Although Desjardins Group had its greatest success in Quebec, Alphonse Desjardins worked actively to expand the cooperative movement to other parts of Canada and even the United States.

At the time of his death in 1920, 187 caisses populaires had been founded in Quebec, 24 in Ontario and 9 in the United States. He even supported the formation of a caisse in what his brother described as, and I quote, ”œthe opulent capital of Ontario.”

Perhaps Toronto was a little too opulent at the time, because that particular caisse had a difficult time.

But we didn’t give up on Toronto. Over the years, Desjardins Group has built a significant presence in the GTA. All told, we have about 2,000 employees in the area, numerous partners and thousands of clients.

Of course, Desjardins isn’t the only organization with operations in Canada’s two largest cities. Just look at the number of daily flights from Pearson and the Island Airport to Montreal. It is a pretty good indication of the very strong economic ties between our two cities and two regions.

I think it is also indicative of a changing relationship between Montreal and Toronto.

Pendant bien des années, les Montréalais et les Torontois se sont vus comme des rivaux. Sur les plans économique, culturel, politique et aussi, bien entendu, dans le domaine du hockey !

Dans certains domaines, c’est vrai, nous sommes encore des rivaux et nous le serons toujours. Mais si l’on fait abstraction du hockey, on peut dire que nos villes sont plutôt alliées que rivales. Ce sont des alliées du XXIe siècle.

Dans l’économie mondiale d’aujourd’hui, ce n’est plus tellement entre nous que la concurrence se joue. Nous rivalisons plutôt avec de puissantes villes américaines comme Boston, New York et Chicago, et avec des géants mondiaux comme Londres, Paris, Singapour, Hong Kong et Mumbai.

Nous sommes en compétition avec eux pour l’investissement, pour la recherche et pour les emplois dans l’économie du savoir. Nous rivalisons tous pour accueillir les usines et les entreprises de service les plus stratégiques. Chacun courtise aussi les personnes les plus qualifiées, les immigrants instruits et les entrepreneurs.

Given the level of global competition, it only makes sense that Toronto and Montreal and other large Canadian cities cooperate. It only makes sense that they work together to present a consistent message to global investors about Canada’s strengths and opportunities.

This is so much more effective than to ”œfight” against each other.

That’s why I was so pleased to see the recent creation of the C-11 group, and its website, This organization was formed to promote foreign technology investments in Canada’s largest cities.

To quote John Jung, Chief Executive of Canada’s Technology Triangle Inc., ”œCollaboration is the new competitive advantage.” That sounds a lot like something Alphonse Desjardins would have said.

La réussite de Toronto, en fait, contribue à celle de Montréal, et réciproquement. Vous savez pourquoi? Parce qu’elle vient enrichir la réputation du Canada comme pays où il fait bon vivre et faire des affaires.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a d’ailleurs récemment classé le Canada au deuxième rang mondial pour la qualité de vie de ses habitants.

Pensons aussi à d’autres avantages considérables que peut faire valoir le Canada, par exemple :

  • le système bancaire le plus stable au monde ;

  • un des meilleurs systèmes d’éducation au monde, ainsi qu’un réseau de collèges et d’universités de renommée internationale ;

  • le rapport dette-PIB le plus faible detouslespaysduG8;

  • une économie diversifiée et des ressources naturelles abondantes ;

  • et " cela est capital dans le monde d’aujourd’hui " des traditions et des institutions démocratiques solidement implantées.

In terms of Canada’s two largest cities, I think our economies are more complementary than competitive. Both have growing and diversified economies, anchored by major financial services and technology industries.

The Greater Toronto Area is also strong in health care, biotechnology, telecommunications and auto production, while Greater Montreal boasts significant software, aerospace, pharmaceutical and video game development industries.

Both cities have vibrant tourism, culture and media industries, and both are rated highly in international surveys. For example, Toronto and Montreal are ranked 4th and 6th respectively as major North American ”œCities of the Future” by FDIntelligence, a unit of the Financial Times.

Part of the reason for those high rankings is the great universities and colleges in both our cities. In addition, both Toronto and Montreal came out of the financial crisis and subsequent recession in a reasonable shape.

