Ma défunte mère, par exemple, était très fière d’être Écossaise mais c’est
uniquement vers la fin de sa vie qu’elle a voté pour le Scottish National Party. C’est donc tout à fait possible. Je n’ai d’ailleurs jamais prétendu le contraire.

Les Écossais qui feront campagne en faveur de l’union sont donc tout aussi patriotes ?

Le patriotisme ne se mesure pas à la position politique. Le patriotisme est affaire de conviction et d’action.

Vous considérez-vous parfois comme Britannique ?

Je me sens d’abord Écossais. J’ai un lien avec la Grande-Bretagne, j’ai un lien avec l’Europe, mais mon identité est écossaise…

Pour autant, en Écosse, nous ne sommes pas tombés dans le piège de l’identité unique. Nous pouvons y être à la fois Écossais et Anglais, Écossais et Britannique ou Écossais et Irlandais. Et pourquoi pas Écossais et Pakistanais, Cachemirien ou Américain.

Car voici l’essentiel : si l’Écosse acquiert son indépendance, on aura l’exemple d’un pays qui y est arrivé de façon totalement civilisée, démocratique et respectueuse. Depuis un siècle que les Écossais envisagent l’indépendance,
il n’y a pas eu la moindre perte de vie. Pas même un œil au beurre noir, du moins à ma connaissance. Et c’est remarquable.

Si alors nous arrivons à créer un pays qui repose sur les valeurs d’humanité et de progrès que l’Écosse s’efforce d’incarner, je crois que nous apporterons une contribution assez extraordinaire à la communauté internationale.


Alex Salmond. Tiré d’une entrevue accordée au Los Angeles Times, Londres (RU)