Mais nos deux villes font aussi face à des défis communs. Notre façon de relever ces défis aura des conséquences aussi bien sur nos deux villes que sur les régions qui les entourent. Car on ne peut pas avoir une région forte sans une ville forte comme point d’ancrage.

Aujourd’hui, la prospérité durable doit aussi reposer sur l’information, le savoir et les idées. La prospérité durable doit reposer sur des gens qui collaborent et qui peuvent compter sur le soutien des universités et des centres de recherche, des grappes industrielles et des experts en gestion. Et tous ces gens doivent avoir accès aux ressources financières nécessaires. C’est justement ce qu’on trouve dans les grandes villes comme Toronto et Montréal. Nos milieux urbains attirent aussi les immigrants qualifiés, la jeunesse instruite et les entrepreneurs qui créeront les emplois les plus prometteurs.

Nos deux villes doivent aujourd’hui relever quatre grands défis. Le premier défi concerne les infrastructures, qui sont vieillissantes tant à Toronto qu’à Montréal. On ne pourra remettre encore longtemps les investissements qui s’imposent pour rajeunir ces infrastructures. Car c’est notre compétitivité qui en souffrira. Personne ne veut vivre ou investir dans une ville en mauvais état, où les ponts risquent de s’effondrer et où les routes sont couvertes de nids-depoule.

Étant donné l’augmentation du prix du pétrole, n’aurions-nous pas avantage à voyager entre Montréal et Toronto en train à grande vitesse? Imaginez les bienfaits écologiques que nous pourrions en retirer, avec des milliers de voitures en moins sur nos routes !

Dans tout le monde industrialisé, les gens de Toronto et de Montréal sont parmi ceux qui passent le plus de temps à faire la navette entre la maison et le bureau. Cela fait des milliards de dollars en perte de productivité et en pollution.

The third challenge is the need to improve  productivity and innovation. This is particularly true in the manufacturing sector, which is so important to our two economies. Canada is ranked 17th in productivity among OECD countries. And we are 75 percent as productive as our main trading partner, the United States. Our record when it comes to innovation is just as disappointing.

For many years, the low Canadian dollar papered over these problems.

That’s no longer the case. It’s not that Canadians don’t work hard " we do. We work longer hours than the OECD average. But that’s not the answer.

Instead, our companies need to invest more in machinery and equipment, research and development, and information and communications technology.

We must also do more to encourage innovation and entrepreneurship. We can do this by better tapping the brain power of our great universities " by forging stronger links between academia and the business community and by improving commercialization and financing of research and innovation.

And we also need to address the one critical area where our education system is failing us: the number of university graduates with advanced degrees in engineering, science and financial management.

These are the people who create the business and jobs of the future. And we need more of them. Immigration can help, but we haven’t done a great job taking advantage of the skills and education of our immigrants. Instead we have sometimes engineers and PhD’s driving taxi cabs.

The final challenge I want to address is the issue of poverty and inequality. This is also tied to education. Because in today’s world, we cannot compete with China or even Mexico on wage costs for unskilled, low-value jobs with no social protection and benefits.

Toronto and Montreal are both wealthy, modern cities with too many people who live in poverty. Both are becoming cities of rich people and poor people, with a shrinking middle class, pushed mostly to the suburbs.

This is not healthy. This is not sustainable. This is not the Canada I know. And this isn’t something we can simply hide away, and then present ourselves to the world as vibrant, innovative, liveable, and dynamic cities of the future.

Voilà donc les grands défis auxquels nos deux villes font face. Il n’y a pas de solutions faciles. Mais en travaillant ensemble et avec les autres villes canadiennes, nous pouvons mettre nos idées en commun et apprendre de nos expériences respectives.

Nous pouvons parler d’une mé‚me voix pour faire valoir l’importance de nos défis, inciter nos gouvernements à agir et obtenir l’appui du milieu des affaires. L’enjeu est de taille, car il en va de notre compétitivité dans l’économie mondiale. Nous avons bien plus de chances de réussir en collaborant qu’en travaillant séparément.

Si nos deux villes ont été de farouches adversaires dans le passé, elles sont maintenant alliées dans une économie mondiale fortement concurrentielle. En coopérant et en collaborant, nous pouvons nous aider les uns les autres et aider tout le Canada à connaître une prospérité durable.